Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Lettres et allocutions (1933-1934) · Pie XI

    Lettres décrétales décernant les honneurs des saints à Marie-Bernard Soubirous

    PIE EVEQUE SERVITEUR I>ES SERVITEURS DE DIEU Pour perpétuelle mémoire.

    Tout ce qui concourt à glorifier Marie Immaculée, toujours Vierge et toute puissante Mère de M e u, remplit d'une joie nouvelle et insatiable toutes les nations qui ne cessent jamais de la proclamer bien-heureuse. Mais gui, plus et mieux que la très pieuse vierge de Lourdes, en sa qualité de messagère de la Vierge Immaculée, a propagé à notre époque, à travers le monde catholique, cette gloire qui resplendit souverainement dans le privilège abso- (1) A. A. S., vol. XXVI, 1934, p. 73.

    lument unique de lia Conception immaculée de la Mère de Dieu ? De plus, de même que Dieu a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante, de même la Reine des anges et des hommes a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante Marie-Bernard Soubirous, appelée dans le monde entier, en français, du nom gracieux de Bernadette.

    Celle-ci, née à Lourdes, petite ville du diocèse de Tarbes (en France), le 7 janvier 1844, de François Soubirous et de Louise Caslérotj des parents pauvres, en vérité, mais remarquables par l'honnêteté des mœurs et la piété, fut régénérée deux jours plus tard par l'eau baptismale.

    Dès son enfance, elle fut aux prises avec l'adversité. En effet, elle atteignait à peine son sixième mois que sa mère fut forcée de la confier à une nourrice, nommée Marie Lagiies-Aravant, du village de Bartrès ; c'était une femme d'une parfaite moralité, tout imprégnée de religion chrétienne. Ayant perdu son enfant, elle reporta sur cette fillette, pendant quinze mois, ses soins et son amour maternels.

    Revenue près des siens, l'enfant, privée par suite de la pauvreté de sa famille des soins et des aliments nécessaires, commença à souffrir d'un état maladif qui devait l'éprouver douloureusement jusqu'à la mort. Dans l'intervalle, la jeune fille croissait en âge et en grâce. A la fin de l'année 1857, elle dut entrer en service, d'abord chez sa tante Bernarde, puis chez sa nourrice ; par la suite, elle fut aussi employée surtout a la garde des brebis et des agneaux.

    Absolument illettrée et à peine instruite des éléments de la religion, elle pratiqua à la perfection, soit près des siens, soit chez sa nourrice, tous les devoirs et toutes les vertus de son âge. Sans doute, elle était d'un naturel emporté et vif, mais l'obéissance brilla en elle à tel point que jamais on ne la vit pécher contre cette vertu. Au contraire, &a modestie, sa simplicité, la douceur de ses mœurs et l'innocence de sa vie étaient si remarquables qu'elle était pour tous un objet d'admiration. De plus, si négligée qu'eût été sa formation, elle fit tout son possible pour apprendre parfaitement l'Oraison dominicale, la Salutation angélique, le Symbole des Apôtres et la récitation du chapelet ; dans ces prières, et principalement dans la récitation du chapelet, elle montrait beaucoup d'application. Enflammée aussi par-dessus tout du désir de se nourrir du Pain des anges, elle insista pour revenir du village de Bartrès vers les siens, afin de se préparer à le recevoir.

    Dès lors, rien d'étonnant si la Mère de Dieu, la Vierge immaculée, admirant la simplicité et l'humilité de Bernadette, la favorisa de plusieurs apparitions et de plusieurs entretiens. Comme ces événements sont connus de tous et plus clairs que le jour. et attestés par des miracles sans nombre, il Nous suffira de rappeler en peu de mots comment ils se produisirent.

    Le premier jour de l'apparition, qui fut le 11 février de l'année 1858, c'est-à-dire quatre ans après la définition du dogme de la Conception immaculée de La bienheureuse Vierge Marie, en plein midi, Bernadette, accompagnée de sa sœur Antoinette et de son amie Jeanne Abadie, était allée pour chercher du bois mort à la grotte Massabielle, sur la rive gauche du Gave, près de la ville de Lourdes ; tout à coup, elle sent autour d'elle tous les objets'agiter avec bruit, comme soulevés subitement par un vent violent, alors que, contrairement à ce qu'elle éprouvait, elle voyait ces mêmes objets tranquilles et immobiles. Comme elle jetait les yeux ici et là, voilà que, dirigeant par hasard ses regards vers la grotte, elle aperçoit une Dame, d'un aspect beaucoup plus noble que celui d'un être humain. Cette Dame avait 1-e front ceint d'un voile blanc tombant doucement des deux côtés autour des épaules, était vêtue d'une robe plus blanche que neige avec une ceinture bleue nouée simplement autour de la taille, et dont les extrémités descendaient séparément vers les pieds, et elle tenait à la main un chapelet.

