Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Première constitution dogmatique sur l'Église de Jésus-Christ (Pastor aeternus) · Concile Vatican I

    Chapitre II : De la perpétuité de la primauté de Pierre dans les Pontifes romains

    Or, ce que le Prince des pasteurs et le Pasteur suprême des brebis, Notre-Seigneur Jésus-Christ, a établi en la personne du bienheureux Pierre, pour la solidité perpétuelle et le bien permanent de l'Église, doit nécessairement et constamment subsister par l'autorité du même Jésus-Christ dans l'Eglise qui, fondée sur la pierre, demeurera stable jusqu'à la fin des siècles. Il n'est douteux pour personne, loin de là, c'est un fait notoire dans tous les siècles que, jusqu'à notre temps et toujours, le saint et bienheureux Pierre, prince et chef des Apôtres, colonne de la Foi et fondement de l'Église catholique, qui a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sauveur et rédempteur du genre humain, les clefs du royaume, vit, règne et juge en ses successeurs les éveques du Saint-Siège de Rome, établi par lui et consacré par son sang (Cf. Conc. d'Ephèse, Act. III). C'est pourquoi chacun des successeurs de Pierre dans cette chaire possède, en vertu de l'institution de Jésus-Christ lui-même, la primauté de Pierre sur l'Église universelle. Les dispositions prises par Celui qui est la Vérité demeurent donc, et le bienheureux Pierre, gardant la solidité de la pierre qu'il a reçue, n'a pas quitté la

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    charge du gouvernement de l'Église (S. Léon-le-Grand, serm. III ou II, chap. 3). Pour cette raison, il a toujours été nécessaire que toute l'Église, c'est-à-dire l'universalité des fidèles, répandus en tous lieux, fût en union avec l'Eglise romaine, à cause de sa principauté suprême, afin que, unis comme les membres à leur chef, en ce Siège d'où se répandent sur tous les droits d'une communion vénérable, ils ne formassent qu'un seul et même corps (S. Irén. « Adv. liœreses > liv. m, chap. 3, et Conc. d'Aquilée en 381, cité par S. Ambroise, lettre XI ).

    Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas par l'institution de Jésus-Christ Notre-Seigneur, ou de droit divin, que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels dans sa primauté sur toute l'Église ; ou que le Pontife romain n'est pas successeur du bienheureux Pierre dans la même primauté ; qu'il soit anathème.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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