Lettres spirituelles · Alphonse de Liguori
Lettre II
Noccra, Q avril 1735.
Je suis consolé de votre paix intérieure, et je réponds à vos deux sujets de doute, savoir que pour le présent vous n ’avez point de doutes ni de craintes, et que vous vous trouvez dans un état de paix habituelle. Or, je dis brièvement que votre révérence doit s’en tenir à cette paix quand elle n ’éprouve pas de craintes, et qu’ensuite elle doit s’abandonner à Dieu quand ces craintes arrivent. Je dis quand elles arrivent, parce que je pense que vous ne serez pas toujours dans cet état do paix : notre vie doit être tissue de fleurs et d ’épines. Mais il suffit. Disons toujours : Je veux en moi ce que Dieu veut, et rien de plus. Je vous envoie les visites avec les additions, et je vous remercie beaucoup de ce que vous vous souvenez do moi. Je vous prie, par (oui l’amour que vous avez pour Jésus-Christ, de commuer, vu que j ’ai besoin de ferveur et pour moi et pour les autres. Je vous envoie encore la neuvaine de Sainte Thérèse. Recommandez une affaire de grande Importance pour la congrégation ; priez la mère prieure de faire dire pour cela un Salve par la communauté pendant neuf jours. Vive Jésus, Marie, Joseph et Thérèse !
Source du texte : Bibliothèque Saint Libère
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