Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Lettres et allocutions (1885-1890) · Léon XIII

    Lettre apostolique sur un siège archiépiscopal

    ARCHIEPISCOPAL

    LÉON, ËVÊQUE SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU Pour en perpétuer la mémoire,

    La charité maternelle de l'Eglise, bien que répandue également sur tout le genre humain, et merveilleusement soucieuse de toutes les nations, cependant a coutume de regarder avec un sentiment particulier de miséricorde celles que la violence ou l'erreur ont arrachées des bras de l'Evangile. Il n'y a rien de si grave que de voir les ténèbres renaissantes de la superstition aveugler ceux à qui une grâce éclatante et un bienfait de Dieu avaient fait briller la lumière de la vérité; il n'y a rien de si malheureux que de retomber dans la mort après avoir été racheté pour le salut. — C'est un secret conseil de Dieu qui a frappé d'une calamité de ce genre nombre de terres, et aussi l'Afrique romaine, alors que la doctrine chrétienne si tôt connue des Africains et reçue d'eux, fut éteinte violemment par un flot d'immenses tempêtes.

    • La destinée lamentable de Carthage dépassa en cela toute mesure; cette ville, si illustre par la gloire chrétienne autant que par la gloire militaire et civile, fut détruite de fond en comble par de désastreuses vicissitudes, et écrasée sous ses ruines mêmes.

    En méditant sur ces événements, Nous, attentif à Notre devoir apostolique, Nous n'avons pu regarder sans une pitié paternelle, tels qu'ils sont aujourd'hui, ces rivages de l'Afrique, placés presque à notre horizon. Puisque Nous voyons que le nom catholique y revit avec assez de force en ce moment, Nous voulons que cette bonne moisson, qui promet des fruits abondants, par Notre culture et Nos soins, pousse chaque jour des racines plus profondes, et grandisse heureusement avec l'aide de Dieu. Aussi, comme il importe surtout à la stabilité et à l'ordre de la religion que toutes les sociétés chrétiennes soient sous la conduite d'évêques qui leur soient propres, Nous avons pensé, en regardant l'état de l'Eglise africaine, qu'il fallait relever le siège archiépiscopal de Carthage, et supprimer l'administration apostolique.

    Il convient de revenir par la pensée, à ce sujet, sur l'antique splendeur de cette Eglise, et de tirer du souvenir du passé, l'augure de l'avenir. Sans doute, il est constant que l'Eglise d'Afrique est née de l'Eglise romaine, puisque la plus ancienne tradition rapporte que, si ce n'est saint Pierre, ce sont du moins ses successeurs les plus immédiats qui ont apporté l'Evangile aux Africains. Le nom chrétien se montre comme ayant fait de rapides progrès chez eux : le II siècle n'était pas achevé, que les diocèses furent définis, limités, suivant le rite, et plusieurs églises ont été constituées en Afrique. On peut conjecturer la force de leur discipline, par ce fait qu'avant la fin du ii siècle, l'Eglise catholique reçut de l'Afrique un Pontife, saint Victor, qui, après avoir gouverné habilement la république chrétienne, dix ans après, succomba au martyre. A un court intervalle, une grande quantité d'hommes savants et grands s'y éleva: Nous parlons de Cyprien, de Tertullien, d'Aurélius, d'Evode, de Possidius et de celui de tous qui a le plus illustré, non seulement l'Afrique, mais la république chrétienne tout entière, Augustin.

    Que Carthage ait présidé aux débuts de l'Eglise africaine, personne n'en doute. Les évêques de cette ville ont acquis de bonne heure une puissance qui primait celle des autres, et l'Eglise même de Carthage, comme on le voit dans saint Augustin, est appelée la tête de l'Afrique. En effet, telle était l'autorité des Pontifes carthaginois en Afrique, qu'ils connaissaient d'ordinaire des causes des Églises ; ils donnaient aussi des réponses aux évêques, envoyaient des légats au prince, ordonnaient les conciles de toutes les provinces. Sur ce sujet, le témoignage de Notre prédécesseur saint Léon IX est très honorable et très grave ; on lui demanda son avis sur le droit de l'archevêché de Garthage, et il répondit à l'évêque Thomas en ces termes ; « Sans doute, après le Pontife romain, le » premier archevêque et le métropolitain suprême de toute l'Afrique » est l'évêque de Carthage : et il ne peut perdre, au profit d'aucun » évêque en toute l'Afrique, le privilège une fois concédé par le » Saint-Siège Apostolique et Romain ; mais il le gardera jusqu'à la » fin des siècles et tant qu'on y invoquera le nom de Notre-Seigneur » Jésus-Christ, soit que Carthage gise abandonnée, soit qu'un jour » elle revive en sa gloire. Cela est clairement démontré par le con- » cile du bienheureux martyr Cyprien, par les synodes d'Aurélius, » par tous les conciles africains : et, ce qui est plus important » encore, par les décrets de Nos vénérables prédécesseurs, les Pon- » tifes Romains. »

