Léon XIV, pape augustinien · Lire saint Augustin →

    Encyclique Augustissimae Virginis Mariae (12 septembre 1897) · Léon XIII

    Encyclique Augustissimae Virginis Mariae : Du Rosaire de Marie

    DE NOTRE TRÈS SAINT PERE LÉON XIII

    PAPE PAR LA DIVINE PROVIDENCE

    AOV PATRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVÊQUES, ÉVEQl'ES ET AUTRE; ORDINAIRES EN PAIX ET EN COMMUNION AVEC T.E SII CE AP.

    TOLIQUE. DU ROSAIRE DE MARIE

    A nos vénérables frères les Patriarches, Primats, Archemiques, Évêques et autres Ordinaires en paix. Et communion avec le Siège apostolique

    LÉON XIII, PAPE

    VÉNÉRABLES FRÈRES

    SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE

    Si on considère à quel degré éminent de dignité et de gloire Dieu a placé la très auguste Vierge Marie, on comprendra facilement combien il importe aux intérêts privés et publics d'entretenir assidûment son culte et de le répandre avec un zèle chaque jour plus ardent.

    Dieu l'a choisie de toute éternité pour devenir la Mère du Verbe, qui devait revêtir la nature humaine; aussi, il l'a tellement élevée au-dessus de tout ce qu'il devait y avoir de plus beau dans les trois ordres de la nature, de la grâce et de la gloire, que l'Eglise lui attribue avec raison ces paroles : Je suis sortie de la bouche du Trèslima la première avant toute créature. (1).

    (1) Eccl., xxiv, 5.

    Puis, dès que les siècles eurent commencé leur cours, lorsque les premiers pères du genre humain furent tombés dans le péché, souillant toute leur postérité de la même tache, Marie fut constituée le gage du rétablissement de la paix et du salut.

    Le Fils unique de Dieu a prodigué à sa Très Sainte Mère des témoignages non équivoques de respect.

    Durant sa vie cachée, il l'a prise pour auxiliaire dans les deux premiers miracles qu'il accomplit alors : l'un, miracle de la grâce qui, à la salutation de Marie, fit tressaillir en son sein l'enfant d'Elisabeth ; l'autre, miracle de la nature, qui changea l'eau en vin aux noces de Cana. Et, à la fin de sa vie publique, au moment d'établir le Nouveau Testament qu'il devait sceller de son sans; divin, il confia Marie à l'apôtre bien-aimé par ces douces paroles : Voici votre Mère,

    Nous donc qui, quoique indigne, sommes ici-bas le Vicaire et le Représentant de Jésus-Christ Fils de Dieu, Nous ne cesserons jamais de poursuivre la glorification d'une telle Mère tant que la lumière brillera pour Nous. Cette période ne devant pas être longue — le poids grandissant des années Nous en avertit. — Nous ne pouvons Nous empêcher de redire à tous Nos fils en Jésus-Christ les dernières paroles que le divin Crucifié nous a laissées comme en testament : Voici votre Mère (1).

    Et Nous estimerons que Nos efforts ont pleinement abouti si, grâce à Nos exhortations, tous les fidèles n'ont désormais rien de plus ii cœur, rien de plus cher que le culte de Marie, et si on peut appliquer à chaque chrétien ce que saint Jean a écrit de lui-même : Le disciple la rend dans sa maison (2).

    Aussi, Vénérables Frères, à l'approche du mois d'octobre, Nous ne pouvons omettre de vous écrire à nouveau une exhortation aussi ardente que possible, afin que tous s'appliquent, par la récitation du Rosaire, à acquérir des mérites pour eux-mêmes et pour l'Eglise militante.

    D'ailleurs, la divine Providence semble avoir permis, pour ranimer la piété languissante des fidèles, que ce genre de prière prît, à la fin de ce siècle, une extension merveilleuse, témoin les temples magnifiques et les célèbres sanctuaires voués au culte de la Mère de Dieu.

    Cette divine Mère a reçu nos fleurs au mois de mai, Nous voudrions qu'un généreux élan de la piété universelle lui dédiât également octobre, le mois des fruits. Il convient, en effet, de consacrer ces deux saisons ;'i cr-lle qui a dit d'elle-même ; Mes fleurs sont des fruits d'honneur et de vertu (3).

    La communauté de vie, les liens sociaux pour lesquels l'homme a une inclination naturelle, n'ont jamais été peut-être aussi étroits, ni recherchés avec une ardeur aussi vive et aussi générale qu'à notre époque. Et certes, personne ne s'en plaindrait, si ce très noble penchant de la nature n'était souvent détourné vers le mal, les impies (1) S. Jean, xix, 27.

    (2) Ibid.

