Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →
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    Deux discours, dans la traduction française du XIXe siècle.

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    DISCOURS : A QUI NE SE NUIT PAS A LUI-MÊME NUL NE PEUT NUIRE

    AVERTISSEMENT ET ANALYSE,

    Ce magnifique discours, dont le titre seul est comme l’abrégé de la philosophie chrétienne, a été écrit à Cucuse, l’an 406. Nous voyons, par la quatrième lettre de saint Chrysostome, qu’il l’envoya à sainte Olympiade pour la consoler dans ses maux ; pour l’engager à se mettre au-dessus de toutes ses disgrâces.

    L’orateur, dans un magnifique exorde, annonce qu’un préjugé presque universel pourra faire regarder sa proposition comme invraisemblable ; mais il demande qu’on l’écoute sans prévention, et il espère qu’alors on ne pourra disconvenir de la vérité de ce qu’il avance. Avant d’entrer en matière, il examine en quoi consiste le dommage, ce qui constitue le vrai mérite de l’homme, ce qui lui fait réellement tort. Il rapporte, pour rendre la chose plus claire, plusieurs exemples tirés des êtres animés, et inanimés ; et après avoir bien établi que ce ne sont ni les richesses, ni la santé, ni la réputation, ni la liberté, ni même la vie, qui constituent le vrai mérite de l’homme, il prouve victorieusement, par les exemples de Job, d’Abel, de Joseph, de Lazare, de saint Paul, que les persécutions et les maux, loin de leur faire aucun tort, ont fortifié leur vertu, relevé leur gloire, et que si Adam a succombé sous les attaques du démon, c’est à sa propre faiblesse, plutôt qu’à la malice de cet esprit impur, qu’il devait imputer sa défaite. Saint Jean Chrysostome interrompt son sujet par une excursion éloquente sur les richesses. Il peint, des couleurs les plus vives, et perce des traits les plus forts, cette cupidité fatale répandue sur toute la terre, et qui embrase tous les coeurs. Afin d’en éteindre les feux, s’il est possible, il démontre que les richesses ne sont à désirer ni pour les plaisirs de la table qu’elles procurent, ni pour les honneurs qui les accompagnent, ni pour la troupe d’adulateurs qu’elles attirent, ni pour la facilité qu’elles donnent de se venger de ses ennemis. Après cette excursion, il revient à son sujet, et le prouve par un grand nombre d’exemples, qu’il tire de l’Ecriture sainte, et qu’il développe avec cette abondance qui lui était si naturelle, il prouve en même temps ces deux vérités : que les persécutions, quelles qu’elles soient, et les afflictions, ne font que fortifier et illustrer davantage les âmes fortes ; au lieu que les plus grandes faveurs et les plus signalés bienfaits ne servent de rien aux âmes faibles, ne les empêchent pas de succomber et de commettre une infinité de fautes.

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    Source du texte : Biblia Clerus

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