Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Les Gloires de Marie · Alphonse de Liguori

    Prière de l'auteur à Jésus et à Marie

    Mon bien-aimé Rédempteur et Maître Jésus-Christ, moi, votre misérable serviteur, sachant combien on vous est agréable quand on cherche à glorifier votre sainte mère, cette mère que vous aimez tant, que vous désirez tant voir aimée et honorée de tous, j'ai songé à mettre au jour ce livre qui parle de ses gloires. Je ne puis donc mieux faire que de vous le recommander à vous-même, à vous qui avez tant à cœur la gloire de votre mère. C'est à vous que je le dédie, que je le recommande. Daignez agréer ce faible hommage de mon amour pour vous et pour votre

    mère chérie. Protégez ce livre ; que ceux qui le

    liront se sentent pénétrés, inondés de confiance

    et d'amour envers cette Vierge immaculée en qui

    vous avez placé l'espérance et le refuge de tous

    ceux que vous avez rachetés. Et, pour récom-

    pense de ce triste fruit de mes veilles, accordez-

    moi, je vous en conjure, autant d'amour envers

    Marie que j'ai voulu, par ce petit ouvrage, en allumer au cœur de tous ceux qui le liront.

    Je m'adresse ensuite à vous, ô ma bien douce mère et souveraine, ô Marie. Vous le savez, après

    Jésus, c'est en vous que j'ai mis toute l'espérance

    de mon salut éternel; car tout ce qui a été un bien pour moi, ma conversion, ma vocation à la vie retirée du monde, toutes les grâces enfin que j'ai reçues de Dieu, je reconnais qu'elles ne m'ont été accordées que par votre intermédiaire. Vous savez bien que pour vous voir aimée de tous comme vous le méritez, et pour reconnaître aussi par quelques marques de gratitude les innombrables bienfaits dont vous m'avez comblé, j'ai toujours cherché à proclamer vos louanges en public et en particulier; cherchant à répandre partout les douces et salutaires pratiques de votre

    culte. C'est ce que je continuerai, je l'espère, jusqu'au dernier souffle de vie qui me restera ; mais

    je vois que mon âge avancé et ma santé délabrée

    m'annoncent la Un de mon pèlerinage et mon

    passage à l'éternité ; c'est pour cela qu'avant de

    quitter ce monde j'ai songé à laisser ce livre, qui

    continuera pour moi de vous louer et d'exciter

    les autres à publier eux-mêmes vos gloires, et

    l'excessive tendresse que vous témoignez à ceux

    qui vous servent. J'espère, ô ma Reine chérie, que cette chétive offrande, quoique bien au-des-

    sous de votre mérite, ne pourra qu'être agréée de votre cœur reconnaissant, parce que c'est une

    offrande toute d'amour. Étendez donc cette main

    si douce, qui m'a délivré de l'enfer, acceptez

    mon livre et protégez-le comme une chose qui

    vous appartient. Mais sachez que, pour ce léger tribut, il me faut une récompense ; or cette ré-

    compense la voici : c'est que dorénavant je vous aime plus que par le passé, et que chacun de ceux

    entre les mains de qui parviendra cet ouvrage, demeure embrasé de votre amour, qu'il sente

    tout-à-coup augmenter en lui le désir de vous

    aimer et de vous voir aimée des autres ; et qu'en conséquence il déploie tout le zèle possible à publier vos louanges et à augmenter dans les

    cœurs la confiance en votre puissante interces-

    sion. Amen. Telle est mon espérance, telle est

    mon désir.

    Votre très-aimant, quoique très-

    indigne serviteur, ALPHONSE DE LIGUORI, du très-saint Rédempteur.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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