Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Lettres et allocutions (1909-1912) · Saint Pie X

    Lettre du 14 mars 1910 au cardinal Coullié

    Em* le cardinal Goufiié, archevêque de Lyon.

    CHER FILS, SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE.

    Les faits hostiles et outrageants envers la sainte Eglise récemment survenus à Rome, alors que les troupes fédérées de l'impiété célébraient l'anniversaire d'un homme particulièrement infâme, ont certainement •apporté à Notre âme, déjà accablée de tant de soucis, le surcroît d'une peine profonde. Nous avons vu un tel excès de liberté donné dans la Ville Sainte aux ennemis de la croix du Christ, que la majesté du Pontificat romain et la sainteté de la religion catholique ont pu être ouvertement bafouées dans l'éclat des invectives d'une incroyable audace, et, chose plus douloureuse encore, au grand scandale de la jeunesse et de la foule ignorante. Cependant, par la grâce du Dieu des miséricordes, qui sait tempérer de consolations opportunes l'amertume des événements et qui a coutume de tirer le bien du mal, il s'est trouvé que, pendant ces jours mauvais, les catholiques, émus jusqu'au fond de l'âme devant de semblables indignités, Nous ont envoyé, de toutes parts, les témoignages les plus magnifiques de leur piété filiale et de leur respect, et ont ainsi apporté à Notre chagrin un adoucissement dont Nous avons senti tout le prix. Dans l'accomplissement de ce devoir, nul ne fut plus empressé que vous, Notre très cher Fils, qui, dans une lettre débordante d'affection, Nous promettiez, au nom de votre diocèse comme en votre propre nom, la plus indéfectible fidélité. Et pendant qu'avec la France catholique tout entière vous donniez d'illustres témoignages de cette fidélité, au milieu de mille maux supportés pour la sainte Eglise avec une fermeté admirable, voici que vous avez eu la délicatesse de Nous apporter la joie bien douce de vos consolations et des souhaits que vous formiez pour Nous à l'occasion de Notre fête patronale. De tout cela, Nous vous remercions, et du plus intime de Notre âme, Notre très cher Fils, en vous accordant bien affectueusement, à vous-même, ainsi qu'à votre clergé et à votre peuple, la Bénédiction apostolique, gage des bienfaits de Dieu et témoignage de Notre particulière tendresse.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 14 mars 1910, de Notre Pontificat la septième année.

    PIE X, PAPE. [Sam. rei. Ae Lyon, mars 4910.1

    EPISTOLA

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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