Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Préparation et action de grâces à l'usage des prêtres qui célèbrent la messe · Alphonse de Liguori

    Introduction

    L’homme ne peut- faire une action plus sainte, plus grande, ni plus sublime, que de célébrer une messe :« Nullum aliud opus adeosanclum aChrisli fidelibus (raclari » possc, quam hoc Iremendum myslerium,» dit le concile do Trente. (Sess. xxii. decr. de obs. etc.) Dieu même ne peut faire qu’il y ait une action plus sainte, ni plus grande que la célébration d ’une messe. Tous les anciens sacrifices ne furent qu ’une ombre et une figure de notre sacrifice. Le sacrifice de la vie de tous les saints, de tous les anges, et même de la divine Marie, ne procurerait certainement pas à Dieu l’honneur que lui procure une seule messe, parce que la messe seule rend à Dieu un honneur infini. Ainsi, la messe est une action qui rend à Dieu le plus grand honneur que nous puissions lui rendre, et qui procure le suffrage le plus puissant aux ames du purgatoire : c’est encore l’action qui brise le plus les forces de l ’enfer, qui apaise le plus la colère de Dieu allumée contre les pécheurs, et qui enfin nous obtient la plus grande abondance des grâces divines. « Quid enim bonum ejus » est, et quid pulchrum ejus, nisi frumentum eleelorum, » et vinum germinans virgines? (Zach. ix. 47.) A la messe, on sacrifie à Dieu son propre Fils, qui se donne à nous dans le très-saint sacrement, qui est tout le bien et toute la beauté de l’Église ; car, selon saint Thomas, presque tous les autres sacremens ont l'eucharistie pour fin : « Fere omnia sacramenta in eucharistia consummanlur. » Chaque messe qui se célèbre, procure au monde tout le grand bien que lui procure la croix : « Quidquid est cffec- » tus dominicæ passionis, est effectus hujus sacrificii, » dit le même docteur (In ep. Ephes. vi.). Et la sainte Église nous en donne la certitude : « Quoties hujus hostiæ com- » memoratio recolitur, loties opus nostræ redemptionis » exercetur. » (Oral. dom. post pent.) Car c’est le même Rédempteur qui est la victime sur l’autel ; il est lui-même le sanctificateur, qui s’offre par le ministère des prêtres. « Una enim, eademque est hostia ; idem nunc offerens » sacerdotis ministerio, qui se ipsum in cruce obtulit, » sola ratione offerendi diversa. » (Trid. sess. xxii. c. 2.) En sorte que, comme disent les docteurs, si Jésus-Christ n’était jamais venu au monde, le prêtre pourrait l’y faire venir par les paroles de la consécration, selon cette célèbre maxime : « O veneranda sacerdotis dignitas, in cujus ma- » nibus, velut in utero Virginis, filius Dei incarnatur. » (Gabr. lect. 4.) Le sacrifice de la croix nous est appliqué par celui de l’autel. La passion nous rend capables de la rédemption, la messe nous en met en possession, et fait que nous avons part aux mérites de Jésus-Christ.

    Nous ne pouvons faire aucune œuvre qui puisse remercier plus dignement Dieu des dons immenses qu’il nous a faits; mais en lui offrant Jésus-Christ au sacrifice de la messe, nous lui rendons des actions de grâces suffisantes. Saint Irénée dit : « Divinum sacrificium ideo institutum est, ne » nos ingrali simus apud Deum. » (Lib. iv. c. 52.) En outre, par ce sacrifice, nous pouvons obtenir toutes les grâces. S’il nous est promis que nous obtiendrons tout ce que nous demanderons à Dieu au nom de Jésus-Christ : « Si » quid petieritis Patrem in nomine meo, dabit vobis, » (Jo. xvi.) combien plus devons-nous l’espérer en offrant Jésus-Christ même? Notre Rédempteur intercède continuellement au ciel pour nous : « Qui etiam interpellai » pro nobis.» (Rom. vin.) Mais il le fait surtout au temps de la messe, dans laquelle, pour nous obtenir les grâces il se présente lui-meme au Père éternel, par les mains des prêtres. Si nous savions que tous les saints et la bienheureuse vierge Marie priassent pour nous, quelle confiance ne concevrions-nous pas de nos avantages? Mais une seule prière de Jésus-Christ peut infiniment plus que toutes les prières des saints. Malheur à nous, pauvres pécheurs, si nous n ’avions pas ce sacrifice qui apaise le Seigneur ! « Hujus quippe oblatione placaïus Dominus, gratiam et » donum pœnitentiæ concedens, crimina et peccala etiam » ingenlia dimillit,» dit le concile de Trente. En un mot. comme la passion de Jésus-Christ fut suffisante pour sauver tout le monde, de même elle suffit encore à ce but. C’est pourquoi le prêtre dit à l’oblation du calice « Offcrimus » libi, Domine, calicem salutaris,... pro nostra et totius » mundi salute. »