    Frappée de stupeur devant une telle apparition, l'enfant, se croyant en proie à des hallucinations, recourut au signe de la croix, le moyen de défense le plus sûr contre les pièges du démon. Mais elle n'avait pas eu le temps de le faire que, de son côté, la pieuse Mère se signait et, déroulant le chapelet entre ses doigts, incitait l'enfant, par son exemple, à la récitation du rosaire. Elle fit de même dans 3es autres apparitions qui furent au nombre de dix-huit. Mais, le jour de l'apparition suivante, la jeune fille, redoutant dans la simplicité de son cœur une ruse diabolique, jeta de l'eau bénite vers la Dame. La bienheureuse Vierge, souriant doucement, lui montra un visage encore plus bienveillant.

    Lors de la troisième apparition, elle invita Bernadette à venir à 3a grotte pendant quinze jours, et, s'entretenant fréquemment avec elle,, l'exhorta à prier pour les pécheurs, à baiser la terre, à faire pénitence ; elle lui commanda ensuite d'aller annoncer aux prêtres qu'il fallait édifier en ce lieu une chapelle où l'on devait venir en solennelles processions de supplication. Elle lui prescrivit en outre de boire de l'eau de la source qui restait encore cachée sous terre, mais qui allait bientôt jaillir, et de s'y laver. Enfin, en la fête qui rappelle le jour où Marie fut saluée par l'ange, la Bienheureuse Vierge, comme l'enfant lui demandait son nom avec insistance, joignit les mains contre sa poitrine, remua les yeux et les dirigea vers le ciel, puis, se penchant un peu vers la jeune fille : « Je suis, lui dit-elle, l'Immaculée Conception. »

    Pendant ce temps, d'autres prodiges se produisirent, à l'étonnement de tous : car, outre la fontaine qui avait jailli du sol, et qui rendit la s-anté à de nombreux malades qui ont bu de son eau, un cierge allumé ne brûla aucunement les doigts de l'enfant, laquelle, ravie en extase, semblait presque avoir acquis une autre nature 'et ressemblait à un ange. Le bruit des faveurs qui, disait-on, avaient été obtenues par les fidèles dans La Grotte pa*r les- fidèles se répandait, et l'afflux des hommes que la sainteté du lieu attirait à la Grotte Massabielle augmentait de jour en jour. C'est pourquoi, poussé par le bruit des prodiges et par la candeur de Bernadette, l'évêque de Tarbes, après avoir procédé à une enquête juridique, la quatrième année après les événements rappelés plus haut, prononça le 18 janvier le jugement suivant : « L'Immaculée Mère de Dieu a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et jours suivants... et cette apparition... les fidèles sont fondés à la croire certaine. » Aussi il permit d'honorer dans cette même grotte la Vierge immaculée.

    Mais, en raison de ces apparitions étonnantes et du concours, de jour en jour plus fréquent, des foules de toutes les rég-ions.du monde'Catholique vers la grotte, l a.'Servante de Dieu dut supporter beaucoup de difficultés et de peines, principalement de la part de «l'autorité civile, sous le prétexte de la tranquillité publique. Et comme, en raison de nouveaux prodiges surnaturels, grandissait de plus en plus dans la foule le désir de voir une jeune fille qui avait été l'objet d'un si grand privilège, le curé du lieu employa ses efforts pour la soustraire à tous les visiteurs. Il la fît a,dmefctre c o m m e p e n s i o n n a i r e a l'hospice que dirigeaient â Lourdes les Sœurs de la Charité et de l'Instruction chrétienne de Nevers. Là, l'enfant reçut pour la première fois, le 3 juin, avec une piété angélique, la sainte Eucharistie, acte auquel elle s'était préparée avec un grand soin. Là encore, pendant six ans, elle s'appliqua avec ardeur à l'étude et à la pratique de la religion et des connaissances humaines, et se dévoua au service et au soulagement des malades. Sur ces entrefaites, elle fit une grave maladie et fut abandonnée par les médecins ; mais, ayant pris quelques gouttes d'eau puisées à la source miraculeuse, elle recouvra aussitôt la santé, sans cependant qu'elle dût jamais connaître une santé parfaite, principalement à cause d'un asthme qu'elle supporta constamment avec égalité d'âme, jusqu'à la fin de ses jours.