    (3) Eccl., xxiv, 23.

    se réunissant et formant divers groupes contre le Seigneur et contre son Christ (\).

    Toutefois on peut constater, — et cela Nous est fort agréable, — que, chez les catholiques, on apprécie davantage les associations pieuses; leurs réunions sont plus nombreuses; elles sont comme une demeure commune où les fidèles sont unis par les liens de la charité chrétienne et pour ainsi dire font corps, de sorte qu'on peut les appeler et qu'ils semblent être vraiment frères.

    Et, en- effet, si on supprime la charité du Christ, personne ne peut se glorifier de cette union fraternelle et de ce nom de frère; c'est ce que Tertullien exposait jadis en ces termes énergiques : Nous sommes vos frères parce que nous avons la même mère naturelle, quoique vous soyez à peine des hommes, mais de mauvais frères. Mais à combien plus juste titre sont-ils appelés frères et regardés comme tels ceux qui reconnaissent Dieu pour leur même Père, qui ont sucé le même esprit de sainteté, qui, du même sein de la même ignorance, ont été conduits à la même lumière de la vérité (2)!

    Les catholiques constituent ordinairement ces sociétés très utiles sous des formes diverses, ici, ce sont des cercles et des caisses rurales; là, des réunions organisées pour reposer les esprits les jours de fete, des patronages pour la jeunesse, des confréries et une multitude d'autres associations formées dans des buts excellents.

    D'ailleurs, bien que toutes ces institutions paraissent de création récente par leur titre, leur forme ou leur but spécial et immédiat, elles sont en réalité très anciennes.

    On en retrouve des traces à l'origine même du christianisme. Dans la suite, elles furent confirmées par des lois, distinguées par des insignes, gratifiées de privilèges, vouées au culte divin dans les églises, consacrées aux soins des âmes et des corps et reçurent des appellations diverses suivant les époques.

    Le nombre s'en est tellement accru avec les siècles, que, en Italie notamment, il n'est pas de région, de ville et presque pas de paroisse qui n'en possède un grand nombre ou au moins plusieurs.

    Parmi ces groupements, Nous n'hésitons pas à donner une place d'honneur à la confrérie dite du Très Saint Rosaire.

    Si on considère son origine, elle est au premier rang par son ancienneté, car on attribue sa fondation à saint Dominique lui-même ; si on tient compte des privilèges, elle en a obtenu d'innombrables de la munificence de Nos prédécesseurs.

    La forme et en quelque sorte l'Ame de cette institution est le Rosaire de Marie, dont Nous avons longuement exposé ailleurs la vertu.

    Mais la puissance et l'efficacité de ce même Rosaire, en tant qu'il constitue une obligation imposée à la confrérie qui lui emprunte son nom, apparaît encore beaucoup plus considérable.

    Nul n'ignore combien la prière est nécessaire à tous, non que les décisions divines puissent être modifiées, mais, suivant l'avis de saint Grégoire, afin que nous méritions, par nos demandes, de recevoir ce que, (t) Ps. II,

    {2} Apolog., c. xxxix.

    avant les siècles, le Dion (nul'-puissant a résain tir naus donner (I). Et, d'autre part, saint Augustin a dit : Celui qui sait bien prier sait bien vivre (2).

    Mais c'est lorsque les prières sont faites publiquement, avec persévérance et union, par un grand nombre de fidèles ne formant qu'un seul chœur de suppliants, qu'elles ont le plus de force pour obtenir le secours du ciel; c'est ce que montrent clairement les Actes des Apôtres rapportant que les disciples du Christ, qui attendaient l'Esprit-Saint promis, persévéraient unanimement dans la prière (?>).

    Ceux qui prieront ainsi ne manqueront jamais d'en recueillir des fruits très certains.

    C'est ce qui se produit pour les associés du Rosaire.

    De même que les prêtres, par la récitation de l'office divin, adressent à Dieu des supplications publiques et permanentes, partant très efficaces; de même la prière que font les associés en récitant le Rosaire ou le Psautier de la Vierge, comme l'ont appelé plusieurs Pontifes Romains, est, en quelque sorte, publique, permanente et commune.

    C'est parce que les prières publiques, ainsi que Nous l'avons dit, sont très préférables aux prières privées et ont une puissance d'impétration beaucoup plus grande, que les écrivains ecclésiastiques ont appelé la confrérie du Rosaire « la milice priante enrôlée par saint Dominique sous l'étendard de la Mère de Dieu », de cette divine Mère que les Saintes Lettres et les annales de l'Eglise saluent comme celle qui a triomphé du démon et de toutes les erreurs.

    De fait, le Rosaire unit tous ceux qui demandent leur admission dans cette confrérie, d'une manière analogue à des frères et à des soldats, et constitue ainsi une sorte d'armée régulièrement organisée et dressée, capable de repousser facilement les assauts de nos ennemis intérieurs et extérieurs.

