Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Prières pour la sainte Messe · Alphonse de Liguori

    Prières pour la sainte Messe

    f In nomine Patris et Filii et Spiritus sancti.

    Amen.

    Seigneur, faites-moi la grâce de me faire entrer dans les dispositions où je dois être pour vous offrir dignement avec le prêtre cet auguste sacrifice. Je vous l'offre, mon Dieu, en m'unissant aux intentions de Jésus-Christ et de l'Église, pour rendre à votre divine Majesté l'hommage souverain qui lui est dû, pour vous remercier de tous vos bienfaits, pour satisfaire pour tous les péchés du monde, et particulièrement pour les miens, et pour obtenir par Jésus-Christ, votre Fils, toutes les grâces dont j'ai besoin.

    mon cœur toutes mes iniquités, je vous les confesse pourtant à la face du ciel et de la terre, j'avoue que je vous ai offensé par mes pensées, par mes paroles et par mes actions. J'en dis ma coulpe et je vous demande très humblement pardon. Vierge sainte, Anges du ciel, Saints et Saintes du paradis, priez pour nous; et pendant que nous gémissons dans cette vallée de misère et de larmes, demandez grâce pour nous et obtenez-nous le pardon de nos péchés.

    Quand le prêtre monte à l'autel.

    J'adore, Seigneur, votre miséricorde, qui veut bien permettre que le prêtre s'approche de votre sanctuaire pour nous réconcilier avec vous : détruisez par votre bonté tous les obstacles qui pourraient retarder cette réconciliation et nous empêcher de rentrer dans votre amitié.

    terre ; communiquez-moi quelque chose de cette sainte ardeur, et faites que, malgré les misères et les embarras de cette vie, je ressente en moi un saint empressement de m'unir à vous.

    Au Kyrie eleison.

    Je vous demande, ô mon Dieu ! par des gémissements et des soupirs réitérés, de me faire miséricorde ; et quand je vous dirais tous les moments de ma vie : Seigneur, ayez pitié de moi, ce ne serait pas encore assez pour l'énormité de mes péchés.

    Au Gloria in excelsis.

    La gloire que vous méritez, ô mon Dieu ! ne vous peut être dignement rendue que dans le ciel ; mon cœur fait tout ce qu'il peut sur la terre, au milieu Saint-Esprit.

    Aux Oraisons.

    Recevez, Seigneur, les prières qui vous sont adressées par les hommes ; accordez-nous les grâces et les vertus que l'Eglise, votre épouse, vous de- ! mande en notre faveur. Il est vrai que nous ne mentons pas que vous nous écoutiez; mais, considérez que nous vous demandons toutes ces grâces par Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne j avec vous dans tous les siècles des siè- j cles. Ainsi soit-il.

    A VÉpilre.

    Je regarde cette Epître, ô mon Dieu, comme une lettre qui me vient du ciel, pour m'apprendre vos volontés ado- j rables. Accordez-moi, s'il vous plaît, la j force dont j'ai besoin pour accomplir j une étincelle du feu sacré qui les a embrasés, afin que, comme eux, je vous aime et je vous serve sur la terre.

    A l'Évangile.

    Je me lève, ô souverain Législateur, pour témoigner que je suis prêt à défendre, aux dépens de tous mes intérêts et de ma vie même, les vérités éternelles qui sont contenues dans ce saint Evangile. Faites-moi la grâce d'avoir autant de fidélité à accomplir votre divine parole que vous m'inspirez de fermeté pour la croire.

    Au Credo.

    Oui, mon Dieu, je crois toutes les vérités que vous avez révélées à votre sainte Église : il n'y en a pas une seule pour laquelle je ne voulusse donner mon sang; et c'est dans cette fidèle soumission vivre et mourir dans les sentiments de cette foi pure et dans le sein de l'Eglise catholique, apostolique et romaine.

    A l'Offertoire

    Quoique je ne sois qu'une créature mortelle et pécheresse, je vous offre par les mains du prêtre, ô vrai Dieu vivant et éternel! cette Hostie sans tache et ce précieux Calice, qui doivent être changés au corps et au sang de Jésus-Christ, votre Fils : recevez Seigneur, ce sacrifice ineffable en odeur de suavité, et souffrez que j'unisse à cette oblation sainte le sacrifice que je vous fais de mon corps et de mon âme, de mes biens, de ma vie et de tout ce qui m'appartient.

    Quand le Prêtre lave ses doigts.

    Lavez-moi, Seigneur, dans le sang de l'Agneau afin que, purifié de toutes

    A la Préface.

    Il est temps, ô mon âme! de vous élever au-dessus de toutes les choses d'ici-bas. Attirez, Seigneur,attirez vous-même nos cœurs jusqu'à vous, et souffrez que nous unissions nos faibles voix aux divins concerts des Esprits bienheureux, et que nous répétions dans le lieu de notre exil ce qu'ils chantent éternellement dans le séjour de la gloire : Saint, saint, saint est le Dieu que nous adorons, le Seigneur, le Dieu des armées.

