Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Opuscules et fragments · Saint Jean Eudes

    I : Memoriale beneficiorum Dei

    Mémoire des principales faveurs que j'ai reçues de Dieu par son Fils Jésus-Christ Notre-Seigneur et par sa très sainte Mère, dont je dois le louer et le remercier

    INCESSAMMENT. Confiteantur Domino misericordiae ejus, et mirabilia ejus filiis hominum.

    1. Dieu m'a fait la grâce d'avoir été conçu, d'être né, d'avoir été baptiser, d'avoir fait ma première communion, et d'avoir fait une Mission avec grande bénédiction, dans une paroisse dédiée à la sainte Vierge Marie, qui en est la Patronne, c'est-à-dire dans la paroisse de Ri, au diocèse de Séez.

    Uno, trinoque Numini, honor, virtus, imperium; Proli Matrique Virqini sit laus per omne saeculum.

    2. Dieu m'a fait la grâce de me faire naître d'un père et d'une mère d'une condition médiocre, et qui vivaient en sa crainte, et dont j'ai tout sujet de croire qu'ils sont morts en sa grâce et en son amour. Benedicite servi Domini Domino. Qui timetis Dominum, laudate eum; universum semen Jacob glorificate eum.

    3. Mon père et ma mère ayant été trois ans depuis le

    Nous ne possédons pas l'original du Mémorial, mais il en existe une copie ancienne, aux archives de la Congrégation de Jésus et Marie. On en trouve également le texte dans le Recueil de Caen; mais les actions de grâces qui étaient en latin dans l'original, y sont traduites en français.

    commencement de leur mariage, sans pouvoir avoir d'enfants, par un maléfice qu'on leur avait jeté, qui y mettait empêchement, ils firent voeu, en l'honneur de la bienheureuse Vierge, d'aller à Notre-Dame de la Recouvrance, qui est un lieu de dévotion à la même Vierge, dans une chapelle, qui est dans la paroisse des Tourailles, au diocèse de Séez; en suite de quoi ma mère étant devenue enceinte, fit un pèlerinage avec mon père en la dite chapelle, là où ils m'offrirent et me donnèrent à Notre-Seigneur et à Notre-Dame.

    Tuus sum ego, o Domine Jesu; tuus sum ego, o Domina Maria. Accipite et possidete me totum, ut totus impendar cum Jesu, et Maria, et omnibus Sanctis, in laudem et gloriam aeternam sanctissima Trinitatis. Amen, amen, fiat, fiat. Sit nomen Domini benedictum, qui habitare facit sterilem in domo, matrem filiorum laetantem.

    4. Si l'opinion des médecins est véritable, qui tiennent que l'âme est infuse dans le corps des enfants mâles le quarantième jour d'après leur conception, mon âme a été créée de Dieu et unie à mon corps, le 25e de mars, jour auquel le Fils de Dieu s'est incarné, et la bienheureuse Vierge a été faite Mère de Dieu. Car je suis né le 14e de novembre; et par conséquent, ayant été conçu neuf mois auparavant, le 14e de février a été le jour de ma conception. Or, depuis ce jour jusqu'au vingt-cinquième de mars, il y a justement quarante jours.

    Benedictum sit Cor amantissimum, et dulcissimum Nomen Domini Nostri Jesu Christi, et gloriosissimae Virginis Mariae Matris ejus, in aeternum et ultra.

    5. Je suis né le 14e de novembre de l'année 1601, un mercredi; et j'ai été baptisé le vendredi suivant, au soir, qui était le commencement du samedi; et là, le nom de Jean m'a été donné par un parrain qui s'appelait de même, et une marraine qui s'appelait Marie.

    Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, etc. Gratias aeterno Patri, qui dedit Filio suo nomen quod est super omne nomen, ut in nomine Jesu omne genu flectatur, coelestium, terrestrium, et infernorum.

