Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Lettres et allocutions (1934-1935) · Pie XI

    Lettres apostoliques

    Celui qui aura agi et qui aura enseigné sera appelé grand dans le royaume des deux ; voilà ce qu'affirme le saint Evangile, ce que prouve la succession des faits dans l'histoire de l'Eglise.

    Et, certes, par un dessein de la bonté divine, depuis le temps des apôtres jusqu'à notre époque de missionnaires en pays païen, on a vu constamment de véritables disciples du Christ choisis pour ramener opportunément et d'une manière appropriée les (1J A. A. S., vol. XXVI, 1934, p. 173.

    hommes au divin Rédempteur, tant par leur vie admirable que par l'éclat de leur science. Et cela était désiré surtout dans la seconde moitié du xixᵉ siècle. En effet, durant cette époque toute proche de Nous, les hommes, s'enorgueillissant plus qu'il ne convenait du progrès en matière d'inventions, de sciences et d'arts, en arrivèrent facilement à rejeter Dieu et l'Eglise fondée par lui et s'efforcèrent même de donner à la société d'autres fondements que ceux établis par le Christ lui-même. Mais chaque fois que les principes de la sagesse chrétienne semblent s'oblitérer, Dieu, dans sa miséricorde, a coutume de susciter très providentiellement des hommes pleinement imbus de son esprit, remarquables par un amour fécond en bonnes œuvres pour le prochain, afin que ceux-ci ramènent vers les pâturages du Rédempteur, d'où elles s'étaient malheureusement éloignées, des multitudes frappées par la grandeur toute particulière de leurs vertus, de leur science, de leurs bienfaits et de leurs actes. C'est ainsi que, parmi d'autres hommes éminents qui ont brillé durant le même siècle dans son Eglise, il suscita aussi le vénérable Serviteur de Dieu Antoine-Marie Claret.

    On l'a appelé l'apôtre des Espagnes ; et, en vérité, avec quel talent particulier, soit comme prêtre séculier et comme curé, soit comme missionnaire apostolique, soit comme archevêque, soit enfin comme fondateur de la famille religieuse des Missionnaires Fils du Cœur-Immaculé de Marie, n'a-t-il pas pourvu aux besoins spirituels des populations, Nous laissant ainsi d'admirables exemples !

    Il naquit de parents chrétiens et honnêtes, considérés pour leur vie intègre, et qui possédaient une fabrique de tissus, le 24 décembre 1807, à Sallent, dans le diocèse de Vich. Il fut baptisé en la solennité de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et reçut les noms d'Antoine-Jcan-Adjuteur. Mais plus tard, à cause de sa grande dévotion envers la Bienheureuse Vierge, il prit aussi le nom de Marie et s'appela Antoine-Marie. Dès son enfance, il montrait des indices manifestes de sa sainteté future, de sorte qu'il était non pas seulement pour ceux de son âge, mais aussi pour les plus grands, un exemple et un sujet d'édification. Etranger aux jeux de l'enfance, il fréquentait assidûment l'église, s'appliquait constamment soit à l'étude, soit à des lectures pieuses, apprenait avec soin le catéchisme et la doctrine chrétienne, honorait la Mère de Dieu d'un amour filial ; et lorsque, à l'âge de dix ans, il s'approcha pour la première fois du Banquet céleste, il ressemblait plutôt à un ange qu'à un enfant. Dans son adolescence, il se sentit appelé au sacerdoce, mais, docile à la parole de son père, il travailla au tissage des étoffes ; cependant, il consacrait les heures du soir à l'étude attentive de la grammaire latine. Mais plus tard, s'étant rendu à Barcelone, sur l'ordre de son père, pour visiter des ateliers plus modernes de tissage et se perfectionner dans - son métier,' il, s'adonna non seulement à l'étude de la langue latine, mais encore à celle; de la langue française :. l a nature l'avait doué-, en effet; d'un esprit vif et actif.