    Ce n'est pas seulement par la dignité, c'est aussi par l'exemple des vertus chrétiennes, et surtout par celui du courage, que Carthage a semblé l'emporter. En effet, si l'on en excepte Rome, on ne trouvera pas une autre ville qui ait enfanté tant de martyrs et tant d'hommes illustres pour l'Eglise et pour le ciel. La renommée et le culte de la postérité éloignée distinguent entre tous Perpétue et Félicité, couple de nobles femmes, dont la victoire a été d'autant plus admirable que la faiblesse de leur sexe a plus longtemps résisté aux tortures les plus raffinées. Non moins noble est la palme de Cyprien. Après avoir ennobli Carthage par sa sainteté et ses grands actes, le nom chrétien par sa plume et ses ouvrages, il finit au milieu de son Eglise, sous les yeux de ceux mêmes qu'il avait formés pour le martyre, par répandre volontiers son sang avec sa vie pour Jésus-Christ dans une éclatante confession.

    Ce qui recommande encore la mémoire de l'Eglise de Carthage, c'est que les évêques africains avaient coutume de s'y réunir, sur la convocation de son archevêque, pour y délibérer ensemble sur les affaires communes de la religion. On y rendit, en divers temps, plusieurs décrets fort sages, dont beaucoup survivent, et dont l'autorité a été très efficace pour comprimer les hérésies, pour conserver religieusement la discipline morale dans le clergé et dans le peuple. La renommée reconnaissante célèbre avant tout le troisième concile de Carthage, tenu par l'évêque Aurélius, homme si remarquable, concile où Augustin apporta la lumière de sa sainteté et de son génie.

    Tant de fruits salutaires de ce genre, obtenus au prix de tant d'efforts et de travaux, par l'épiscopat carthaginois, doivent être rapportés surtout à l'union intime avec ce Siège Apostolique. Comme, en effet, on comprenait en Afrique que, de droit divin, l'Eglise Romaine était établie comme la première et la maîtresse des autres, et que chacune des autres Eglises recevait d'elle tout principe de vie et de vigueur, comme les branches de leur racine, on n'y eut rien de plus à cœur que de rester attaché par un lien perpétuel et intime aux successeurs de saint Pierre. Différents monuments littéraires, les actes des conciles, des légations fréquemment envoyées sur de graves affaires aux Pontifes romains, notamment les lettres d'Optat et de Cyprien, attestent cela par le poids d'une grave autorité. Il est digne de mention qu'un tel respect pour le Siège Apostolique ne fut affaibli ni par la longueur du temps, ni par les changements effroyables des choses. L'Afrique en retira un double bienfait : dans ses plus grands malheurs, elle trouva toujours un refuge et une consolation dans le Siège Apostolique ; puis, forte de l'enseignement et de la protection des Pontifes romains, elle repoussa en partie, en partie éteignit les plus pernicieuses hérésies.

    Après avoir duré en la gloire jusqu'à un temps qui n'est pas très éloigné, l'Eglise d'Afrique commença à vieillir et à décliner ; mais elle eût pu encore vivre bien plus longtemps, si la violence ne l'eût achevée. Car ce n'est pas le poids de sa vieillesse qui la fit périr; elle succomba écrasée sous les armes barbares. On sait combien de maux les Vandales ont apportés aux Africains : leurs armées effrénées, partout où elles mettaient le pied, portaient, outre le pillage des villes et le massacre des citoyens, le poison de la peste arienne; telle était la terreur qu'ils inspiraient, que les catholiques ne pouvaient plus respirer; ils gémissaient de n'avoir plus une place où prier, où sacrifier. Au vu siècle, les Sarrasins, ennemis du nom chrétien, après avoir inondé ces provinces, comme un ouragan, et imposé aux indigènes le joug d'une cruelle servitude, mirent à feu et à sang cette Garthage, déjà lasse de tant d'épreuves ; ils y apportèrent la ruine complète et la dévastation de l'Eglise.

    En ces temps, alors que sévissait en tant de lieux la fureur des ennemis de la foi catholique, s'éleva une nouvelle moisson de martyrs, ainsi qu'un grand nombre de confesseurs, de magnifiques bataillons, de courageux évêques et prêtres, de sorte que l'Eglise africaine, qui avait vécu avec gloire, périt aussi avec dignité. Dans les ténèbres qui suivirent, deux évêques de Garthage apparaissent, qu'on ne connaît guère que de nom : Thomas, dont on a parlé plus haut, et Cyriaque. Car, presque tous ceux qu'on rencontre au xvie siècle et après ne portèrent pour la plupart que des titres honorifiques.