    6. Étant dans une paroisse où il y avait très peu d'instruction pour le salut, et où très peu de personnes communiaient plus souvent qu'à Pâques, j'ai commencé, à l'âge de douze ans environ, à connaître Dieu, par une grâce spéciale de sa divine bonté, et à communier tous les mois, après avoir fait une confession générale; et ce fut en la fête de la Pentecôte, qu'il me fit la grâce de faire ma première communion.

    Gratias Deo super inenarrabili dono ejus.

    En suite de quoi, il me fit aussi la grâce, peu de temps après, de lui consacrer mon corps par le voeu de chasteté, dont il soit à jamais béni.

    7. Après avoir étudié quelque temps aux champs, sous un maître qui était prêtre, qui s'appelait M. Jacques Blanette, dont l'exemple et les instructions spirituelles qu'il donnait à ses écoliers, me servirent beaucoup, mon père m'envoya à Caen, pour y continuer mes études dans le collège des Révérends Pères Jésuites, là où je fus reçu dans la quatrième classe, en 1615, à la Saint-Denis, sous le Père Robin, sous lequel j'étudiai jusqu'à la seconde classe inclusivement, par une faveur spéciale de Notre- Seigneur, parce que c'était un Régent vertueux et très pieux, qui nous parlait souvent de Dieu et avec une ferveur extraordinaire, ce qui m'aida beaucoup plus que je ne puis dire pour les choses du salut.

    Benedic anima mea Domino, et noli oblivisci omnes retributiones ejus.

    8. Je fus reçu en la Congrégation de Notre-Dame, au collège des Très Révérends Pères Jésuites de Caen, environ l'an 1618, en laquelle Notre-Seigneur me fit de très grandes grâces, par l'entremise de sa tibi, Domine, in toto corde meo, in concilio justorum et congregatione.

    9. J'ai reçu la tonsure et les quatre ordres mineurs en l'année 1620, ce me semble, à Séez, au mois de septembre.

    Omnes sancti Sacerdotes et Levitae, benedicite Dominum in aeternum.

    10. J'ai été reçu et suis entré dans la Congrégation de l'Oratoire, en la maison de Saint-Honoré, à Paris, par son fondateur le Révérend Père de Bérulle, l'an 1623, le vingt-cinq de mars.

    Benedicamus Jesum Filium Mariae, et Mariam Matrem Jesu. Laudemus et superexaltemus eos in saecula.

    11. J'ai été revêtu de l'habit ecclésiastique en la même année en la fête de Notre-Dame de Pitié, qui se fait le vendredi de la semaine de la Passion de Notre-Seigneur.

    Confitebor Domino, et exaltabo nomen ejus in aeternum, quia induit me vestimentis salutis, et indumento justitia circumdedit me. Tibi laus, tibi honor, tibi gloria, o piissima Virgo Maria, in saecula saeculorum. Amen.

    12. J'ai commencé à prêcher en la même année 1628, par le commandement de mes Supérieurs, quoique je n'eusse point encore d'ordres sacrés.

    Confiteantur tibi, Domine, opera tua, et Sancti tui benedicant tibi. Gloria Patri, etc.

    13. J'ai reçu la tonsure et les ordres mineurs à Séez, l'an 1620, le 19 de septembre, et l'ordre de Sous-Diacre à Séez, en l'année 1624; j'ai commencé à dire le bréviaire en la fête de saint Thomas, apôtre. Repleatur os meum laude, et cantem gloriam tuam, tota die magnitudinem tuam.

    14. J'ai reçu l'ordre de Diacre à Bayeux, en l'année 1625, en carême.

    Omnes sancti Levitae, magnificate Dominum; et exaltemus nomen ejus in idipsum.

    15.En la même année 1625, j'ai reçu l'ordre de Prêtrise, à Paris, le 20 de décembre.

    Sacerdotes Domini, benedicite Dominum: laudate et superexaltate eum in saecula.