    Par la suite, en 1864, sur le conseil et par l'autorité de l'évêque de Nevers, qui avait déjà traité avec elle de son accès à la vie religieuse et aplani les difficultés rencontrées, elle sollicita avec instance son admission chez les Sœurs de Nevers dont il a été parlé plus haut. Cependant, à cause de son mauvais état de santé, elle dut rester pendant deux années encore dans l'hospice de Lourdes. Elle s'y comportait comme une religieuse et y soignait les malades avec dévouement. Réalisant enfin son vœu, au mois de juillet 1866, elle salua une dernière fois et abandonna, pour suivre le divin appel, la Grotte de Massabielle et l'hospice où elle avait été formée, l'un et l'autre particulièrement chers à son cœur. Elle se rendit à Nevers et entra au Noviciat avec une grande joie. Le lendemain, sur l'ordre de la supérieure, devant toutes le. Soeurs, elle raconta avec candeur et simplicité chacune des apparitions dont l'Immaculée Mère de Dieu avait daigné la favoriser, relatant surtout, d'une manière admirable, celle dans laquelle la Mère de Dieu avait fait connaître son nom. Dorénavant, elle ne parla plus de ces apparitions, à moins qu'elle n'y fût forcée par l'obéissance.

    Après avoir reçu le saint habit et commencé son noviciat avec une grande ferveur, elle fut atteinte d'une maladie mortelle ; pour ce motif, elle prononça in extremis sa profession religieuse. Plus tard, ayant recouvré la santé et terminé l'année de noviciat, elle î e n o u v e l a l'émission de ses vœux et la compléta régulièrement le 30 octobre 1867, prenant désormais le nom de Sœur Marie-Bernard.

    A cette époque, elle se montra un modèle, non seulement dans l'observance de la discipline régulière, mais encore dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes, de l'obéissance en particulier. Elle refréna courageusement la vivacité de caractère dont elle avait hérité, se montra toujours gaie et affable avec ses compagnes, supporta avec une patience singulière les observations, les difficultés et les nombreuses et constantes humiliations. Mais, toujours humble et obéissante, jamais elle ne se plaignit quand elle se trouvait en butte à l'adversité ou aux inimitiés ; elle recevait de bon gré les avertissements et i e s punitions, bien qu'imméritées, exécutait ponctuellement tous les ordres, même s'il en résultait pour elle un grave dommage. Soit quand elle était attachée au service de l'infirmerie -et des malades, soi£ lorsqu'elle avait à s'occuper de la sacristie, elle s'appliqua toujours, bien que malade elle-même, à exécuter avec le plus grand soin Les tâches qui lui étaient confiées. -Gardienne rigide du silence, elle brilla éminemment par son ingénuité, sa modestie et l'innocence de ses mœurs et conserva dans sa blancheur, jusqu'à la mort, la robe de l'innocence qu'elle avait reçue au baptême. Désirant la vie cachée, quoique son nom fût célèbre hors de son c o u v e n i dans le monde entier, elle n'eut rien tant à cœur que d'échapper aux regards des hommes. Pour ce motif, elle s'efforçait d'éviter la présence des étrangers qui accouraient pour la voir. Elle ne se rendait jamais au parloir que par obéissance, ell-e se garda taujours pure de tout sentiment de vaine gloire.

    Dans cette pratique héroïque de toutes les vertus, ainsi que Nous l'avons dit, au milieu des rudes souffrances causées par les maladies, elle trouvait force et consolation dans l'ardent amour qui l'enflammait à l'égard de la Passion de Notre-Seigneur, de i a sainte Eucharistie et de la Vierge immaculée. C'est ainsi qu'elle parvint à l'année 1878, au cours de laquelle, le 22 septembre, elle prononça ses vœux perpétuels avec les plus grandes joies de l'âme. Mais l'année suivante, au mois d'avril,- la maladie dont elle souffrait allant croissant, affligée par d'autres épreuves douloureuses qu-i devaient faire d'elle une victime plus pure, le 16 de ce mois elle se trouva à toute extrémité ; elle reçut avec une très grande piété les sacrements de l'Eglise et, après avoir invoqué avec humilité le secours de la Vierge immaculée, son âme s'envola d'une façon très paisible vers les noces du céleste Agneau qui paît au milieu des fis. Elle laissait derrière elle un grand renom de vertu et de sainteté. Ce renom, le Dieu tout-puissant daigna le confirmer à maintes reprises par des prodiges célestes dont il avait voulu honorer sa Servante même de son vivant.

    En effet, lorsque se répandit le bruit de la mort de Sœur Marie-Bernard, toute la ville de devers en fut émue ; les habitants commencèrent à accourir en groupes pour voir le corps qui resta flexible et comme vivant, gardant sa couleur naturelle et n'exhalant aucune odeur pénible, même au bout de quatre jours. Tous proclamaient sainte la vierge qui était morte et se recommandaient à ses prières.

    Après des funérailles faites dans la form-e qui convenait, le corps, porté comme en triomphe, fut déposé dans l'oratoire Saint-Joseph, à l'intérieur des murs du monastère de Nevers. Le tombeau de Sœur Marie-Bernard devint bientôt glorieux en raison de nombreux prodiges et des visites continuelles de nombreux fidèles. On disait, en effet, que, par l'intercession de sa vénérable Servante de Dieu avait opéré plusieurs guérisons tout à fait étonnantes de redoutables maladies.