    Après cinq siècles de la domination sarrasine, alors qu'il ne restait en Afrique presque plus de traces, et des traces bien faibles de l'Eglise-sœur, il se rencontra en Italie un homme dont le grand cœur conçut l'idée de sauver la race africaine, et qui pensa à y rétablir la religion catholique. Ce fut, comme tout le monde le sait, François d'Assise. Il envoya à Tunis, chef-lieu de proconsulat d'Afrique et voisine de Garthage, ses deux élèves Egide et Electe, et il leur ordonna de travailler, autant qu'ils le pourraient, à rappeler ces peuples à l'institution catholique.

    Entreprise pleine de risques et d'obstacles, s'il en fut: tous deux y dépensèrent beaucoup de charité et un suprême courage ; l'un fut comblé de gloire en sa sainte entreprise par un noble martyre.— Bientôt Grégoire IX, Notre prédécesseur, envoya d'autres hommes de ce même institut pour y répandre la civilisation ; mais leurs travaux apostoliques furent interrompus par la persécution barbare, et il arriva nécessairement que la terre d'Afrique ne reçut plus d'hommes apostoliques jusqu'au x v n siècle. Alors enfin, par 'autorité de la Sacrée Congrégation de la Propagande du nom chrétien, une préfecture apostolique fut instituée, qui comprenait les provinces d'Algérie, de Tripolitaine, de Tunisie; les enfants de saint François, dits Capucins, en furent chargés.

    Puis, on créa par la suite un préfet apostolique qui gouverna tout le territoire de la Tunisie, et les mêmes religieux furent investis de cette charge. Ils remplirent cette œuvre difficile, bravement entreprise, avec une âme toujours élevée, et ils donnèrent maintes fois de grandes preuves du pouvoir de la charité. La férocité sauva des Sarrasins leur infligea des mauvais traitements incroyables; on compte en grand nombre ceux qui, enlevés par l'insalubrité du climat ou par le fer barbare, ceux qui, épuisés par les veilles et de continuels labeurs, ont obtenu les honneurs du martyre. Leur courage servit à merveille le progrès de la religion, et il faut tenir grand compte des importants avantages qu'en un temps plus récent ils apportèrent aux Africains : paroisses fondées, écoles ouvertes pour l'instruction des enfants, pieux instituts destinés à la consolation des malheureux.

    Au commencement de ce siècle, quand les troupes françaises débarquèrent en Afrique et s'établirent victorieuses sur le littoral, une province y fut établie, dont le gouvernement leur appartint d'abord. Un peu plus tard, un évêque ayant été donné aux Algériens, ces très vastes régions, longtemps soumises à la domination des Sarrasins, parurent avoir repris quelque chose de leur ancien éclat. Ensuite, les diocèses d'Oran et de Constantine ayant été créés, les très saints rites catholiques furent restaurés, après une longue interruption, en plusieurs lieux où jadis une Eglise avait été établie tranquille et prospère. La Tunisie elle-même, où s'était accru le nombre des chrétiens, vit remplacer la préfecture par un vicariat apostolique, et reçut du Siège de Rome un évêque. A partir de ce temps, nombre de mesures utiles à la discipline chrétienne et morale ont été prises : les paroisses ont été agrandies, les écoles augmentées, nombre de pieuses congrégations rassemblées.

    Ces commencements déjà prospères donnaient à beaucoup l'espoir que des colonies seraient annexées en ce golfe où Carthage était située, que la ville principale de l'Afrique pourrait être rappelée de la ruine et recevoir du Pontife romain, suivant l'institution des ancêtres, un nouvel évêque. Nous Nous félicitons que le succès ait répondu, en partie, à ces espérances ; Nous avons conscience que, Dieu aidant, la suite y répondra de même. Car, l'Eminentissime cardinal de la S. E. R. Charles-Martial Lavigerie, archevêque d'Alger, ayant pris l'administration du vicariat tunisien, cet homme sage et actif s'appliqua à la propagation de la foi et à la constitution stable de l'ordre religieux. En peu de temps, il acheva nombre d'œuvres utiles, et en entreprit beaucoup de très opportunes pour relever Carthage de ses cendres. Il éleva un palais épiscopal avec une chapelle dans la région dite Megara, près de l'endroit que Cyprien consacra de son sang, à peu de distance de son tombeau, sur les ruines mêmes de Carthage ; là, des habitants du voisinage, surtout des pauvres et des malheureux, trouvent chaque jour la consolation de ieur misère. Il établit des prêtres dans sa propre demeure épiscopale, pour accomplir les devoirs de la charge sacerdotale à Tunis et dans les endroits les plus peuplés du vicariat : et ce sont encore les franciscains capucins qui continuent à travailler bravement à ce ministère.