    Concluons de là quel sera le compte que devront rendre à Dieu les prêtres qui célèbrent ce grand sacrifice avec peu de révérence. Le père maître Jean d ’Avila ayant su qu’un prêtre était mort après avoir célébré la première messe, s’écria : Oh ! quel compte aura du rendre à Dieu ce prêtre pour cette seule messe qu’il a dite? Oh! Dieu, où est la dévotion et la révérence de tant de prêtres qui célèbrent la messe! C’est là, comme nous l ’avons dit, l’action la plus grande el la plus sainte, en sorte que le concile de Trente dit qu’il faut la faire avec la plus grande dévotion intérieure cl extérieure possible : « Satis etiam » apparct, omnem operam in co ponendam esse ul quanta » mu xi ma iîcri polcsl inleriori cordis mundilia, atque » exlerioridevolionisacpiclalisspecie, peragatur.» (Sess. xxii. decr. deobserv. in ccl. 5.) Celle action, dis-je, est la plus méprisée par le plus grand nombre des prêtres. Assurément ils feraient plus d’attention à remplir un rôle de comédie qu’ils n ’en font à célébrer une messe : quelques-uns vont même jusqu’à cet excès, de la dire dans moins d ’un quart-d’heure ; ce qui ne peut être exempt de péché mortel, quand même ce serait une messe de morts, comme nous l’avons prouvé dans nos œuvres morales. Parce qu’en si peu do temps on ne petit célébrer sans un mépris grave des paroles et des cérémonies, et sans manquer gravement à la révérence et à la gravité requises pour un si grand sacrifice, et en outre, sans donner un scandale grave aux séculiers.

    En parlant sur ce sujet, je voudrais des larmes, mais des larmes de sang. Pauvres prêtres qui célébrez de la sorte, que ferez-vous au jour du jugement ! Et vous aussi, que ferez-vous, pauvres évêques, qui les admettez à célébrer ! car les évêques, comme le remarquent généralement les docteurs, et comme le concile de Trente en donne l’assurance à l’endroit cité (Deer. de observ., etc.), sont tenus et obligés étroitement d'interdire la célébration à ces prêtres, qui disent la messe avec une telle irrévérence, que le concile l ’appelle une im piété, lorsqu’il dit, précisément en parlant de ce saint sacrifice : « Deccrnil » sancta synodus, ut ordinarii locorum ea omnia prohi- » bere sedulo curent ac teneantur, quæ irreveranliam (quai » ab impielate vix sejuncta esse potest) induxil. » En sorte que les évêques, pour remplir le précepte du concile, selon les paroles que nous venons de rapporter (curent ac teneantur), sont obligés à veiller continuellement, et à s’informer soigneusement de la manière dont se célèbrent les messes dans leurs diocèses, et de suspendre de la célébration ceux qui s’en acquittent sans y apporter l’attention et la gravité convenables. Cette obligation des évêques n’est pas seulement relative aux prêtres séculiers, mais elle concerne encore les religieux, car dans le décret du concile que nous venons de voir, les évêques sont établis pour cet objet délégués apostoliques : « Ipsi ut delcgali sedis »apostolicæ, proliibcanl, m andent, corriganl, atquc » ad ea servanda ccnsuris aliisque pœnis compellanl, etc. Mais malgré cela, c’est une pitié, disons-le, de voir le mépris que témoignent ordinairement les prêtres de Jésus-Christ en célébrant le grand mystère. El ce qui étonne le plus, c’est de voir même des religieux de l’éiroilc observance et des ordres réformés célébrer la messe de telle manière, qu’ils scandaliseraient même les Turcs et les idolâtres.

    Il est vrai que le grand sacrifice de l’autel suffit à apaiser Dieu pour tous les péchés du monde ; mais comment pourrait-il apaiser par les injures que lui font les prêtres au même temps qu’ils le lui offrent ? car en célébrant avec si peu de révérence, ils lui causent réellement plus de déshonneur que d ’honneur. I!s l’offensent xi.

    alors on outrageant la même victime qu’ils offrent. L’hérétique qui ne croit point à la présence réelle de Jésus-Christ à la messe est coupable sans doute; mais il est plus coupable encore, celui qui y croil sans la respecter; et qui, de plus, devient la cause, comme fait le prêtre qui célèbre avec peu de révérence, que les assistans perdent l’estime, l ’opinion et le respect qu’ils avaient pour la majesté d ’un si grand sacrifice : Le peuple juif avait d’abord une grande vénération pour Jésus-Christ ; mais lorsqu’il le vit méprisé par les prêtres, il cessa de l ’estimer : la même chose arrive de nos jours; le peuple perd la vénération qu’il avait pour la messe, en la voyant traitée avec tant de négligence et d ’indévolion par les prêtres; de même qu’une messe célébrée avec dévotion inspire la piété aux assistans, ainsi, au contraire, l’irrévérence des prêtres diminue la vénération cl même la foi dos assistons. Comment l’indévolion d ’un prêtre qui est le ministre de ce grand sacrifice, et le dépositaire du corps de Jésus-Christ, pourrait-elle inspirer aux autres des sentimens do dévotion et de respect? Quelle idée peut donner aux autres de la sainteté et de la majesté d ’un si grand mystère, le prêtre qui témoigne pour lui plutôt le mépris que la vénération?