    Aussi commença-t-on à discuter près de la S. Congrégation des Rites sur l'attribution à Marie-Bernard Soubirous des honneurs rendus aux saints, et une fois les procès régulièrement instruits par l'autorité de l'Ordinaire, Pie X, Notre prédécesseur de sainte mémoire, en vertu d'un décret en date du 13 août 1913, signa la Commission d'introduction de la Cause. Immédiatement après furent instruits, par l'autorité apostolique, les procès sur les vertus et les miracles de la vénérable Servante de Dieu, grâce surtout au zèle de Notre cher fils Louis Copéré, alors procureur général de la Société de Marie et postukiteur de la Cause, et toutes les prescriptions de droit ayant été observées, Nous-même, en l'an 1923, le 18 novembre, Nous avons reconnu solennellement Phéroïcité des vertus de la Servante de Dieu. Suivit le procès sur les miracles que l'on disait avoir été opérés par Dieu à la suite de l'intercession de sa Servante. Deux d'entre eux, proposés en vu? de sa béatification, furent examinés et discutés dans un procès très sévère, et Nous-même, en vertu de Notre autorité suprême, Nous Nous prononçâmes à leur sujet. Par un décret en date du l" mai 1925, Nous déclarâmes solennellement qu'il constait pleinement de la guérison instantanée et parfaite d'Henri Boisselet, atteint de péritonite tuberculeuse de forme aiguë, avec occlusion intestinale, et de la guérison instantanée et parfaite de Sœur Mélanie-Marie Meyer, de la Congrégation de la Divine Providence, atteinte d'un ulcère à l'estomac.

    Une fois sanctionnée l'héroïcité des vertus de la vénérable Marie-Bernard et publié le décret sur les deux miracles rapportés ci-dessus, il ne restait plus à discuter, pour compléter la série des actes du procès, qu'une seule question : si l'on pouvait en toute sûreté procéder à la béatification solennelle de la Servante de Dieu. C'est pourquoi, le « doute » ayant été proposé par le cardinal Antoine Vico, d'illustre mémoire, évêque de Porto et Sainte-Rufine, préfet de la S. Congrégation des Rites et ponent de la Cause, dans la Congrégation générale tenue en Notre présence, au Palais du Vatican, le 12 mai de la même année, tous ceux qui s'y trouvaient, tant les cardinaux que les officiers consulteurs, donnèrent à l'unanimité un suffrage affirmatif. Pour Nous, voulant implorer plus ardemment le secours de la lumière d'en haut, Nous avons différé de faire connaître Notre jugement. Cependant, nous décidâmes de le rendre public peu de temps après, et, le 2 du mois suivant, après avoir offert aussi pieusement que possible l'Hostie pacifique, ayant mandé et fait venir le cardinal Vico, déjà nommé, et le secrétaire de la S. Congrégation des Rites, Alexandre Verde, actuellement cardinal de La Sainte Eglise Romaine, et Ange Maria ni, de pieuse mémoire, promoteur général de la foi. Nous décrétâmes, en vertu de Notre autorité apostolique, qu'il pouvait être procédé en toute sûreté à la béatification solennelle de la vénérable Servante de Dieu Sœur Marie-Bernard. Les solennités de la béatification eurent lieu en cette même année expiatoire, le 14 juin, dans la Basilique patriarcale vaticane, au milieu d'un grand concours de peuple, empressé et joyeux.

    L'année suivante, comme on parlait d'autres miracles du Dieu tout puissant, obtenus, disait-on, après recours au patronage de la bienheureuse Marie-Bernard, le 9 juin, la Cause fut reprise par l'entremise zélée de Notre cher Fils Jules Grimai, assistant et procureur général de la Société de Marie et - n o u v e a u p o s t u l a t e u r de cette même Cause ; deux guérisons prodigieuses, qui s'étaient produites 'l'une à Nevers, l'autre à Lourdes, furent choisies pour obtenir sa canonisation. C'est pourquoi, des procès ayant été instruits tant à Nevers et à Carthage que près de la curie épiscopale de Ta-rbes, la S. Congrégation des Rites rendit un décret favorable touchant Leur valeur juridique.

