Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Réponse aux cent huit articles tirés de l'ouvrage de Pierre de Tarentaise · Saint Thomas d'Aquin

    Questions V à VIII

    La cinquième objection qu’on nous fait, qu’il n’est pas de la raison de la perfection en Dieu de produire des personnes semblables à lui, bien que c’en soit une dans les créatures, est fausse, à moins qu’on n’ajoute que ce n’est point la raison de la perfection absolue ou prise en elle-même ; et l’auteur semble nous le faire entendre lui-même par ce qu’il ajoute ensuite, malgré qu’il ne l’exprime pas clairement. Il dit, en effet, que ce n’est le propre de qui que ce soit de produire une personne dans la créature.

    QUESTION VI.

    Voilà ce qu’on dit en troisième lieu : La relation entre les personnes divines, comparée à leur essence, est la seule raison comparée à son objet ; elle est donc quelque chose ; ce qui doit s’entendre ainsi : la relation comparée à l’essence diffère d’elle seulement en raison, mais elle a avec la relation opposée une différence essentielle : ce qui fait qu’on ajouter encore : La relation, en effet, comparée à l’essence, n’est autre chose que l’essence elle-même, mais elle diffère par la raison. Mais on répond que l’on ne veut point dire que la relation soit seulement la raison, qui n ’est point son sujet, comme le prétend notre adversaire.

    QUESTION V il.

    Septième objection : La lumière est une qualité de l’agent universel, c’est-à-dire du ciel. On l’appelle universelle en tant qu’agent naturel, et non en sens absolu, comme l’auteur l’entend. Car, quoique la lumière soit dans l’air, elle lui est communiquée par un corps céleste, comme la chaleur de l’eau vient du feu. De même que la chaleur est une qualité particulière du feu, bien qu’elle existe dans d’autres corps par le moyen du feu, de même on peut dire que la lumière est la qualité propre du ciel, malgré qu’elle soit répandue dans d’autres corps par le ciel.

    QUESTION VIII.

    Telle est la huitième question : Parce que le mot Dieu, l’essence ainsi que le nom est la même personne, le mot Dieu peut signifier la personne; ou ne veut pas dire que l’expression signifie une personne, comme l’auteur l’entend, mais que cette expression Dieu est le même que celui de personne appliqué à Dieu, ce qui signifie l’un et l’autre dans le sens concret.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

    Lire la suite de Réponse aux cent huit articles tirés de l'ouvrage de Pierre de Tarentaise

    25 chapitres dans l'app Lectio, avec plus de 500 œuvres des Pères de l'Église et des saints. 3 chapitres par mois sans compte, 15 avec un compte gratuit.