    Mais, dira-t-on, les séculiers se plaignent des prêtres lorsque la messe est trop longue. Donc, répondrai-je d ’abord, l’indévotion des séculiers doit être la règle du respect avec lequel le prêtre doit célébrer? mais je dis en second lieu que si tous les prêtres célébraient avec le respect et la gravité qui sont dus à ce grand sacrifice, les séculiers auraient assurément une toute autre vénération pour la messe, et ils ne se plaindraient pas d ’assister à une messe qui durerait une demi-heure. Mais comme ils ne voient célébrer ordinairement que des messes qui n ’inspirent rien moins que le respect et la dévotion, ils ont pris l’habitude de l’indévotion et de la langueur dans la foi; et s’ils voient ensuite un prêtre qui célèbre avec la révérence convenable, ils en éprouvent de la peine, et s’ennuient par suite de leurs mauvaises habitudes. Et tels qui ne s’ennuient point en demeurant plusieurs heures à une table de jeu, ou à une antichambre pour faire la cour à un homme de la terre, s’ennuient en entendant une messe d ’une demi-heure. Si tous les prêtres, dit un auteur, célébraient en prêtres, les séculiers entendraient la messe en chrétiens, et avec dévotion.

    Chose remarquable ! Dieu ordonne aux prêtres de l’ancienne loi de trembler de respect à la vue de son sanctuaire : « Paveie ad sancluarium xfteum » (Levil xxvi. 2.) ; et les prêtres de Jésus-Christ ont l ’audace de demeurer à l’autel, en présence du Verbe incarné, de l ’offrir, de le tenir dans leurs m ains, et de se nourrir de sa chair, avec peu de révérence!

    Mais, dira-t-on, je ne manque point aux choses essentielles; c’est peu de chose que de manquer aux cérémonies : que celui qui parle de la sorte entende ce que le Seigneur disait à ceux qui omettaient les cérémonies des anciens sacrifices : « Quod si audire nolucris voeem Do- » mini, ut cuslodias cæremonias... venicnl super le omit ncs malcdiciioncs islæ : malcdiclus cris in civitate, raa- » letjiclus in agio, etc. » (Deut. xxvm. et Num. 5.) Sainte Thérèse disait :.le donnerais ma vie pour une cérémonie de l'Église; et le prêtre fera peu de cas des cérémonies de la messe! Le P. Suarez enseigne que l’omission d ’une cérémonie quelconque prescrite pour la messe est un péché ; cl les docteurs s’accordent à dire qu’un notable mépris des cérémonies de la messe, qui doit exister nécessairement lorsqu’on célèbre trop vite, est un péché mortel, tant à cause de l’irrévérence grave qu’on commet envers le sacrifice, qu’à cause du scandale qu’on donne aux assistons, en leur faisant perdre la vénération qui est due à la messe. « Ad vos, ô sacerdoles qui despicilis » uomen meum, cl dixislis; in quo despeximus nomen » tuum? in eo quod dicilis, mensa Domini despecla est. » (Mal. I. G.) Le mépris que les prêtres font de l’autel, est cause que l’autel est aussi méprisé par les autres.

    Et voilà pourquoi l’on voit tant de prêtres, et si peu de saints parmi eux. Moïse ne sortit point de l'entretien qu’il eut avec Dieu sans être tout embrasé d’am our, de telle sorte que sa figure était resplendissante de lumière. Ainsi, les prêtres en sortant de l ’autel devraient cire tous enflammés d ’une nouvelle ferveur; mais l’expérience fait voir que ces prêtres qui célèbrent avec peu de dévotion retombent toujours dans les mêmes défauts : on les voit toujours tièdes, toujours impatience, toujours superbes, toujours adonnés à la bonne chère, attachés à leurs intérêts, à l'estime propre, aux plaisirs et aux passe-temps du monde. Et où est le fruit de tant de célébrations et de tant de communions y où ils se nourrissent chaque jour de la chair de Jésus-Christ? « Defectus non ■» in cibo e st, dit le cardinal B ona, sed in eclenlis dispo- » silione. » Ainsi, pour revenir à mon but, je dis que la première cause de tant do défauts vient de ce que les prêtres célèbrent avec si peu de dévotion et de révérence, et de ce qu ’on va à l’autel sans penser à ce que l’on va faire: on y va par des motifs de gain, ou par habitude, mais sans la moindre disposition et sans préparation. Quant à la disposition, deux conditions sont nécessaires pour retirer du profit de la messe : le désir d ’avancer dans l’amour divin, et le détachement des affections terrestres. L’amour divin ne trouve point de place dans un cœur plein des choses de la terre, cl c’est pour cela qu’il n ’y entre pas. Quant à la préparation, il faut y employer au moins une demi-heure, ou au moins un quart-d’heure d’oraison mentale. Quelle messe dévote veut dire ce prêtre qui va célébrer sans préparation, en passant immédiatement des affaires et des discours du monde à l’au tel, et sans penser seulement à ce qu’il va faire?