    Il obtint enfui le consentement paternel,, alors qu'il était âgé de vingt, et un ans,, et se rendit à Vich ; il passa-là dix années parmi les élèves du Séminaire diocésain pour y étudier les sciences sacrées et y fut un exemple continuel des vertus chrétiennes, tant pour les professeurs que pour les élèves. Lorsqu'il, eut achevé, ses études, il reçut l'Ordre de la prêtrise le 13 juin 1835 et* offrit- très pieusement pour la première fois le Saint. Sacrifice le- 21 du même mois* jour où l'Eglise célèbre la-, fête deo saint: Louis de G.ouzague. Peu de temps après, il commençait* à. exercer le: ministère: apostolique dans sa ville-natale--de Sadlent..Dès ce moment-là* il apparaissait à tous comme-un' ange; de. la, paix,_un ministre^ de la.con-icorderun. agneau, plein L de mansuétude^. Mais, son zèle ardent pour le».-bien des âmes ne- pouvait se contenir; dans les- étroites limites d'une paroisse.. C'est pourquoi; iL. se rendit- à. Rome, s'imposant un long voyage à pied à travers les montagnes des Pyrénées et à: travers la» France,, pour obtenir* de. la Sacrée Congrégation de la Propagande la- permission, dei partir pour les pays infidèles-. Mais-cette-démarche, n'eut, pas de - suite pratique, car, après plusieurs mois passés à-, cette intention- au. noviciat de la Compagnie de Jésus, il fut forcé, pour cause de maladie, de revenir en Espagne, où il reprit le ministère paroissial. Toutefois, comme il ^montrait des --dispositions particulières pour la prédication et qu'il dispensait au peuple la parole de Dieu avec -beaucoup d'ardeur et de fruit, il reçut.«alors.du 'Saint-Siège le.titre et : les privilèges.de ^missionnaire.apostolique.

    Ayant «obtenu pour ce motif l'autorisation de quitter -sa paroisse, :il commença à visiter les bourgs et les villes de la iCatalogne,.afin.d'annoncer l'Evangile 'au peuple qui.réclamait -les 'lumières de 'la religion. Dans ses longs -et durs 'voyages, accomplis à pied, ni la pluie ni la grande chaleur n'arrêtaient le •héraut-duiChrist. /Très respectueux de.l'autorité ecclésiastique, pour s'acquitter du mandat que lui confiaient les évêques, il donna des missions avec un.courage infatigable, à travers des régions pénibles, et il se hâtait d'accourir sans retard là où on l'appelait. Il employait toute la journée aux œuvres du saint ministère et -passait une.grande partie. de la nuit auprès de Dieu,-consacrant ses 'veilles.la prière..'Le peuple était suspendu aux lèvres de l'apôtre du 'Christ ^quand il :prêchait ; 'pour 'l'entendre, accouraient 'à *l'envi, même des lieux éloignés, des foules "innombrables de fidèles. Lui-même, tout en faisant -souvent plusieurs sermons par jour, se montrait à l'égard de tous d'un abord facile et -cordial, pour entendre les.confessions,. consoler les-affligés, visiter.les malades. •C'est-ainsi qu'il parcourut-avec le -plus ;grand rzèle toute da Catalogne ; il se rendit ensuite dans les îles Canaries, qui, grâce à ses travaux apostoliques, se trouvèrent changées à peu près entièrement. Il ne se modéra en rien dans son apostolat habituel et ne supprima aucune des œuvres auxquelles il s'adonnait, alors que, appelé à la dignité archiépiscopale, il attendait le moment opportun de s'embarquer pour Cuba. Il donna, au contraire, pendant ce temps jusqu'à sept et même jusqu'à dix sermons par jour, et il visita plusieurs maisons de religieuses pour réformer leur façon de vivre. De même, chaque jour, durant son long voyage vers l'île que Nous venons de nommer, il prêchait pour les passagers et pour les marins, en sorte que tous, sans exception, tant ses compagnons de route que les gens de mer, se purifièrent par la confession sacramentelle et s'approchèrent de la Table Sainte.