    Au Canon.

    Père éternel, qui êtes le souverain Pasteur des pasteurs, conservez et gouvernez votre Eglise ; sanctifiez-la et répandez-la par toute la terre. Unissez tous ceux qui la composent dans un même esprit et un même cœur. Bénissez notre saint Père le Pape, notre roi, Je vous supplie, ô mon Dieu ! de vous souvenir de mes parents, de mes amis, de mes bienfaiteurs spirituels et temporels. Je vous recommande aussi de tout mon cœur les personnes de qui j je pourrais avoir reçu quelques mauvais i traitements : oubliez leurs péchés et les miens; donnez-leur part aux mérites de j ce divin Sacrifice, et comblez-les de \ vos bénédictions dans ce monde et dans l'autre.

    A l'Elévation de l'Hostie.

    O Jésus ! mon Sauveur, vrai Dieu et vrai Homme, je crois que vous êtes i réellement présent dans cette sainte Hostie ; je vous y adore de tout mon cœur.

    A l'Elévation du Calice.

    O précieux sang, qui avez été répandu pour nous sur cette croix, je \ amour.

    Au second Mémento.

    Souvenez-vous, Seigneur, des âmes qui sont dans le purgatoire; elles ont l'honneur de vous appartenir et d'être vos épouses : exaucez particulièrement celles pour qui je suis obligé de prier.

    Au Pater.

    Quoique je ne sois qu'une misérable créature, cependant, grand Dieu, je prends la liberté de vous appeler mon Père : vous le voulez, Seigneur, faites-moi donc la grâce de ne pas me rendre indigne de la qualité de votre enfant. Que votre saint nom soit béni à jamais. Régnez absolument dans mon cœur, afin que j'accomplisse votre volonté sur la terre comme les saints dans le ciel. Vous êtes mon Père, donnez-moi donc, s'il vous plaît, ce pain céleste tentation ; mais que, par le secours de votre grâce, je triomphe de tous les ennemis de mon salut.

    A l'Agnus Dei.

    Divin Agneau, qui avez bien voulu vous charger des péchés du monde, ayez pitié de moi ; je suis accablé du poids et de l'énormité des miens. Portez-les, mon Jésus, portez-les, puisqu'en les portant vous les effacerez, et qu'en les effaçant vous me donnerez votre paix et votre amour.

    Au Domine, non sum dignus.

    Hélas ! Seigneur, il n'est que trop vrai que je ne mérite pas de vous recevoir; je m'en suis rendu tout à fait indigne par mes péchés : je les déteste, parce qu'ils m'ont éloigné de vous. Rapprochez-m'en, ô mon Dieu ! en me O mon aimable Jésus I si je n'ai pas aujourd'hui le bonheur d'être nourri de votre chair adorable, souffrez du moins que je vous reçoive d'esprit et de cœur, que je m'unisse à vous par la foi, par l'espérance et par l'amour. Je crois en vous, je vous aime de tout mon cœur, je voudrais être en état de vous recevoir dans ce divin Sacrement avec toutes les dispositions que vous souhaiteriez de moi.

    Lorsqu'on doit communier réellement, au lieu de la prière précé-

    dente on dira ce qui suit :

    Quelle bonté, ô mon Dieu ! Malgré mon indignité, vous voulez bien que je m'approche de vous ! Préparez donc vous-même en moi votre demeure, donnez-moi les dispositions saintes que je dois avoir, une foi vive, une espérance ferme, un amour sincère, un Quand le prêtre ramasse les particules de

    l'Hostie.

    Seigneur, la moindre partie de vos grâces est infiniment précieuse. Je l'ai dit, je ne mérite pas d'être assis à votre table comme vos amis ; mais permettez-moi du moins que je ramasse les miettes qui en tombent, comme la Chananéenne le désirait. Faites que je ne néglige aucune de vos inspirations, puisque cette négligence pourrait vous obliger à m'en priver entièrement.

    Pendant les dernières Oraisons.

    Vous voulez, Seigneur, que vos fidèles vous prient toujours, parce qu'ils ont toujours besoin de vos grâces, et que les trésors de votre miséricorde sont inépuisables; répandez en nous cet esprit d'humilité, de confiance et

    Avant la Bénédiction.

    Sainte et adorable Trinité, sans commencement et sans fin, c'est par vous que nous avons commencé ce Sacrifice, j c'est par vous que nous le finissons; j daignez l'avoir pour agréable : comme vous êtes en vous-même un abîme de majesté, soyez aussi pour nous un abîme de miséricorde, et ne nous renvoyez pas sans nous avoir donné votre sainte bénédiction.

    Pendant le dernier Évangile.

    Verbe éternel, par qui toutes choses ont été faites, et qui, vous étant incarné pour nous dans la plénitude du temps, avez institué cet auguste Sacrifice, nous vous remercions très humblement de ce que vous nous avez fait la grâce d'y assister aujourd'hui pour en ressentir vous durant le cours de cette journée.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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