Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    La dévotion au très saint Cœur et au très sacré Nom de la bienheureuse Vierge Marie · Saint Jean Eudes

    Première partie

    I : L'Origine et le Fondement de cette Dévotion

    Ce n'est pas une chose nouvelle que la Dévotion au très saint Coeur de la sacrée Vierge Mère de Dieu. Elle est aussi ancienne que la religion chrétienne et que l'Évangile, puisque le bienheureux Évangéliste saint Luc en fait une si honorable mention, et par deux fois, en un même chapitre de son Évangile. Car il parle ainsi au verset 19 du chapitre 2: Maria autem conservabat omnia verba haec, conferens in Corde suo: «Or Marie conservait toutes ces choses dans son Coeur. Les conférant ensemble. » Et au verset 51: Et Mater ejus conservabat omnia verba haec in Corde suo: «Et la Mère de Jésus conservait toutes ces choses en son Coeur. »

    ___________________

    Cf. Coeur admirable, 1. 4, ch. 1; 1. 6, or. 12; 1. 7, ch. 1, 2, 3.

    De sorte que cette Dévotion a son origine et son fondement dans le saint Évangile. Car, puisque le Saint-Esprit, qui a dicté aux sacrés Évangélistes tout ce qu'ils ont écrit, a voulu que l'un d'entre eux nous ait parlé si dignement et si honorablement du Coeur virginal de la Mère du Sauveur, et qu'il nous l'ait représenté comme le fidèle dépositaire des principaux mystères qu'il a opérés en la terre, ou plutôt comme un livre vivant et un évangile éternel dans lequel sa vie est divinement écrite, sans doute c'est afin qu'à son imitation nous honorions ce Coeur très parfait et très digne d'un honneur éternel.

    Ce même Esprit divin, qui a choisi le Coeur de la Mère de belle dilection pour y prendre son repos et pour y établir le trône de son amour sacré, ne s'est pas contenté de nous l'évangéliser par saint Luc, mais encore il a voulu employer les plus signalés Oracles et Docteurs de son Église, pour nous annoncer ses très éminentes perfections, et nous exciter à lui rendre l'honneur et les louanges qui lui sont dues. Car plusieurs saints Pères, comme saint Ambroise, Saint Augustin, saint Chrysostome, saint Léon, saint Bernard, le Vénérable Bède, saint Laurent Justinien, saint Bonaventure, saint Bernardin de Sienne et autres, en parlent très dignement et très saintement, ainsi que vous le pourrez voir en la suite de ce discours, et dans l'Office et la Messe dressés en l'honneur de ce très saint Coeur, qui sont ci-après, là où ils sont cités en divers endroits 1.

    Le très docte et très religieux Richard de Saint-Laurent, pénitencier de Rouen, qui vivait il y a plus de quatre cents ans, dans les douze livres qu'il a écrits des louanges de la bienheureuse Vierge 2, dit que c'est de son Coeur très sacré que sont procédées les deux premières choses qui ont donné commencement à notre salut, savoir la foi ____________________

    Voir aussi le Coeur admirable, 1. 7. ch. 1.

    Lib. 2, partit. 2. Cf. Coeur admirable, 1. 7, ch. 1; 1; 11, Méditation pour le 5 e jour de l'octave. et le consentement qu'elle a donné à la parole de l'Ange; --que ce même Coeur est le premier entre toutes las créatures, qui a été digne de recevoir en soi le Verbe éternel sortant du Coeur de son Père pour venir en ce monde;-- que ç'a été dans ce Coeur pacifique que la Miséricorde et la Justice divine se sont donné le baiser de paix; -- que ce Coeur maternel, au temps de la passion de Notre-Seigneur, a été navré de mille plaies par nos iniquités, et brisé de douleurs très violentes par nos crimes; qu'il a porté nos douleurs et nos langueurs avec celles du Sauveur, et que ç'a été pour lors qu'il a été vrai de dire: Omnis plaga tristitia Cordis ejus 1 : c'est-à-dire qu'il n'est resté aucune partie dans le Coeur de cette Mère affligée, qui n'ait été percée et transpercée de mille traits de douleur.