    La La première guérison se produisit à Never.s. Notre vénérable Frère, Alexis Lemaître, archevêque de Carthage et originaire du diocèse de Nevers, souffrait depuis plus de dix ans d'une grave infection amibienne qu'il avait contractée alors qu'il remplissait antérieurement les fonctions de vicaire apostolique dans les régions tropicales. C'est en vain, que plusieurs traitements médicaux avaient été suivis, et la maladie, s'aggravant de jour en jour, fut déclarée incurable de l'avis des médecins. Mais, trois mois environ après la béatification de la bienheureuse Marie-Bernard, le prélat se trouvant à Nevers où était célébré un triduum solennel, voulut assister à la translation du corps de Ta Bienheureuse, et tandis que beaucoup priaient pour sa guérison,. instantanément il se trouva parfaitement rétabli de telle sorte que, dans la suite, il eut le bonheur de bénéficier sans arrêt, depuis plusieurs années déjà, d'une santé très florissante et de la pleine vigueur de ses forces dans un genre de vie aussi actif que précédemment, comme l'attestent à l'évidence les experts, nommés d'office, et aussi plusieurs témoins.

    Le second miracle se produisit à Lourdes. Une religieuse de l'Institut des Sœurs du Bon-Pasteur, du nom de Marie de Saint-Fidèle, dans le siècle Aimée Baugé, atteinte de diathèse tuberculeuse, subit avec succès l'opération de Pappendicite, au mois d'août Ï926. Deux mois après, des symptômes d'une autre maladie de nature tuberculeuse commencèrent à la faire souffrir au genou droit et à l'épine dorsale. Dans cette dernière partie surtout, le mal prit une telle gravité que le médecin traitant déclara la guérison impossible par Tes seules forces de la nature, sinon, peut-être. après un long espace de temps. Ce jugement, comme il résulte des pièces du procès, se trouva pleinement confirmé. Mais, comme l'état de la malade empirait et que les remèdes employés ne produisaient aucun effet, la supérieure des religieuses et la malade elle-même jugèrent qu'il fallait recourir au secours divin ; on invoqua le patronage de la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous. C'est pourquoi une neuvaine de prières en son honneur fut commencée, le 2 février 1928, par toute la communauté, dans la chambre même de la malade, devant une image de la Bienheureuse ; des reliques d'elle furent aussi appliquées sur l'épine dorsale et le genou de la Sœur malade. Celle-ci, le cinquième jour de la neuvaine, à 6 heures du soir, se sentit subitement guérie, alors que les douleurs dans l'épine dorsale et le genou avaient disparu. Le lendemain matin, elle peut quitter le lit, et, afin de bien prouver sa parfaite guérison, elle voulut non seulement qu'on la palpât, mais encore qu'on lui donnât des coups vigoureux sur le dos ; elle tint même à exécuter quelques sauts. Le médecin traitant et les autres experts médicaux l'examinèrent avec beaucoup de soin, et, n'ayant trouvé aucune trace de maladie, ils nièrent, d'un commun accord, que cette guérison pût être attribuée aux forces naturelles, et ils reconnurent le miracle.

    De cette double guérison, dont Notre cher Fils Alexandre Verdc, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, était le ponent ou rapporteur, il fut discuté dans trois Congrégations, selon le droit en vigueur ; la dernière, appelée Congrégation générale, se tint près de Nous le 16 mai de l'année courante. Dans cette Congrégation, le « doute » fut proposé par le susdit cardinal rapporteur sur l'existence, la nature et l'évidence de miracles obtenus depuis l'admission de la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous à la vénération publique, dans le cas et en vue de l'effet dont il était question. Tant les cardinaux que les officiers et les consulteurs de la S. Congrégation des Rites exprimèrent leur avis. Pour Nous, après avoir recueilli tous les avis, Nous différâmes le prononcé de Notre jugement, afin d'implorer le secours des lumières de la Sagesse céleste. Le dernier jour du mois de Marie (31 mai ), après avoir mandé Nos chers Fils,. les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, Camille Laurenti, préfet de la S. Congrégation des Rites, et Alexandre Verde, ponent de la cause, ainsi que Nos chers Fils Alphonse Carinci, secrétaire de la même Congrégation, et Salvator Natucci, promoteur général de la foi, après avoir offert pieusement le saint sacrifice de la messe, Nous décrétâmes qu'il constait pleinement de deux miracles opérés par Dieu, sur l'intercession de la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous, à savoir : de la guérison instantanée et parfaite tant du R. P. Alexis Lemaitre archevêque de Carthage, d'une grave infection amibienne chronique. que de Sœur Marie de Saint-Fidèle, d'une affection tuberculeuse de l'épine dorsale et du genou droit. Cette sentence, Nous- ordonn âmes qu'elle fût rendue publique et qu'elle figurât dans ï e s Actes de la S. Congrégation des Rites.