    Chose étonnante! tant de bons auteurs, le cardinal Bona, le P. Molina, le P. Mansé, le P. Sabalini, et bien d’autres, recommandent et inculquent la préparation à la messe, et écrivent de si belles considérations et affections pour cela ; mais quels sont les prêtres qui font cette préparation? J ’ai donc pensé à mettre au jour les courtes considérations suivantes, pour chaque jour de la semaine, avec les affections pour la préparation à la messe ; je les ai faites courtes exprès, afin que les prêtres qui refusent d’y passer plus de temps, lisent néanmoins avant de célébrer ces petites réflexions, et fassent les actes qui y sont joints.

    J’ai ensuite ajouté à la fin quelques autres affections et prières pour l’action de grâces après la messe. C’est là le second désordre déplorable qui fait que les prêtres eu. retirent si peu de fruit. Quelle misère n’est-ce point de voir tant de prêtres qui sortent de l’Église lorsqu’à peine ils ont fini leur messe, ou bien qui sc mettent à discourir sur des choses inutiles? Les auteurs s’efforcent également d'inculquer aux prêtres l’entretien avec Dieu dans l’oraison après la communion; mais quels sont les prêtres qui les écoutent en cela ? Il y en a quelques-uns, mais ils sont fort rares : et même des religieux qui m ènent une vie solitaire, et qui font beaucoup d ’oraison en d’autres momens, s’occupent peu de s’unir à Dieu après la messe : cependant plusieurs auteurs graves enseignent que, tant que durent les espèces sacramentelles, la sainte communion procure à l’ame d ’autant plus de fruit, que les actes qu’elle produit durant ce temps la dispose plus à recevoir la grâce. Ils disent en outre que les bons actes après la communion ont une plus grande valeur et un plus grand mérite devant Dieu, que s’ils étaient produits en d’autres momens; et c’est avec raison, parce qu’alors l ’ame est unie à Jésus-Christ, selon ce qu’il dit lui-même : « Qui manducal meam carnem, in me m anel, cl ego in » co. » (Jo. G.) Il semble même que le Seigneur soit plus disposé à nous dispenser alors ses grâces. Sainte Thérèse dit que Jésus-Christ, après la communion, sc place dans l ’ame comme un roi sur un trône de grâces, et qu’il lui dit : « Quid vis ut tibi faciam? » ame chrétienne, demande-moi des grâces : je suis venu précisément pour te faire du bien ; demande-moi maintenant ce que lu veux, et tu l’obtiendras. C’est pourquoi le P. Balthazar, Alvarez et tous les docteurs mystiques disent qu’il faut faire un grand cas du temps qui s’écoule après la communion. Le P. maître Avila, môme pendant le temps où il était en mission, comme on le raconte dans sa vie, faisait au moins deux heures d ’oraison, après la messe. Tout prêtre devrait se tenir en prières au moins une demi-heure après la célébration du saint sacrifice.

    Avant d ’en venir aux considérations, il convient d ’ajouter le sentiment d’un savant auteur, touchant ceux qui s’abstiennent de célébrer par humilité. Ces prêtres disent : Je m ’abstiens de célébrer souvent, parce que j ’en suis indigne. L’auteur répond : qu ’il est bien de s’abstenir de célébrer par hum ilité, mais que ce n ’est pas le mieux. Les actes d ’humilité et de respect procurent de l’honneur à Dieu, c’est alors un honneur fini qui vient de nous ; mais l’honneur que nous lui rendons en disant la messe, est un honneur infini, parce qu’il est rendu à Dieu par une personne divine. Ainsi, lorsque nous tâchons de nous préparer à célébrer avec dévotion, autant que nous le pouvons, selon notre faiblesse, nous procurons une bien plus grande gloire à Dieu en célébrant, qu’en nous abstenant par humilité.

    CONSIDÉRATIONS ET AFFECTIONS

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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