    16. Ensuite, je dis ma première messe le jour de Noël, en 1625, à la minuit, en la maison de l'Oratoire de Paris, à Saint-Honoré, dans une chapelle et à un autel dédiés à l'honneur de la très sainte Mère de Dieu.

    Gloria tibi, Domine, qui natus es de Virgine, etc.

    17. Les années 1625 et 1626, Dieu m'ayant donné une infirmité corporelle qui m'empêchait de travailler extérieurement, il me donna ces deux années pour les employer en la retraite, et pour vaquer à l'oraison, à la lecture des livres de piété, et en d'autres exercices spirituels : ce qui me fut une grâce très particulière, dont je dois bénir et remercier éternellement sa divine bonté.

    Misericordias Domini in aeternum cantabo.

    18. En 1627, la peste étant dans le diocèse de Séez, aux paroisses de Saint-Christophe, de Saint Pierre de Vrigny, de Saint-Martin de Vrigny, d'Avoines, et en plusieurs autres paroisses voisines, et les malades étant abandonnés de tout secours spirituel, je demandai permission, à Paris, où j'étais pour lors, au R. P. de Bérulle, de les aller assister: ce qu'il m'accorda. En suite de quoi, j'allai faire ma demeure avec un bon prêtre de la paroisse de Saint-Christophe, nommé M. Laurens, qui me reçut charitablement en sa maison; là où étant, nous disions tous les jours, lui et moi, la sainte Messe dans une chapelle de Saint-Evroult, qui n'était pas loin de sa maison; puis je mettais des hosties que j'avais consacrées, dans une petite boite de fer blanc, qui est au fond de mon bahut, laquelle je portais à mon cou. Après quoi, nous allions, ce bon prêtre et moi, chercher les malades, tantôt en une paroisse, tantôt en une autre, que nous confessions; puis je leur donnais le Saint-Sacrement. Nous fîmes cela depuis la fin du mois d'août jusques après la Toussaint, que la peste fût entièrement cessée, et Dieu nous conserva de telle façon que nous ne ressentîmes aucune incommodité.

    Confitebor tibi, Domine Rex, et collaudabo te Deum Salvatorem meum. Confitebor nomini tuo, quoniam adjutor et protector factus es mihi.

    19. En 1631, le Père Gaspard de Répichon, Supérieur de la Maison de l'Oratoire de Caen, ayant été pris de la peste, Dieu me fit encore la grâce de l'assister en son mal, dont il mourut, et de lui administrer tous les Sacrements, et d'être présent à son agonie et à sa mort; comme aussi d'en assister deux autres après lui, et de leur rendre tous les services corporels qu'on a coutume de rendre à d'autres malades, après leur avoir donné les saints Sacrements. En suite de quoi l'un d'eux se guérit, et l'autre mourut. Et Dieu me préserva de tout mal.

    Propterea confitebor et laudem dicam tibi, et benedicam nomini Domini in aeternum; quoniam de interitu redemisti vitam meam. Laudent coelum et terra, mare, et omnia qua in eis sunt.

    20. L'an 1632, je fus employé aux missions dans le diocèse de Coutances, à Lessay, à Périers, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, à la Haye-du-Puits, à Cherbourg, à Montebourg.

    Cantate Domino canticum novum, cantate Domino omnis terra.

    21. L'an 1636, j'en fis plusieurs en divers lieux du diocèse de Bayeux, à savoir, à Beneauville, à Avenay, à Evrecy, et à Villers-Bocage.

    Omnis spiritus laudet Dominum.

    22. L'an 1636, je travaillai, durant l'été, en plusieurs missions, au diocèse de Saint-Malo, en Bretagne, à Pleurtuit, à Plouër et à Cancale.

    Benedic anima mea Domino, et omnia quae intra me sunt nomini sancto ejus.

    23. En la même année, au mois de septembre, je fis une mission en la paroisse du Fresne, que M. de Camilly défraya, dans laquelle il plut à Dieu de convertir un bon nombre de huguenots. Ce fut en cette mission que je commençai à faire faire les prières du matin et du soir, comme nous les faisons dans les missions.

