Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Lettres et allocutions (1914-1918) · Benoît XV

    Lettre à Mgr Schoepfer, évêque de Tarbes et Lourdes (1914)

    BENEDICTUS PP. XV

    Lettre ms ' Schoeffer, évêque de "Tarbes et Lourdes Benoit XV, Pape Vénérable frère, salut et bénédiction apostolique.

    Il y a quelques jours, Notre très cher Fils le cardinal Janvier Granito Pignatelli di Belmonte Nous a rapporté, — ce que déjà Nous avaient appris les feuilles publiques et les récits de plusieurs, — à savoir à quel point a été parfait et splendide le succès du Congrès eucharistique présidé par lui en qualité de Légat de Pie X, Notre prédécesseur de sainte mémoire, à quel point aussi ce succès autorise les plus consolantes espérances.

    Nul d'ailleurs n'en saurait être étonné parmi ceux qui ont été témoins de la foi et de la charité que, sur cette terre vraiment sainte, on voit jaillir si ardentes au sein des foules; nul n'en saurait être étonné non plus, Vénérable Frère, parmi ceux qui connaissent et votre activité et votre zèle, comme aussi le zèle et l'activité des hommes d'élite qui, avec vous, se sont employés à préparer ce Congrès.

    Cette double cause de succès Nous est certes connue, et Nous aimons, non sans une sorte de vive nostalgie, à Nous souvenir de l’an dernier, où il Nous fut donné de passer quelques jours auprès de ce très illustre sanctuaire de l'immaculée Mère de Dieu, et d'y goûter, dans une suite ininterrompue de cérémonies solennelles, des consolations d'une suavité que Nous n'avions pas encore ressentie. Aussi désirions-nous retourner le plus tôt possible à Lourdes, ce Trône des miséricordes de Marie. Mais puisque il a plu au Dieu tout-puissant de Nous élever sans mérite de Notre part au faîte du Siège apostolique, contentons-Nous de la consolation d'avoir fait une fois ce Pèlerinage qu'aucun de Nos prédécesseurs n'avait encore eu le bonheur d'accomplir.

    Or donc, puisque de tous les maux dont souffre la société humaine le principe n'est autre que son éloignement du Christ, et puisque par Marie Ton va à Jésus par une voie directe et comme raccourcie, Nous souhaitons tout particulièrement que les travaux en l'honneur de la très sainte Eucharistie auxquels on s'est livré au cours de ce récent Congrès, aient pour effet de rendre, sous le patronage de la Vierge de Lourdes, le culte de l'auguste Sacrement de nos autels, de jour en jour plus fervent, et sa réception plus fréquente dans l'univers tout entier. Que ce résultat soit obtenu surtout en France, cela semble nature', et, pour Notre part, Nous le souhaitons vivement, car non moins qu'à Nos prédécesseurs le salut et la prospérité de la Nation française Nous

    BENEDICTUS PP. XV.

    tiennent à cœur. Du reste, ce que le cardinal Légat Nous a relaté dos éclatantes manifestations de piété des nombreux congressistes envers la divine Eucharistie et envers la bienheureuse Mère de Dieu, comme aussi ce qu'il Nous a dit des résolutions prises en commun pour répandre partout cette piété, Nous est un gage certain de l'heureuse réalisation de Nos désirs.

    En terminant, Vénérable Frère, Nous honorons de l'éloge qu'il mérite et votre zèle et celui de ceux qui, avec vous, ont organisé ces assises eucharistiques. Et, comme gage des faveurs célestes et en témoignage de Notre paternelle bienveillance, Nous vous accordons très affectueusement, à vous et à tous ceux qui ont assisté au Congrès, la Bénédiction apostolique.

    Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 24 du mois de septembre 1914, de Notre Pontificat la première année.

    BENOIT XV, PAPE.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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