    L'excellente réputation, de jour en jour croissante, du Serviteur de Dieu l'avait fait élire, en effet, à l'archevêché de Santiago de Cuba. S'estimant inférieur à une si lourde charge, il n'hésita pas à la refuser ; mais, d'une part, le nonce apostolique en Espagne, d'autre part son évêque de Vich, lui ordonnèrent, au nom de l'obéissance, d'accepter la fonction qui lui était offerte. Quoique à contre-cœur et avec une peine très vive, il s'assujettit à la lourde charge pastorale. Ainsi donc, le 6 octobre 1850, il reçut la consécration épiscopale, et, le 16 février de l'année suivante, il fut accueilli dans le port de Santiago avec une joie filiale par tout le clergé et le peuple cubains. Sur-le-champ, il se montra à l'évidence soucieux de s'acquitter de ses fonctions d'une façon parfaite. Or, à cette époque, la situation religieuse de Cuba était lamentable : ignorance profonde de la religion parmi le peuple ; mœurs corrompues ; le fléau du concubinage public sévissait de divers côtés, assez souvent un seul homme se trouvait avoir plusieurs femmes ; le nombre des enfants illégitimes était presque illimité ; même les clercs embrassaient la vie sacerdotale non à la suite de l'appel d'en haut, mais attirés par l'espoir du gain.

    On ne saurait croire quels travaux le Serviteur de Dieu entreprit avec un courage invincible pour remédier à tant et à de si grands maux, quels efforts et quelle activité il déploya pour le bien spirituel en même temps que temporel du troupeau qui lui avait été confié. Il réorganisa les Ordres religieux, après y avoir res-t a u r é la discipline primitive, et fonda un nouvel Institut, celui des Religieuses enseignantes de Marie-Immaculée; il reconstitua à peu près entièrement le Séminaire ecclésiastique, devenu presque inexistant ; il réforma les mœurs du clergé et veilla à la pureté de sa doctrine et de sa discipline ; il renouvela ou fonda de nombreuses Associations pieuses ; il s'occupa même de fonder des Caisses d'épargne dans la ville de Santiago. A trois reprises, il parcourut, pour en faire la visite canonique, tout son diocèse, à la fois très vaste et très mal partagé quant aux voies de communication ; il y fit aussi donner trois ou quatre fois des missions dans chacune des villes et des bourgades. Ni les ardeurs du climat de cette région torride, ni la violence des ouragans, ni les chemins de montagne impraticables ne purent arrêter le pasteur du diocèse, tout brûlant de zèle apostolique ; au contraire, il visitait même les petits villages éloignés et les pauvres maisons isolées. Il montrait de la simplicité dans sa manière de vivre, de la modération dans sa nourriture, de l'activité dans l'accomplissement de sa tâche, de la générosité dans ses aumônes, de la prudence et de la force dans le règlement des affaires spirituelles ou ecclésiastiques, une extrême piété dans la prière ; enfin, il s'appliquait sans relâche, par son exemple, à restaurer la discipline chrétienne et à ramener le clergé à une règle de vie plus sainte. Et il ne se laissa pas effrayer lorsque des impies, conjurés contre lui, le blessèrent d'un coup de p o i g n a r d a u contraire, il pardonna avec bonté à ses ennemis et déclara publiquement qu'il était tout disposé à verser son sang pour la vrai© foi.

    Il avait pa-ssé six ans dans l'île de Cuba, «lorsqu'il regagna Madrid, où l'appelait la reine d'Espagne, qui l'avait choisi pour directeur spirituel. 'Dans une pareille fonction, le Serviteur de "Dieu se comporta avec tant de sagesse -et de prudence qu'il /réussit à échapper à tous les dangers d'une cour royale. Il se tint éloigné de toutes les mondanités et de toutes les vanités qui sont le propre des palais des rois, et passa ainsi plusieurs années comme dans un lieu de retraite et de solitude, comme dans un asile sacré de la vertu ; il s'efforçait seulement de saisir toutes les occasions de multiplier ses efforts en vue de procurer la gloire de Dieu et d'obtenir le salut des âmes. Ayant eu à accompagner la reine en voyage durant quarante-huit jours, le vénérable Serviteur de Dieu prêcha deux cent cinquante sermons, soit au clergé, soit aux élèves des Séminaires, soit aux membres des Associations pieuses, soit aux religieuses dans les monastères, soit enfin aux fidèles dans les églises ; même quand elles étaient vastes, ces dernières se trouvaient remplies par la foule des fidèles qui accouraient. Afin d'instruire le peuple chrétien des vérités de la foi, il publia aussi, successivement, plusieurs livres, et il consacra généreusement à leur impression une importante somme d'argent. Enfin, constamment appliqué à promouvoir le bien spirituel des populations, en 1849, réalisant un dessein qu'il avait conçu dès le temps de ses prédications aux îles Canaries, il institua une Congrégation de missionnaires qui lui fournirait des collaborateurs po-ur les missions à prêcher et les travaux apostoliques. C'est à Vich qu'il posa les fondements de cette Congrégation, et, à la vérité, les débuts en furent bien humbles. Mais Antoine-Marie Clarefc, tant qu'il vécut, entoura de soins constants sa Congrégation ; il la plaça sous le patronage de la Mère de Dieu, lui donnant le nom de « Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur-Immaculé de la Vierge Marie », et il s'appliqua à la diriger avec sagesse et à en assurer le développement. A cette fin, il la dota de règles appropriées et lui obtint l'approbation apostolique, de telle sorte que cette Congrégation, du vivant même de son fondateur et législateur, se répandit non seulement en Espagne, mais encore dans d'autres pays. Le Serviteur de Dieu était âgé de soixante ans, lorsque, profitant de l'occasion du Concile du Vatican, qui se tint en l'année 1870, il se rendit à Rome ; il s'y montra un défenseur ardent du dogme de l'infaillibilité du Pontife romain ; mais, frappé d'une attaque d'apoplexie, il regagna la France. Là, il se retira au monastère Sainte-Marie de Fontfroide, dans le diocèse de Carcasssonne, et c'est en ce lieu qu'exilé de sa patrie il quitta très pieusement cette vie, le 24 octobre de la même année 1870.