    Confiteantur Domino misericordia ejus, et laudent eum omnes virtutes ejus.

    24. L'an 1637, je fis une mission en la paroisse de Ri, lieu de ma naissance, au diocèse de Séez, à laquelle Dieu donna de grandes bénédictions.

    Benedicite omnia opera Domini Domino, laudate et superexaltate cum in saecula.

    25. L'an 1638, je fis trois missions: la première à Brémoy, au diocèse de Bayeux, en été;

    La seconde à Estreham, au mois de septembre, que Mme Laurence de Budos, abbesse de Sainte-Trinité de Caen, defraya;

    La troisième au Pont-l'Évêque, au diocèse de Lisieux, durant l'Avent.

    On ne peut dire les fruits que Dieu tira de toutes ces missions, dont il soit béni, et glorifié éternellement.

    26. L'an 1639, je prêchai le Carême au Pont-l'Évêque, qui fut comme une continuation de la mission que j'y avais faite l'Avent.

    27. En cette même année, je fis une mission à Caen, en l'abbaye de Saint-Étienne, entre l'Avent et le Carême, dont les fruits furent beaucoup plus grands qu'on ne le saurait dire.

    Quid retribuam Domino, pro omnibus quae retribuit mihi ? Tibi sacrificabo hostiam laudis, et benedicam nomen tuum in saeculum, et in saeculum saeculi.

    28. En cette même année, durant l'été, Mgr Philippe Cospéan, Évêque de Lisieux, me fit faire une mission dans la ville de Lisieux, dont Dieu fut grandement glorifié.

    Tibi laus, tibi honor, tibi gloria, o beata Trinitas, unus Deus, a quo omne bonum in coelo et in terra procedit.

    29. En cette même année 1639, je prêchai l'Avent en l'église de Saint-Pierre de Caen, et le Carême suivant, en l'année 1640, là où il plut à Notre-Seigneur opérer plusieurs grands effets de grâce en plusieurs âmes, par la vertu de sa divine parole.

    Confiteantur tibi, Domine, omnia opera tua. Laudent et superexaltent misericordias suas in saecula.

    30. En cette même année 1640, je prêchai l'Avent à Lisieux, et le Carême suivant, en l'année 1641, là où la divine Bonté me continua toujours ses bénédictions ordinaires.

    Benedicam Dominum in omni tempore: semper laus ejus in ore meo.

    31. En l'année susdite 1640, je fis une mission en la paroisse du Mesnil-Mauger, au diocèse de Lisieux, sur laquelle Dieu versa tant de grâces, que cela ne se peut exprimer.

    Ex quo omnia, per quem omnia, in quo omnia, ipsi gloria in saecula.

    32. L'an 1641, je fis cinq missions toutes pleines de bénédictions très grandes:

    La première à Urville, vers Falaise, au diocèse de Bayeux.

    La deuxième à Remilly, au diocèse de Coutances, qui fut demandée et défrayée par M. et Mme de Montfort, soeur de M. de Bernières. Ce fut en la mission de Remilly, que je commençai à faire des entretiens particuliers aux Ecclésiastiques.

    La troisième à Landelle, au même diocèse, que M. de Renty nous fit faire.

    La quatrième à Coutances, que M. Le Pileur, grand-vicaire de Mgr de Matignon, Évêque de Coutances, procura et défraya.

    La cinquième en la ville de Pont-Audemer, au diocèse de Lisieux, durant l'Avent, que Mgr Cospean, Évêque de Lisieux, défraya.

    Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bona voluntatis. Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te, gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.

    33. En cette même année 1641, Dieu me fit la grâce de former le dessein de l'établissement de notre Congrégation, dans l'Octave de la Nativité de la sainte Vierge.