    Les membres de cette pieuse association ont donc le droit de s'appliquer ces paroles de saint Cyprien : Nous avons une prière publique et commune; et quand nous prions, ce n'est pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car ton! le peuple est réuni en u)i seul (4).

    L'histoire de l'Eglise atteste l'efficacité de cette prière : elle nous rappelle la défaite des troupes turques près des îles Echinades, et les victoires éclatantes remportées au siècle dernier sur le même peuple à Temesvar, en Hongrie, et à l'île de Corfou.

    Grégoire X l ï l voulut perpétuer le souvenir du premier de ces triomphes par l'institution d'une fête en l'honneur de Marie victorieuse. Plus tard, Notre prédécesseur Clément XI appela cette solennité fête du Rosaire et décréta qu'elle serait célébrée chaque année dans l'Eglise universelle.

    Cette milice priante, étant « enrôlée sous l'étendard de Marie », en (1) Dial., 1. I", ch. vin.

    (2) Sur le psaume cxvm.

    (B) Art., i, l'i.

    (4) Sur l'Oraison dominicale.

    acquiert une nouvelle force et un nouvel honneur. C'est le but que vise spécialement, dans la prière du Rosaire, la répétition fréquente de la Salutation angélique après la récitation de l'Oraison dominicale.

    Bien loin d'être en quelque sorte incompatible avec l'honneur du à la Divinité, bien loin de paraître insinuer qu'il faut placer dans la protection de Marie une confiance plus grande qu'en la puissance divine, cette prière est au contraire celle qui peut le plus facilement toucher Dieu et nous le rendre propice.

    En effet la loi catholique nous enseigne que nous devons prier Dieu et les saints (t), mais le mode diffère : il faut s'adresser à Dieu comme à la source de tous les biens, aux saints en tant qu'intercesseurs.

    On peut prier (pteïqn'un de deux façons, dit saint Thomas : on lui demande ou ce qu'il peut nous donner lui-même, ou ce qu'il peut nous obtenir d'un autre. Nous ne prions que Dieu suivant le premier mode, car toutes nos prières doivent, avoir pour but final l'obtention de la grâce et de la gloire que donne Dieu seul, comme il est dit au psaume l x x x j u, verset 1 2 : « Dieu donnera la grâce et la gloire. » Mais nous prions de la seconde manière les anges et les saints, non pour qu'ils fassent connaître nos demandes à Dieu, mais afin que, par leurs prières et leurs mérites, nos demandes soient exaucées. Et c'est pourquoi il est dit dans l'Apocalypse (vnr, 4) que la fumée des parfums s'éleva, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu (2).

    Or, pour une grâce à obtenir, quel est l'habitant du ciel qui oserait rivaliser avec l'auguste Mère de Dieu? Qui voit plus clairement, dans le Verbe de Dieu, nos angoisses et nos besoins? Qui, plus qu'elle, a reçu le pouvoir de toucher la Divinité? Qui peut égaler les effusions de sa tendresse maternelle?

    C'est précisément pour cette raison que, si nous ne prions pas les bienheureux habitants du ciel de la même manière que Dieu — car â fa Sainte Trinité, nous demandons d'avoir pitié de nous et à tous les saints, quels qu'ils soient, nous demandons de prier pour nous (3), — notre manière d'implorer la Vierge a néanmoins quelque chose de commun avec le culte de Dieu, et l'Eglise lui adresse la même formule de supplication qu'elle emploie pour Dieu : Ayez pitié des pécheurs.

    C'est donc une œuvre excellente qu'accomplissent les membres du saint Rosaire, en tressant pour ainsi dire comme des roses tant de salutations et de prières à Marie.

    Telle est, en effet, la grandeur de Marie, si puissante est la faveur dont elle jouit auprès de Dieu, que ne pas recourir à elle dans ses besoins, ce serait vouloir, sans ailes, s'élever dans les airs.

    La confrérie dont Nous parlons a aussi une autre qualité qu'il ne faut point passer sous silence :

    Toutes les fois que, par la récitation du Rosaire de Marie, nous ( I ) Conr. de Trente, sess. xxv.

    (?) s. Thom., П М Г, q. LXXXIII, a. iv.

    (3) S. Thom., ibid.

    méditons les mystères de notre salut, nous imitons en quelque manière la fonction très sainte confiée jadis à la milice céleste des anges.

    Ce sont eux qui ont révélé ces mystères au temps marqué, ils y ont joué un rôle important et ont rempli cette charge avec grand soin, dans une attitude tour à tour joyeuse, douloureuse et triomphante.

