Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →
    Toutes les œuvres

    Encyclique Urbanitatis veteris (20 novembre 1901)

    Miræ caritatis

    Dans cette encyclique aux évêques latins de Grèce, Léon XIII rend hommage à la Grèce, « phare de la civilisation antique », et rappelle la sollicitude constante des papes envers la nation grecque…

    Dans cette encyclique aux évêques latins de Grèce, Léon XIII rend hommage à la Grèce, « phare de la civilisation antique », et rappelle la sollicitude constante des papes envers la nation grecque. Il approuve la fondation, à Athènes, d’un séminaire pour les jeunes clercs de rite latin et de langue grecque.

    Commencer la lecture

    Encyclique Urbanitatis veteris : Aux évêques latins de Grèce

    NOS VÉNÉRABLES PRKRKS 1>E L ' É O L I S K F-ATINR KN C.RKCE

    LÉON X Ï H, PAPE VÉNÉRABLES FRÈRES, SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE

    La Grèce, phare de la civilisation antique et mère de tous les arts, après tant de revers et de si étranges vicissitudes de la fortune, n'a point vieilli dans la mémoire et l'admiration des hommes; il n'est, au contraire, homme si inculte que n'émeuve le souvenir de sa grandeur et de ses gloires. En Notre âme, certes, la race grecque trouve ce souvenir mêlé d'admiration, mais aussi une affection véritable, déjà ancienne. Dès l'adolescence, Nous avons appris à admirer les lettres ioniennes et attiques, et surtout cette recherche du vrai, où les princes de vos philosophes allèrent si loin, qu'il ne semble pas que l'esprit humain eût pu, avec ses seules lumières, s'y porter plus avant. L'estime où Nous tenons la philosophie grecque ressort assez de Notre zèle et de la multiplicité de Nos efforts pour restaurer et mettre en honneur, du haut de cette chaire pontificale, la philosophie du Docteur angélique. Car, et ce n'est que justice, il revient bonne part de la gloire des hommes doctes aux maîtres qui guidèrent leurs pas vers la science : aussi conviendra-t-on que c'a été du même coup honorer votre Aristote, que de glorifier, comme Nous l'avons fait, saint Thomas d'Aquin, entre les plus grands de ses disciples, on peut le dire sans témérité, le plus illustre. — Que si Nous venons à parler des choses chrétiennes, les formes que le culte a revêtues en Grèce n'ont jamais fait que Nous agréer : dans ces cérémonies et ces rites religieux, que la Grèce conserve jalousement comme un héritage des ancêtres, Nous avons toujours aimé à vénérer un reflet des coutumes antiques et une heureuse alliance de variété et de grandeur. Et parce qu'il est juste et expédient que ces rites soient inviolablement et intégralement maintenus, à cet effet, Nous avons ramené à son institution et à sa forme primitives le collège urbain des séminaristes de rite grec, placé sous le vocable du grand Athanase. Dans le même esprit, autant de Pères et de Docteurs que la Grèce en a produits, et combien Dieu lui en a fait produire, et de grands! ont toujours eu de Notre part une vénération méritée, qui n'a cessé, n'en doutez pas, de croître avec l'âge. Pourquoi Nous a-t-il plu, à peine élevé, on peut dire, au Pontificat, de placer Cyrille et Méthode dans une plus vive lumière et à un plus haut faîte? Nous avons voulu, guidé par Notre piété, que plus de clarté sur leurs vertus et leurs bienfaits rayonnât d'Orient en Occident, et que des hommes qui avaient si bien mérité de tout le nom catholique reçussent de la catholicité entière un culte plus auguste, — Et ne pensez pas que le souvenir Nous soit moins agréable de ceux, entre Nos prédécesseurs, qui furent de votre pays et de votre race. Au contraire, Nous Nous sentons merveilleusement incliné vers eux, et il n'est pas rare que Nous Nous redisions avec quelle sagesse ils ont soutenu et développé l'Eglise, en des temps où, parmi des traverses sans nombre, sa route était si âpre; avec quel courage la plupart d'entre eux, tels que Anaclet, Télesphore, Hygin, couronnèrent la gloire de leurs travaux par celle du martyre! Quoique, il faut bien le confesser, il ne Nous arrive guère de Nous remémorer ces Pontifes d'origine grecque, sans que Notre cœur ne soupire, attristé et plein de désir, après une chose bien précieuse, qui périt misérablement par les faiblesses d'un autre âge : Nous voulons dire cette union qui embrassait, sans ombre de dissidence, Grecs et Latins, alors qu'on allait dans la patrie de Socrate et de Platon chercher des hommes pour le Pontificat. L'on eût gardé une participation commune à de grands et de nombreux bienfaits, si l'on eût gardé la concorde.

    Lire le chapitre en entier

    Lisez « Encyclique Urbanitatis veteris (20 novembre 1901) » sur Lectio

    Le texte entier dans l'app, avec plus de 500 autres œuvres des Pères de l'Église et des saints.

    Thèmes abordés

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

    Autres œuvres de Léon XIII

    Constitution apostolique Conditae a Christo (8 décembre 1900)

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Dans cette constitution apostolique, Léon XIII précise les rapports entre les évêques et les congrégations religieuses à vœux simples, selon qu’elles relèvent d’une approbation…

    Constitution apostolique Felicitate quadam (4 octobre 1897)

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Cette constitution apostolique de Léon XIII porte sur le rétablissement de l’unité de l’ordre des Frères Mineurs. Elle rappelle l’intention de saint François de maintenir les…

    Constitution apostolique Misericors Dei Filius (30 mai 1883)

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Dans cette constitution apostolique, Léon XIII examine et adapte la règle du Tiers-Ordre séculier de saint François aux conditions de son époque. Le texte expose la règle de vie…

    Constitution apostolique Officiorum ac munerum

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Dans cette constitution apostolique, Léon XIII expose les règles de l’Église relatives à l’interdiction et à la censure des livres, afin de protéger la foi et les mœurs contre…

    Constitution apostolique sur la confrérie du Très Saint Rosaire

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Cette constitution apostolique précise les règles de la confrérie du Très Saint Rosaire, son mode d’institution et les droits, privilèges et indulgences qui lui sont associés…

    Constitution apostolique sur le jubilé de l'an 1900

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Cette constitution apostolique de Léon XIII fixe les conditions auxquelles des personnes empêchées de se rendre à Rome peuvent recevoir les indulgences et participer au Jubilé de…

    Encyclique Adiutricem populi (5 septembre 1895)

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Dans cette encyclique adressée aux patriarches, primats, archevêques, évêques et autres ordinaires en communion avec le Siège apostolique, Léon XIII présente le rôle de Marie…

    Encyclique Aeterni Patris (4 août 1879)

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Cette encyclique de Léon XIII traite de la philosophie chrétienne et de son rapport avec la foi catholique et les sciences humaines. Elle est adressée aux patriarches, primats…

    Encyclique Affari vos

    XIXe siècle

    Premiers chapitres en ligne

    Dans cette encyclique, Léon XIII s’adresse aux archevêques, aux évêques et aux autres ordinaires du Canada, en communion avec le Siège apostolique. Il rappelle les liens de…

    Toutes les œuvres de Léon XIII

    Lire Léon XIII sur Lectio

    Plus de 500 œuvres des Pères de l'Église et des saints, sur iPhone, Android et ordinateur.

    Dans la même tradition