    34. En cette même année 1641, au mois d'août, Dieu me fit une des plus grandes faveurs que j'aie jamais reçues de son infinie bonté; car ce fut en ce temps que j'eus le bonheur de commencer à connaître la Soeur Marie des Vallées, par laquelle sa divine Majesté m'a fait 2 un Le parfait indéfini dont se sert ici le P. Eudes est à remarquer. Il indique que l'auteur fait allusion aux grâces signalées qui lui furent faites, à diverses époques, par l'intermédiaire de Marie des Vallées. S'il avait voulu faire allusion à des grâces signalées qui lui auraient été faites à ce moment même, il eût employé le parfait défini: me fît.

    très grand nombre de grâces très signalées. Après Dieu, j'ai l'obligation de cette faveur à la très sainte Vierge Marie, ma très honorée Dame et ma très chère Mère, dont je ne pourrai jamais assez la remercier.

    Confiteor tibi Pater, Domine coeli et terrae, quia abscondisti haec a sapientibus et prudentibus, et revelasti ea parvulis. Ita Pater, quoniam sic fuit placitum ante te. Ave Maria gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jesus. Amen.

    35. En cette même année 1641, Dieu m'a fait la grâce de commencer l'établissement de la Maison de Notre-Dame de la Charité, le jour de la Conception Immaculée de la très sainte Vierge.

    Deo gratias.

    36. L'an 1642, je fis trois missions, plus abondantes encore en effets de grâce et de bénédiction que toutes les précédentes.

    La première fut à Rouen, qui dura depuis le commencement de l'année jusques dans le Carême bien avant, et dont Mme la Duchesse d'Aiguillon fournit la subsistance.

    La seconde fut en la ville de Saint-Malo, en Bretagne, durant l'été, dont Mgr de Sancy, Évêque de Saint-Malo, fit la dépense.

    La troisième fut à Saint-Lô, au diocèse de Coutances.

    Benedictus es, Domine, in firmarnento coeli, et laudabilis, et gloriosus, et superexaltatus in saecula.

    37. L'an 1643. Notre-Seigneur et sa très sainte Mère nous firent la grâce, par un excès de bonté, de commencer l'établissement de notre petite Congrégation, le 25e de Mars, jour auquel le Fils de Dieu s'est incarné, et la Sainte Vierge a été faite Mère de Dieu.

    Sacrosanctae Trinitati, Christi Jesu humanitati, Virginis Matris foecunditati, et omnium Sanctorum universitati, sit sempiterna laus, honor virtus et gloria, ab omni creatura, per infinita saecula saeculorum. Amen.

    38. En cette même année, nous fîmes deux grandes missions, dont les fruits furent extraordinaires, et surpassèrent ceux de toutes les missions précédentes, comme si Notre-Seigneur avait voulu faire voir clairement à tout le monde qu'il était avec nous, et qu'il était l'auteur du susdit établissement.

    La première fut à Saint-Sauveur-le-Vicomte, au diocèse de Coutances.

    La deuxième à Valognes, là où la multitude du monde était si grande, que j'étais obligé de prêcher tous les jours hors la ville, derrière le château, et que l'on croit qu'il y avait quarante mille personnes aux Dimanches et aux Fêtes.

    Ce fut en cette mission que Dieu nous fit la grâce d'établir la dévotion de Notre-Dame de la Victoire, dans une chapelle qui était entièrement déserte et abandonnée, en la paroisse d'Alleaume, proche de Valognes.

    Gloria aeterno Patri, gloria Filio ejus Ungenito, gloria Spiritui sancto, gloria Virgini Matri, et nunc, et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

    39. L'an 1644, je prêchai le Carême à Coutances, avec une bénédiction toute singulière, et ayant le bonheur d'être logé dans la maison de M. Potier, qui était un saint prêtre, et où demeurait la Soeur Marie, que je voyais et communiquais tous les jours très particulièrement, et avec des fruits et avantages pour mon âme, que les paroles ne peuvent faire connaître.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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