    Ce même auteur nous annonce que le très digne Coeur de la Mère de Dieu est une bibliothèque vivante qui contient en soi tout ce qu'il y a de rare et de grand dans tous les livres du Vieil et du Nouveau Testament: à raison de quoi il l'appelle: Armarium Scripturarum, Bibliotheca Veteris et Novi Testamenti 2. Comme aussi il dit que c'est un livre vivant, dans lequel la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ est écrite avec le doigt de Dieu, qui est le Saint-Esprit 3.

    Le très savant et très dévot Jean Gerson 4, l'un des plus clairs flambeaux de la très célèbre Université de Paris, dit que le Coeur de la Mère du Sauveur est, comme le buisson de Moïse, toujours ardent par le feu d'une très fervente charité, et ne se consommant jamais; - que c'est le vrai Autel des holocaustes, sur lequel le feu sacré de l'amour divin a toujours été allumé de jour et de nuit;-- et que le sacrifice le plus agréable à Dieu et le plus utile au genre humain, après celui que Jésus-Christ a fait de ____________________

    «Omnis plaga, tristitia cordis est. » Eccli. XXV, 17.

    Lib. 12; lib. 10.

    Lib. 4 et 12.

    Tract. 9. Super Magnificat, partit. 1.

    soi-même en la croix, c'est l'holocauste que la très sacrée Vierge a offert au Père éternel, sur l'autel de son Coeur, lorsque tant de fois et avec tant d'amour elle lui a offert et sacrifié ce même Jésus-Christ son Fils unique et bien-aimé. Sur quoi on peut encore dire qu'il n'a été sacrifié qu'une fois en la croix, mais qu'il a été immolé mille et mille fois sur le Coeur de sa très sainte Mère, c'est-à-dire autant de fois qu'elle l'a offert pour nous à son Père éternel.

    Plusieurs autres grands Docteurs, tant anciens que modernes, ont écrit avec une affection toute particulière sur ce sujet, spécialement ceux qui ont fait des commentaires sur le chapitre second de saint Luc, et sur ces paroles du chapitre 8 des Cantiques: Pone me ut signaculum super Cor tuum, et sur celles-ci du chapitre 5: Ego dormio, et Cor meum vigilat 1.

    Entre les modernes, le docte et pieux Canisius de la Compagnie de Jésus, dans les livres qu'il a faits de la Vierge Mère 2.

    Le R. P. Poiré, de la même Compagnie, en son beau livre de la Triple Couronne de la Vierge 3.

    Le R. P. de Barry, de la susdite Compagnie, en son ___________________

    Stella in Luc.; Ghislerus in Cant.

    Lib. 1, c. 13, 1. 4, c. II et 19.

    Traité 4, ch. 4, § 4. Voici le passage de la Triple Couronne auquel renvoie le P. Eudes. «Notre Seigneur découvrit à sainte Mechtilde les trésors de douceur et de grâce qui sont cachés dans deux Coeurs les plus saints qui aient jamais été, et que nous pouvons nommer avec raison deux vives sources de tous biens, et ensemble il lui enseigne le moyen d'y avoir recours. Le premier est le Coeur embrasé du grand Roi Jésus, l'unique Prince d'amour, qu'elle apprit de saluer en plusieurs manières. Le second est celui de la Mère d'amour, dont la clef lui fut un jour baillée, et le pouvoir d'y entrer toutes et quantes fois qu'elle le voudrait. Car, comme pendant l'Avent, elle cherchait quelque moyen d'agréer à la Sainte Vierge, l'Époux des belles âmes lui apparut et lui donna l'invention de la plus excellente pratique d'amour dont un coeur se puisse aviser ». Suit la salutation au Saint Coeur de Marie enseignée par Notre-Seigneur à sainte Mechtilde et rapportée par le P. Eudes, dans le Coeur admirable, 1.4, ch. 1.

    livre intitulé Philagie, là où il met une octave de dévotions pour honorer le Coeur virginal de la Mère de Dieu 1.