    Pour que l'on atteignit enfin le but souhaité, c'est-à-dire la canonisation de la Bienheureuse, il ne restait plus qu'à discuter le # doute » qu'on appelle de tuto. Cette formalité juridique ayant été accomplie, Nous-même, le 2 juillet de cette même année, en la fête de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, en présence des cardinaux ci-dessus nommés et des principaux officiers de la S. Congrégation des Rites, en vertu de Notre autorité suprême, Nous décrétâmes : il peut être procédé en toute sûreté à la canonisation solennelle de la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous, et Nous prescrivîmes aussi de publier ce décret et de l'insérer dans les Actes de la S. Congrégation des Rites. Toutes choses ayant été faites ainsi qu'il vient d'être dit, soucieux de conserver l'ordre établi par Nos prédécesseurs dans une affaire d'une si grande importance, Nous avons réuni en premier lieu Nos frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, le 16 octobre dernier, près de Nous, en un Consistoire secret. Dans cette assemblée, selon l a coutume,, après que Notre cher Fils Camille, cardinal Laurenti, dont Nous avons parlé plus haut, eût fait un rapide exposé de la vie, des vertus et des miracles tant de la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous que de la bienheureuse Jeaune-Antide Thouret, l'une et l'autre vierges, et de tous les Actes que la même S. Congrégation des Rites avait jusqu'alors admis et approuvés dans ces deux Causes de béatification et de canonisation, Nous avons demandé et recueilli las votes de chacun des cardinaux présents, et ces mêmes cardinaux ont fait connaître leur avis : à savoir qu'il convenait de procéder à la canonisation solennelle de ces Bienheureuses.

    Au Consistoire public qui se tint le 19 du même mois dans la salle située au-dessus du portique de la Basilique vaticane, Nos chers Fils les avocats de Notre salle consistoriale, Auguste Milani, parlant de la bienheureuse Marie-Bernard, et Vincent Sacconi, parlant de la bien-heureuse Jeanne-Antide, ont prononcé un bref discours et fait des instances, selon la coutume, en faveur de leur canonisation. Pour Nous, encore que Nous eussions exprimé un ardent désir de décerner à ces Bienheureuses les honneurs des autels, cependant afin que toutes les règles, si graves en cette matière, fussent observées selon l'usage, Nous déclarâmes que Nous ne ferions pas connaître Notre sentence pontificale, laquelle est infaillible, avant que dans un prochain Consistoire semipublic, Nos Frères, les cardinaux, pour la seconde fois, et tous ceux qui devaient y participer, : patriarches, archevêques, évêques et Abbés nullius, Nous eussent chacun donné leur avis. En attendant, Nous exhortâmes instamment les fidèles du monde chrétien à prier sans arrêt pour Nous obtenir de l'Esprit-Saint le Paraclet, l'abondance de la lumière d'en haut.

    En conséquence, Nous fîmes envoyer à chacun de Nos Vénérables Frères, dont il a été parlé plus haut, l'abrégé de la vie, des vertus et des miracles des bienheureuses vierges Marie-Bernard Soubirous et Jeanne-Anlidc Thouret, ainsi que des actes de leurs Causes, afin que, l'affaire étant connue et ayant été mûrement pesée, ils pussent porter un jugement et Nous le communiquer. Le 10 novembre dernier, Nous les avons tous convoqués, à cette fin, en un Consistoire semi-public qui devait se tenir en Notre présence au palais du Vatican. Nous Nous y sommes adressés à eux et Nous leur avons demandé ce qu'ils pensaient des deux Causes qui leur avaient été proposées et quelles observations ils avaient à Nous faire. Une fois les « votes » de chacun recueillis, Nous Nous sommes vivement réjoui en voyant que tous partageaient Notre avis : à savoir que Nous pouvions décerner sans délai à ces Bienheureuses les honneurs suprêmes réservés aux Saints. Nous Nous en sommes félicité encore plus du fait qu'il Nous était donné d'accomplir un tel acte en cette année de propitiation, consacrée particulièrement au souvenir de la divine Rédemption du genre humain. En conséquence, le 8 décembre suivant, consacré à l'Immaculée Conception de la Mère de Dieu, fut choisi par Nous pour célébrer, Dieu aidant, la canonisation de la bienheureuse Marie Bernard Soubirous dans la Basilique vaticane ; quant à la canonisation de la bienheureuse Jeanne-Antide Thouret, Nous l'avons fixée au 14 janvier de l'année prochaine. En attendant, Nous exhortâmes instamment tous ceux qui étaient présents et tous les fidèles à adresser à Dieu de ferventes prières pour que, dans une affaire de tant d'importance, la grâce de la lumière divine ne Nous fît pas défaut. Et Nous primes soin de charger, sous la forme habituelle, Nos chers Fils les protonotaires apostoliques, qui se trouvaient là, de dresser un procès-verbal de tous ces Actes.