    Gabriel est envoyé à la Vierge pour lui annoncer l'Incarnation du Verbe Eternel. A la grotte de Bethléem, des anges célèbrent par leurs chants la gloire du Sauveur qui vient de naître.

    Un ange avertit Joseph de prendre la fuite et de se réfugier en Egypte avec l'Enfant. Au jardin des Oliviers, Jésus, accablé de douleur, exhale de son corps une sueur de sang; un ange le console dans un pieux entretien.

    Lorsque, triomphant de la mort, il est sorti du sépulcre, des anges l'annoncent aux saintes femmes. Des anges racontent que Jésus est monté au ciel et proclament qu'il en reviendra escorté des milices angéliques, auxquelles il joindra les Ames *drs élus pour les conduire avec lui aux chœurs célestes, au-dessus desquels a été exaltée la Sainte Mère de Dieu.

    ("/est donc aux associés récitant la pieuse prière du Rosaire que peuvent le plus exactement s'appliquer ces paroles de l'apôtre saint Paul aux nouveaux disciples du Christ : Vous avez gravi la montagne de Sion et vous êtes entrés dans la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, en compagnie d'un grand nombre de milliers d'anges ( 1 \

    Quoi de plus divin, quoi de plus suave que de contempler et de prier avec les anges? Quelle confiance, quelle espérance on peut, concevoir de jouir un jour dans le ciel de la bienheureuse société des anges lorsque, ici-bas, on les a en quelque sorte aidés dans leur ministère?

    C'est pour ces motifs que les Pontifes Romains ont toujours comblé d'éloges magnifiques cette confrérie dévouée à Marie, innocent VIII, notamment, l'appelle la très dévote confrérie. (2).

    Pie V attribue les résultats suivants à son efficacité : Les fidèles se changent soudain en d'autres hommes, les ténèbres de l'hérésie se dissipent et fa lumière de. fa foi catholique se révèle (3).

    Sixte-Quint, observant combien cette institution a été utile à la religion, déclare qu'il lui est très dévoué; enfin, un grand nombre d'autres Papes ont enrichi cette dévotion des indulgences les plus précieuses et les plus abondantes où l'ont prise sous leur protection particulière, soit en se faisant inscrire dans la confrérie, soit en donnant publiquement divers témoignages de leur bienveillance.

    A l'exemple de Nos prédécesseurs. Nous aussi, Vénérables ¡«Veres, Nous vous demandons instamment, ainsi que Nous l'avons déjà fait souvent, et Nous vous conjurons d'entourer spécialement de vos soins cette milice sacrée; que, grâce à vos efforts, chaque jour, de nouvelles recrues accourent et s'enrôlent.

    (1) Héhr.,xu, 22.

    (2) Splendor patertirV gloriic, 2fi fev. H9I.

    (3) Consueverunt RH. PP., 17 sept. J5(H>.

    Que par vous et par ceux de vos prêtres qui ont charge d'âmes le peuple connaisse et apprécie véritablement l'efficacité de cette confrérie et son utilité pour le salut éternel des hommes.

    Nous vous le demandons avec d'autant plus d'insistance que, tout récemment encore, on a organisé une nouvelle manifestation très touchante de la piété envers Notre Très Sainte Mère, par le Rosaire perpétuel.

    Nous bénissons avec plaisir cette institution; Nous souhaitons vivement que vous consacriez à sa propagation votre activité et votre zèle.

    Nous avons un ferme espoir en la très grande force de ces louanges et de ces prières, qui, sortant des lèvres et du cœur d'une immense multitude, ne se taisent jamais, et qui, alternant nuit et jour à travers toutes les régions du globe, harmonisent avec la méditation des mystères divins le concert continu des voix qui prient.

    (le sont ces louanges et ces prières permanentes que présageaient, il y a plusieurs siècles, ces mots sublimes adressés à Judith dans le cantique d'Ozias : 0 fille, lu es bénir par le Seigneur, le Dieu Très Haut, au-dessus de toutes les femmes de la terre... car aujourd'hui il a donné une telle gloire à ton nom, que ton éloge sera toujours sur les terres des hommes. VA à ces mots tout le peuple d'Israël s'écriait : Ainsi soit-il! Ainsi soit-il!

    En attendant, comme gage des bienfaits célestes et en témoignage de Notre paternelle bienveillance, Nous vous accordons affectueusement dans le Seigneur, Vénérables Frères, à vous, à votre clergé et ii tout le peuple confié à votre piété et à votre vigilance, la Bénédiction Apostolique.

    Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 12 septembre MDCCCXCVII, la vingtième année de Notre Pontificat.

    LÉON XIII, PAPE.

    (1) Judith, x i u, 23 et suiv.

    LETTRES APOSTOLIQUES... HE S. S. LÉON XIII —

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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