Lettres spirituelles · Alphonse de Liguori
Lettre III
14 janvier 1755.
J’ai été malade. Je réponds maintenant à votre lellrc. 3’apprends que vous êtes désolée, cela me fait plaisir ; ce qui me fait de la peine, c’est que vous vous plaignez et vous lamentez des mois entiers, lorsqu’on vous gratifie de quelque mépris: c ’est un signe que vous n ’êtes pas encore humble ni encore morte à vous-même. Que je n ’apprenne plus de pareilles choses; mais que j ’apprenne au contraire que lorsque vous êtes injuriée vous vous en consolez intérieurement, et que vous aimez ceux qui vous font de semblables cadeaux. Que ce soient là dans l ’oraison vos résolutions et vos prières. Ensuite, quand vous commettez des fautes, formez voire propos pour l’avenir, et tranquillisez-vous. Je vous recommande de nouveau lu jour de retraite plus que la discipline.
Quant à la pensée de ne plus voir de créatures, dites-moi comme vous l’entendez. Vous êtes dans le couvent ; nécessairement vous avez à traiter avec les sœurs et à vous rendre utile à la maison. Ensuite, quant au parloir, vous n ’y descendez pas, si ce n ’est par obéissance ou pure nécessité. Expliquez-moi donc quelle est votre pensée. Recommandez-moi toujours à Jésus-Christ et aimez-le beaucoup. Vive Jésus, Marie, Joseph et Thérèse.
Source du texte : Bibliothèque Saint Libère
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