    Lorsque est arrivé le jour, très désiré par Nous, que Nous avions fixé pour décerner à la messagère de la Vierge immaculée les honneurs réservés aux habitants des cieux, des rangs nombreux de membres du clergé, tant séculier que régulier, les prélats et les officiers de la Curie romaine, ainsi que Nos vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, les patriarches, archevêques, évéques et Abbés, sont accourus dans la Basilique vaticane, magnifiquement ornée et remplie d'une grande foule de fidèles, alors que tous ceux-ci Nous précédaient au chant de pieuses supplications, Nous aussi Nous avons fait Notre entrée solennelle dans la Basilique. Après avoir adoré le Saint Sacrement, Nous avons gagné Notre chaire et Nous y avons pris place. Alors, Notre cher Fils Camille, cardinal Laurenti, préfet de la SS. Congrégation des Rites et procureur de cette canonisation, à la suite de la plaidoirie de Notre cher Fils Auguste Milani, avocat de notre Salle consistoriale, Nous a exprimé avec instance le souhait et la prière d'inscrire au catalogue des saints de Notre-Seigneur Jésus-Christ la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous et de proclamer qu'elle est une Sainte que doivent vénérer tous les fidèles du Christ. Après que le cardinal susdit nous eût adressé cette demande, une deuxième, puis une troisième fois, c'est-à-dire plus instamment et très instamment, par le susdit avocat de la Salle consistoriale, les célestes lumières du Saint-Esprit ayant été implorées de nouveau et avec une ferveur plus grande, Nous-même, en tant que Maître suprême de l'Eglise catholique, Nous avons rendu une sentence infaillible dans les termes suivants :

    En l'honneur de la très sainte et indivisible Trinité, pour l'exaltation de la foi catholique et pour l'accroissement de la religion chrétienne, par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre, après mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l'avis de Nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, les patriarches, les archevêques et évêques se trouvant à Rome, Nous déclarons et définissons que la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous est Sainte et Nous l'inscrivons dans le catalogue des Saints, prescrivant à toute l'Eglise d'honorer avec piété et dévotion sa mémoire, parmi les vierges canonisées, chaque année, le 16 avril, jour de sa naissance au ciel. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

    Une fois la formule de canonisation solennellement prononcée ex cathedra, acquiesçant aux prières que Nous avait adressées le susdit avocat consistorial, au nom du cardinal procureur, Nous avons prescrit l'expédition de ces Lettres décrétales sub plumbo relatives à cette même canonisation : Nous avons ordonné qu'il en fut dressé acte par les protonotaires apostoliques pour en perpétuer la mémoire. En outre, pour ce bienfait insigne, Nous avons rendu grâces du fond du cœur, en union avec tout le peuple présent, au Dieu tout-puissant ; puis, Nous avons invoqué pour la première fois la protection de la nouvelle Sainte auprès de Dieu. Après quoi, très affectueusement, Nous avons accordé à tous les fidèles présents l'indulgence plénière.

    Nous avons ensuite offert le saint sacrifice de la messe selon le rite solennel. Après lecture de l'Evangile, adressant au clergé et au peuple une homélie, Nous avons prononcé un bref éloge de sainte Marie-Bernard, éloge que, volontairement, Nous avons fait rejaillir sur la Vierge immaculée, à sa louange et à sa gloire. Marie, en effet, a aimé la vertueuse jeune fille d'une façon si maternelle qu'elle a daigné lui apparaître et confier à celle qui n'était qu'une humble gardeuse de moutons la mission et de publier ses privilèges et d'appeler Les hommes à la pénitence.

    « Nous avons en outre, disions - Nous, le vif désir que des prières ardentes soient adressées à l'Immaculée Mère de Dieu et à sa Servante pour tout l'univers catholique, afin que tous puissent •bénéficier, durant l'Année Sainte, des bienfaits de la divine Rédemption que le Christ Notre-Seigneur nous a obtenus par son sang, et pour que tous aussi obtiennent cette paix que le monde ne peut pas donner, cette paix qui consiste dans la tranquillité de l'ordre et qui s'acquiert par l'accomplissement fidèle des préceptes chrétiens.

    Plaise à Dieu — Nous le lui demandons par l'intercession de l'Immaculée Vierge Marie et de sa très fidèle servante Marie-Bernard Soubirous — que nous éprouvions toujours en nous les fruits de sa Rédemption par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. »

    Après avoir lu cette homélie, Nous avons accordé à tous les assistants une nouvelle Bénédiction apostolique avec les indulgences accoutumées, puis, avec l'aide de Dieu, Nous avons terminé la célébration de la messe pontificale.