    Dès que les circonstances apparurent plus favorables, son corps fut transporté dans son pays avec une pompe qui ressemblait pleinement à un triomphe ; il fut déposé dans une chapelle dédiée au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, à l'intérieur de l'église de Notre-Dame-de-la-Merci, à Vich, et placé dans un splendide mausolée que ses disciples avaient préparé pour un Père aussi aimé.

    En raison du renom de ses vertus qui avait rendu illustre le Serviteur de Dieu alors qu'il était encore de ce monde, et aussi des prodiges célestes par lesquels Dieu, disait-on, tant avant qu'après sa mort, confirmait la sainteté de son serviteur, à la suite des procès ordinaires entrepris dès 1887 et achevés comme de coutume, commença près de la Sacrée Congrégation des Rites la discussion de sa Cause, c'est-à-dire de l'attribution à Antoine-Marie Claret des honneurs réservés aux bienheureux habitants du ciel. Par un décret publié le 4 décembre 1899, Notre prédécesseur de digne mémoire, le Pape Léon XIII, signa de sa propre main la Commission d'introduction de la Cause. Et après que celle-ci eut été introduite, les procès de moindre importance ayant été heureusement terminés, elle put ensuite progresser, de sorte que l'on commença bientôt à discuter sur les vertus du Vénérable Serviteur de Dieu Antoine-Marie Claret ; le degré héroïque qu'elles avaient atteint et qui en faisait le prix fut solennellement reconnu et proclamé par Nous le 6 janvier de l'année 1926. Après cela fut discutée la question des miracles que l'on disait avoir été accomplis par Dieu grâce à l'intercession de ce Vénérable ; à la suite de deux congrégations, antépréparatoire et préparatoire, puis d'une troisième congrégation générale qui se tint en Notre présence le 13 février de cette année 1934, toutes choses ayant été étudiées de la manière la plus attentive, Nous-même, le 18 du mois susdit, c'est-à-dire Je premier dimanche de Carême, Nous déclarâmes solennellement qu'il constait des miracles proposés et que l'on pouvait dès lors, dans le cas en question, aller plus avant. Ainsi donc, comme le jugement sur l'héroïc-ilc des vertus.et sur les miracles avait été rendu, il restait à discuter si le vénérable Serviteur de Dieu pouvait être inscrit en toute sûreté au nombre des Bienheureux. Ce doute fut proposé par Notre cher Fils Alexandre Verde, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, ponent actuel de la Cause, dans la réunion générale qui se tint en Notre présence au Palais du Vatican, le 20 du même mois de février. Tous ceux qui étaient présents, tant les cardinaux que les consulteurs de la Sacrée Congrégation des Rites, furent unanimes dans leur.réponse.affirmative. Quant à Nous, étant.donnée l a.grande importance d'une telle affaire, Nous décidâmes de différer le moment de faire connaître Notre avis, jusqu'à ce que Nous eussions sollicité par d'instantes prières, du Père des lumières, le secours d'en haut.

