Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Encyclique Quod iam diu (1er décembre 1918) · Benoît XV

    Encyclique Quod iam diu

    BENEDICTUS PP. XV

    Lettre encyclique Nos vénérables frères les patriarches, primats, archevêques, évêques et autres ordinaires de tous lieux, en paix et communion avec le Siège Apostolique

    ordonnant des prières publiques pour la Conférence de la Paix.

    BENOIT XV, PAPE VÉNÉRABLES FRÈRES, SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE.

    Ce jour que l'univers entier attendait anxieusement depuis longtemps et que tous les peuples chrétiens appelaient de leurs ferventes prières, que Nous-même, interprète des souffrances de tous, recherchions instamment avec un zèle envers tous paternel, Nous le voyons arrivé brusquement. Le bruit des armes a enfin cessé. Une paix solennelle n'a pas encore mis fin à la sauvage guerre, mais cependant cet armistice qui a arrêté les carnages, sur terre, sur mer et dans les airs, a heureusement ouvert la porte et le chemin à la paix. Pour expliquer ce changement subit, on peut apporter des raisons nombreuses et variées, mais si l'on en cherche la suprême et dernière raison, il faut absolument élever sa pensée vers Celui par qui tout se meut et qui, touché de miséricorde par les prières anxieuses des bons, donne au genre humain de respirer après une telle angoisse et douleur. Il faut donc rendre de grandes actions de grâces au Dieu très miséricordieux pour un si grand bienfait. Nous Nous réjouissons de ce que de solennelles et nombreuses manifestations publiques de piété aient eu lieu à ce sujet. Il faut obtenir maintenant de la Bonté divine qu'elle mette, pour ainsi dire, le comble à ce bienfait donné au monde et qu'elle le mène à sa perfection. Car bientôt les délégués des diverses nations se réuniront en Congrès pour donner à l'univers une paix juste et durable. Ils sont en face d'un tel règlement qu'il ne semble pas qu'il y en ait eu jamais un autre plus important et plus difficile pour une assemblée humaine. Aussi ont-ils plus besoin du secours de la divine lumière dans une proportion qui leur permette de bien remplir leur mandat. Comme cela intéresse souverainement le bien général, c'est un devoir, surtout pour les catholiques qui, par profession, travaillent au bonheur et à la paix de la société humaine, d'invoquer par la prière

    BENEDICTUS PP. XV.

    l'assistance de la divine Sagesse pour les délégués. Nous voulons que ce devoir soit rappelé à tous les catholiques. Pour que de cette prochaine Conférence sorte ce don de Dieu qui est la vraie paix, établie sur les principes de Injustice chrétienne, vous vous hâterez, Vénérables Frères, d'indiquer à votre volonté dans chaque diocèse des prières publiques pour rendre favorable le Père des lumières. Pour Nous qui, sans aucun mérite, tenons la place de Jésus-Christ, Roi pacifique, il Nous appartient, en vertu de Notre charge apostolique et de Notre autorité, de consacrer tous nos efforts à ce que partout nos fidèles acceptent de bon gré et gardent inviolablement ce qui aura été établi pour la tranquillité et l'ordre et rétablissement d'une paix perpétuelle dans l'univers.

    Comme gage des faveurs divines et témoignage de notre bienveillance, Nous vous accordons affectueusement dans le Seigneur à vous, à votre clergé et à votre peuple, la Bénédiction apostolique.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 1 décembre 1918, la cinquième année de Notre Pontificat.

    BENOIT XV, PAPE.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

    Lire la suite de Encyclique Quod iam diu (1er décembre 1918)

    1 chapitres dans l'app Lectio, avec plus de 500 œuvres des Pères de l'Église et des saints. 3 chapitres par mois sans compte, 15 avec un compte gratuit.