    Aloysius Novatrinus de Vérone, Clerc régulier, au livre intitulé Umbra Virginea 2. Plusieurs grands Saints et Saintes ont eu cette dévotion en singulière recommandation; entre autres, le bienheureux Herman, de l'Ordre de Saint-Dominique, qui vivait en l'an 1245, ainsi qu'il est rapporté dans les chroniques de ce même Ordre 3.

    Sainte Gertrude, de l'Ordre de Saint-Benoît, ainsi qu'il est aisé de voir en sa vie 4. Sainte Mecthilde du même Ordre, qui vivait en l'an 1300, citée sur ce sujet et hautement louée par le Père Poiré et par le Père Canisius, au lieu susallégué, comme un excellent ___________________

    Ch. 6. Le P. de Barry parle en cet endroit d'une fête privée que quelques serviteurs de Marie célébraient en l'honneur de son Coeur, le premier juin. Entre autres dévotions recommandées pour cette fête et son octave, notons le conseil que donne le P. de Barry de «graver et former sur son Coeur » le nom de Marie. Il conseille aussi de prononcer souvent le nom de Marie, «disant: Vive Marie! J'aime Marie ! ou par forme d'oraison jaculatoire: Marie, soyez-moi Marie.

    Lib. 4, Excurs. 19.

    «Que s'il est question de donner des preuves de cette dévotion au Sacré Coeur de Notre-Dame, lisez les chroniques de l'Ordre de Saint-Dominique: vous trouverez que le bienheureux Herman de cet Ordre, allemand de nation, qui vivait l'an 1245, était très affectionné à la Mère de Dieu, surtout à son béni Coeur, qui avait si tendrement et amoureusement aimé Dieu, qui par ses amoureux élans avait avancé l'exécution de l'Incarnation et attiré le Verbe divin à nous... A l'honneur de cet aimable Coeur, ce saint religieux disait tous les jours un Ave Maria. » P. de Barry, Philagie, ch. 6. Cf. Coeur admirable, 1. 1, ch. 3, sec. 2.

    Liv. 4, ch. 12. Voici le texte visé par le P. Eudes: «A Matines tandis qu'on chantait l'invitatoire:

    Ave Maria, elle (sainte Gertrude) vit trois courants jaillir du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et se rendre avec impétuosité dans le Coeur de la Vierge Mère, pour retourner avec la même impétuosité à leur source. Or de cet épanchement de la sainte Trinité, il avait été donné à la bienheureuse Vierge d'être la plus puissante après le Père, la plus sage après le Fils et la plus bénigne après le Saint-Esprit ». Traduction des Bénédictins de Solesmes. Le P. de Barry dans sa Philagie, ch. 6, avait déjà cité ce passage.

    organe de l'esprit de Dieu, et comme un oracle par lequel Jésus-Christ a parlé et enseigné plusieurs choses aux hommes.

    Cette Sainte reçut de la bouche même de Notre-Seigneur plusieurs belles instructions touchant la dévotion qu'il désirait qu'elle eût à son très adorable Coeur et au Coeur très aimable de sa bénite Mère, ainsi qu'il est écrit dans sa vie en plusieurs endroits 1, et qu'il sera rapporté plus amplement vers la fin de ce livre sur le sujet d'une Salutation qui y sera mise au très saint Coeur du Fils de Dieu et de sa très précieuse Mère.

    Vous voyez par toutes ces choses, comme la dévotion au Coeur très sacré de la glorieuse Vierge est fondée sur l'autorité de l'Évangile, des Pères et des Docteurs de l'Église, et sur la piété des Saints; et qu'elle prend son origine non seulement dans l'Écriture sainte, dans les écrits et dans les coeurs des Saints; mais encore dans le Coeur très adorable de Jésus, Fils unique de Marie, qui en a voulu être lui-même le docteur et le prédicateur.