    Ainsi donc, au moment où Nous achevons de réaliser les desseins de la Bonté divine, Nous considérons avec émotion les richesses spirituelles que Dieu lui-même dispense si généreusement aux hommes de bonne volonté. En effet, en cette année jubilaire, que Nous avons voulu dédier au souvenir dix-neuf fois séculaire de la Rédemption des hommes, Notre très miséricordieux Rédempteur ne se contente pas de nous accorder Le pardon de nos péchés et la paix, mais encore il nous engage et nous attire par des attraits multiples à la perfection de la sainteté. Et en vérité, la sainteté n'est-elle pas le plus beau fruit de la Rédemption ? Voici qu'aujourd'hui il Nous a été donné de couronner le front, pur comme la neige, d'une jeune fille jadis ignorante, que le monde destinait sans aucun doute à l'oubli. Mais Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a vaincu le monde, choisit constamment ce qui est insensé selon Je monde pour confondre les sages et ce qui est faible selon le monde pour confondre les forts. Illuminée par cette lumière éclatante de la souveraine Justice, la bienheureuse Reine des anges et de tous les saints triomphe ; sa conception exempte de toute souillure est un dogme que le Christ avait précédemment défini par son Vicaire sur la terre ; il l'a ensuite confirmé d'une manière éclatante par l'intermédiaire d'une enfant ignorante et simple, devenue la Messagère des miséricordes qu'il daigne nous accorder toutes par l'intercession toute-puissante de sa Mère. C'est pourquoi Nous le lui demandons, que sainte Marie-Bernard, que Nous avons inscrite aujourd'hui au rang des saintes vierges, adresse pour Nous, et pour toute l'Eglise du Christ, de ferventes prières à l'Immaculée Mère de Dieu.

    Heureuse terre, qui a produit une telle et si belle fleur de sainteté ! Heureuse Congrégation des Sœurs de Nevers, qui conserve religieusement le très suave parfum de cette fleur ! Heureuse Eglise catholique, à l'autorité de qui ne manquent à aucune époque des témoignages de sainteté !

    C'est pourquoi, après avoir mûrement pesé tout ce qu'il y avait lieu de considérer, de science certaine, tout ce que Nous avons rappelé précédemment, dans l'ensemble comme en détail, en vertu de la plénitude du pouvoir apostolique, Nous le confirmons, le validons, et de nouveau Nous l'établissons et le décrétons, et Nous le faisons connaître à toute l'Eglise catholique. Nous voulons en outre que des transcriptions ou copies, même imprimées, de ces Lettres décrétales, mais signées de la main d'un notaire apostolique et munies de son sceau, obtiennent exactement le même crédit que celui dont jouiraient les présentes Lettres si elles étaient présentées ou montrées. Mais si quelqu'un osait altérer Nos présentes Lettres qui définissent, décrètent, imposent et expriment Notre volonté, ou encore, par une téméraire audace, y c o n t r e v e n i r o u y p o r t e r a t t e i n t e, que celui-là sache qu'il encourra lu colère du Dieu tout - puissant et celle des saints apôtres Pierre et Paul.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, l'an du Seigneur 1933 le 8 décembre, en la fête de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, la douzième année de Notre Pontificat,

    Moi PIE, évêque de l'Eglise catholique.

    t Moi JANVIER, évêque d'Ostie et d'Albano, cardinal GUANITO DI BIÎLMONÏE, doyen du Sacré-Collège.

    Fr. TH. P I U S 0. P. card. BOGGIANI,

    cancelîarius S. E. E.

    DOMINICUS JORIO, protonotarius apostolicus.

    DOMINICUS SPOLVERINI, protonotarius apostolicus.

    Can. ALFRIDUS LIBERATI, cane. apost. adiutor a studiis.

    ALFRIDUS MARINI, Scriptor apostolicus.

    t Moi MICHEL, évêque de Tusculum, cardinal LEGA.

    t Moi DONAT, évêque de Sabine et Poggio-Mirteto, cardinal

    SBARRETTI.

    t Moi Fr. THOMAS-PIE, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, évêque de Porto et Sainte-Rufine, cardinal BOGGIANI.

    t Moi Louis, évêque de Palestrina, cardinal SINCERO.

    t Moi HENRI, évêque de Velletri, cardinal GASPAIIHI.

    Etc., etc.

    Fr. TH.-PIE, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, cardinal BOGGIANI,

    chancelier de la Sainte-Eglise Romaine.

    CAMILLE, cardinal LAURENTI, préfet de la S. C. des Rites. DOMINIQUE JORIO, protonotaire apostolique.

    DOMINIQUE SPOLVERINI, protonotaire apostolique, Can. ALFRED LIBERATI, aide de bureau de la Chancellerie apostolique. ALFRED MARINI, scriptor apostolique.

    HOMILIA

    in sollemni canonizatione Beatae Joannae Antidae Thouret, virginis, in Basilica Vaticana die XIV mensis JanuariL anno sacro MDCCCCXXXIV habita.

    VENERABILES FRATRES, DILECTI FILII,

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

    Lire la suite de Lettres et allocutions (1933-1934)

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