    Dans la région appelée Byrsa, il fonda le Séminaire de Carthage ; les élèves grandissant pour l'espoir du nouveau diocèse, sont instruits dans la théologie, la philosophie, les humanités, et la direction de maîtres capables. Il ajouta nombre de paroisses aux anciennes, il en établit une dans la chapelle dédiée à saint Louis, à l'endroit même où le pieux roi fut retiré de la brièveté de cette vie pour recevoir au ciel l'éternelle récompense. En outre, il ouvrit un hôpital pour ceux qui souffrent de ces deux maux: la vieillesse et la pauvreté, pour soigner les maladies du peuple ; des maisons d'éducation pour les deux sexes.

    Donc, après avoir considéré avec soin ce que Nous venons de rappeler, et après avoir pesé chaque chose à sa valeur, et aussi réclamé l'avis de la Sacrée Congrégation chargée de la propagande du nom chrétien, pour le bonheur de la société chrétienne, et surtout pour le salut et l'honneur des Africains, Nous rétablissons, par l'autorité de ces lettres, le siège archiépiscopal de Carthage. En conséquence, Nous ordonnons que les limites du territoire tunisien, dans lesquelles était autrefois Carthage, et qui embrassent aujourd'hui cinq bourgs, à savoir: La Marsa, Sidi-Bou-Saïd, Douar-es-Chott, La Malga, Sidi-Daoun, avec leurs temples, oratoires, pieux établissements, et avec tous leurs habitants catholiques de l'un et de l'autre sexe, passent de la puissance du vicaire apostolique de la Tunisie sous celle de l'archevêque de Carthage, et lui obéissent à l'avenir.

    Parmi les églises qui sont dans les limites de la cité, celle-là sera métropolitaine, sans changement de nom toutefois, que préférera celui qui doit exécuter Nos présentes décisions.

    Que l'archevêque de Carthage s'adjoigne, si besoin est, un ou plusieurs vicaires généraux ; en outre, qu'il choisisse dans l'ordre du clergé des conseillers et des assistants pour expédier les affaires de l'archidiocèse.—Qu'il connaisse et juge les procès sur les mariages et les autres causes qui sont de la compétence de l'archevêque. — Qu'il dirige librement toutes les autres affaires qui regardent le ministère pastoral. — Qu'il réunisse des synodes diocésains aux époques fixées par le droit. — Qu'il établisse, le plus tôt possible, un chapitre de chanoines métropolitains', suivant les prescriptions des lois ecclésiastiques. — Que l'un des chanoines soit le premier dans le chapitre, et soit honoré de la dignité d'archidiacre; que deux autres soient canoniquement élus pour remplir l'office, l'un de théologal, l'autre de pénitencier. — Que le Séminaire carthaginois soit affecté pour toujours à l'éducation des élèves du sanctuaire. — Que pendant la vacance, l'administration de l'archidiocèse soit gérée suivant les prescriptions des lettres apostoliques de Benoît XIV : Ex sublimi et Quam ex sublimi.

    Quant aux églises suffragantes, aux limites à déterminer, et de même aux autres choses qui regardent la constitution parfaite de rarchidiocèse, Nous voulons Nous réserver entièrement le droit de décider d'une façon opportune ce qui paraîtra convenable. — Enfin, nous chargeons Notre vénérable frère Charles-Martial Lavigerie, cardinal de la S. E. R., archevêque d'Aller, administrateur de Tunis, d'exécuter tout ce que contiennent Nos présentes lettres ; et cela soit par lui-même, soit par une tierce personne constituée en dignité ecclésiastique.

    Et Nous voulons que toutes les choses que Nous avons décrétées par ces lettres, et chacune d'elles, demeurent, en tout temps comme aujourd'hui, fermes, établies, confirmées, et qu'il n'y soit mis obstacle en aucune manière, pas même par Nos règles et celles de Notre chancellerie, à toutes lesquelles Nous dérogeons en faveur de ces décisions. Qu'il ne soit donc permis à personne d'enfreindre ces lettres, ou aller à rencontre par téméraire audace. Que si quelqu'un prend sur lui de le tenter, qu'il sache qu'il encourra l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses apôtres les Bienheureux Pierre et Paul.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, l'an 1884 de l'Incarnation du Seigneur, le quatrième jour des ides de novembre, de Notre Pontificat l'an septième.

    G. card. SACCONI, prodalaire. F. card. CHIGI.

    Vu:

    Pour la -fwm; I. des vicomtes DE AQUILA,

    (L.fS.)

    CUGNONI.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

    Lire la suite de Lettres et allocutions (1885-1890)

    4 chapitres dans l'app Lectio, avec plus de 500 œuvres des Pères de l'Église et des saints. 3 chapitres par mois sans compte, 15 avec un compte gratuit.