    Mais outre cela, vous allez voir comme elle est encore appuyée sur quantité de raisons très solides, qui nous obligent en toutes façons de révérer et honorer ce très noble Coeur de Marie Mère de Jésus.

    ____________________

    Liv. 1, ch. 2, 5,18; liv. 2, ch. 16, 17; liv. 3, ch. 2, 7. Le premier des textes indiqués ici par le P.

    Eudes contient la Salutation au Saint Coeur de Marie que Notre-Seigneur daigna enseigner à sainte Mechtilde. Dans les autres textes, il est question du Coeur de Jésus. A cause de leur nombre et de leur longueur nous devons renoncer à les citer. Nous sommes convaincus d'ailleurs que le P. Eudes s'en est souvent inspiré, soit dans ses livres, soit dans ses Offices sur les Sacrés Coeurs.

    II.-- Plusieurs raisons qui nous obligent d'avoir une dévotion particulière au très saint Coeur de la bienheureuse Vierge 1.

    Une infinité de raisons nous obligent d'imiter les Saints et Saintes dont je viens de parler, en la dévotion spéciale qu'ils ont eue vers le très honorable Coeur de la Mère de belle dilection; entre lesquelles j'en dirai ici quelques-unes des principales. 1. La première est, parce que nous devons honorer et aimer les choses que Dieu aime et honore, et par lesquelles il est aimé et glorifié. Or, après le très adorable Coeur de Jésus, il n'y a jamais eu de coeur au ciel et en la terre qui ait été tant aimé et honoré de Dieu, et qui lui ait rendu tant de gloire et d'amour, comme le très digne Coeur de Marie Mère du Sauveur. C'est le plus haut trône de l'amour divin qui ait jamais été. C'est dans ce Coeur sacré que le divin amour a un empire parfait. Car il y a toujours régné sans interruption et sans aucun empêchement, et y a fait régner avec soi toutes les lois de Dieu, toutes les maximes du Ciel, toutes les vertus chrétiennes, tous les dons du Saint-Esprit et toutes les béatitudes évangéliques. 2. D'autant que le très saint Coeur de Notre-Dame est un ciel de gloire et un paradis de délices pour la très sainte Trinité. Car si, selon le souhait de l'Apôtre, les coeurs des fidèles sont l'habitation de Jésus-Christ 2, et si ce même Jésus-Christ nous assure que le Père, le Fils et le Saint-Esprit font leur demeure dans les coeurs de ceux qui aiment Dieu 3 :qui peut douter que la très sainte ___________________

    Cf. Coeur admirable, I. 11. ch. 1.

    «Christum habitare per fidem in cordibus » Eph. III, 17.

    «Si quis diligit me... ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus. » Joan. XIV, 23. Trinité n'ait toujours fait sa résidence d'une manière admirable et ineffable dans le Coeur virginal de celle qui est la Fille du Père, la Mère du Fils et l'Épouse du Saint-Esprit, et qui aime plus Dieu elle seule que toutes les créatures ensemble ? 3. Ajoutez à cela que ce même Coeur est le dépositaire sacré de tous les mystères et de toutes les merveilles qui sont dans la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, selon ce témoignage de saint Luc: Et Mater ejus conservabat omnia verba haec in Corde suo. 1 C'est un Évangile vivant de la vie de ce même Jésus-Christ. Si nous avons obligation aux saints Évangélistes de nous avoir laissé par écrit, sur du papier, les mystères de notre rédemption, combien davantage à la Mère du Rédempteur de les avoir écrits et conservés dans son Coeur, pour les déclarer par après aux saints Apôtres qui les ont annoncés à tout le monde? A raison de quoi un grand Docteur dit que la sainte Vierge est la bibliothèque des Apôtres 2. Ce qui se peut dire aussi de son Coeur très sacré.