    C'est ce que Nous fîmes avec une grande ferveur. Enfin, le 24 février dernier, c'est-à-dire en la fête de saint.Matthias.apôtre, après avoir offert pieusement le Saint Sacrifice,.en présence de.Nos chers fils Camille Laurenti, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, et Alexandre Verdc, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, panent de la Cause, ainsi que de Nos chers Fils Alphonse Garinci, secrétaire de la Congrégation des Rites, et Salvator Nalucci, promoteur général de la foi. Nous décrétâmes solennellement que l'on pouvait en toute sûreté procéder à la béatification du véritable Serviteur de Dieu Antoine-Marie Claret,

    En conséquence, exauçant les vœux principalement de la Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur-Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie, en vertu de Notre autorité apostolique, par la teneur des présentes Lettres, Nous permettons que le vénérable Serviteur de Dieu Antoine-Marie ClarcU- archevêque de Santiagp de Cuba, puis» de Traj.anopolis, fondateur de la Congrégation très méritante des Missionnaires Fils du Cœur-Immaculé de Marie, soit appelé désormais du nom de Bienheureux et que son corps, ses restes ou ses reliques sans cependant être portés dans les processions solennelles, soient exposés publiquement à la vénération des fidèles ; de même Nous permettons que les images de ce Serviteur de Dieu soient ornées de rayons. En outre, en vertu de Notre même autorité, Nous accordons qu'en son honneur soit récité chaque année l'Office du commun des confesseurs pontifes avec les leçons propres approuvées par Nous et que soit célébrée la messe propre, pareillement approuvée par Nous, les rubriques, étant observées, mais seulement dans le diocèse de Vich, où naquit le Serviteur de Dieu ; dans celui de Carcassonne, où il mourut ; dans Parchidiocèse de Santiago de Cuba, qu'il gouverna lui-même saintement ; enfin dans toutes les églises et chapelles situées sur n'importe quel point du monde, à l'usage de la Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur-Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie et de l'Institut des Religieuses enseignantes de Marie-Immaculée. Cette concession est faite à tous les fidèles qui sont tenus de réciter les Heures canoniales, et, pour ce qui concerne les messes, à tous les prêtres, tant séculiers que réguliers, fréquentant les églises et chapelles le jour où l a fête du Bienheureux y est célébrée. Enfin, Nous permettons que les fêtes de la béatification du Vénérable Serviteur de Dieu Antoine-Marie Claret, archevêque de Cuba, puis de Trajanopolis, et fondateur de la Congrégation très méritante de Missionnaires, soient célébrées dans les diocèses déjà indiqués, ainsi que dans les églises et chapelles de la Congrégation et de l'Institut que Nous avons nommés, aux jours fixés par l'autorité légitime, dans l'année qui suivra la célébration de ces mêmes solennités en la vénérée Basilique patriarcale vaticane.

    Et ce, nonobstant les Constitutions et les Ordonnances apostoliques, ainsi que les décrets publiés concernant le non-culte, et toutes autres choses contraires. En outre, Nous voulons qu'aux exemplaires mêmes imprimés de ces Lettres, pourvu qu'ils soient card. PACELLI, a secretis Status. signés de la main du secrétaire de la susdite Congrégation des Rites, et munis du sceau de la même Congrégation, soit attachée la même valeur dans les débats même judiciaires que celle dont jouiraient les Lettres présentes, signification de Notre volonté, si elles étaient produites.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 25 février de l'année 1934, la treizième de Notre Pontificat.

    E. cardinal PACELLI, Secrétaire d'Etat

    liJrriERAE DECRETAMES

    Eëatàe Tëresiâe Margarittte Redi a Sacro Cordé Ièsu; Virglni Moniali Brofessae. Ordinis. Garmelitarum, Excalceatorum, Sânctorumi honores: decemuntur.-1,.

    PIUS EPISCOPUS SERVUS SERVORUM DEI Ad perpetuam t rei memoriam.

    LETTRES DÉCRÉTALES

    décernant à la bienheureuse Thérèse-Marguerite Redi du Sacré-Cœur de Jésus, vierge, moniale professe de l'Ordre des Carmes déchaussés, les honneurs attribués aux saints.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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