    4. Le Coeur très aimable de Marie est la source de toutes les pieuses pensées qu'elle a eues, de toutes les bonnes paroles qu'elle a dites, de toutes les saintes actions qu'elle a faites, de toutes les vertus qu'elle a pratiquées, et de toute la sainteté de sa vie. Car comme, selon la parole de Notre-Seigneur, les mauvaises pensées, paroles et actions procèdent du coeur: De corde exeunt cogitationes malae, blasphemiae, furta, etc. 3 : aussi, les bonnes en tirent leur origine.

    C'est pourquoi, si l'Église célèbre plusieurs fêtes pour honorer des actions particulières de la Mère de Dieu, comme la fête de sa Présentation, de sa Visitation, de sa Purification, quel honneur doit-on rendre à son très saint Coeur, source de tout ce qu'il y a de saint et de sacré en ___________________

    Luc. II, 51.

    «Bibliotheca Apostolorum. » Viguerius, de Mysterio Incarn. c.20.

    Matth. XV, 19.

    elle; vu principalement qu'il est le siège de l'amour, lequel est le principe, la mesure et la règle de toute sainteté !

    5. Si l'Église célèbre tous les ans une fête en l'honneur des chaînes dont le Prince des Apôtres, saint Pierre, a été lié, quelle solennité mérite le Coeur très sacré de la Reine du Ciel ?

    En l'église de Sainte-Croix-en-Jérusalem, laquelle est à Rome, et en plusieurs autres églises, on garde avec tant de soin comme un riche trésor, et on révère avec tant d'affection comme de précieuses reliques le voile dont cette grande Princesse a couvert sa tête 1 ; En la ville de Trèves, son peigne qui y fut donné par l'impératrice sainte Hélène 2 ; En l'église cathédrale de Chartres, sa chemise qui est conservée dans une châsse toute couverte d'or et de pierreries 3.

    A Sémur en Bourgogne, l'anneau avec lequel elle fut épousée 4 ; A Reims, dans l'église cathédrale, quelque partie de son lait virginal, lequel on expose tous les jours, dans une chapelle qu'on nomme la Chapelle du saint Lait, pour y être honoré des fidèles 5 ; _____________________

    L'édition de 1650 porte: les voiles: Dans ses Études Archéologiques et iconographiques, tom. 1, ch. 12, M. Rohault de Fleury cite un grand nombre d'églises où l'on conserve des fragments de voiles de la sainte Vierge.

    «Trèves possède le peigne de la sainte Vierge qui lui fut donné, avec le voile, par sainte Hélène, elle le conserve dans l'église Saint-Jean l'Évangéliste, construite vers l'an 333 par Agritius, archevêque de Trèves » Rohault de Fleury, l. c.

    «La tunique de Chartres est en soie. En 911, cette ville fut miraculeusement délivrée par cette relique, du siège que Raoul, duc des Normands, avait mis devant ses murs... En 963, la magnifique cathédrale fut entièrement brûlée, à l'exception de la sainte Tunique qui s'y vénère encore aujourd'hui ». Robault de Fleury, l. c.

    «Plusieurs villes, Douai, Paris, autrefois Sémur en Bourgogne, nous montrent des anneaux de la sainte Vierge... Il est possible que la sainte Vierge ait eu plusieurs anneaux ». Rohault de Fleury, l. c.

    «A peu de distance du couvent de Bethléem, du coté du sud, se trouve la grotte du lait. D'après une tradition locale, la sainte Vierge serait souvent venue en ce lieu pour allaiter son divin Enfant, et aurait ainsi donné ce nom à la grotte. Une goutte de son lait, en tombant sur la pierre, lui aurait donné cette couleur blanche, et en même temps le don d'être utile aux nourrices... «Il est probable dit Mgr Mislin, Les lieux saints, III, 31, qu'on aura recueilli les gouttes de lait répandues par la sainte Vierge, et que, les mêlant à la craie qui en constitue le sol, on en a indéfiniment multiplié la quantité en faisant de petits pains qu'on envoie dans tous les pays... » Voici les dépôts les plus connus de cette relique: En France: à Chelles (diocèse de Paris), à Notre-Dame de Paris... à

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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