Traités de la foi, de l'espérance et de la charité · Augustin d'Hippone
Chapitre VII : LE SYMBOLE ET L’ORAISON DOMINICALE RENFERMENT LA FOI, L’ESPÉRANCE, LA CHARITÉ
Voici le Symbole et l’Oraison dominicale : qu’y a-t-il de plus court à lire ou à entendre, de plus facile à graver dans la mémoire ? Comme le genre humain était accablé sous le poids de la misère qu’avait entraînée le péché, et avait besoin de la miséricorde divine, un prophète, annonçant le règne de la grâce, disait : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé »7. De là l’origine de la prière. En outre, l’Apôtre, après avoir cité le témoignage du prophète, et pour attirer les yeux sur la grâce, ajoute aussitôt : « Comment invoqueront-ils celui en qui ils ne croient pas ? »8. De là l’origine du Symbole. Tu découvres dans l’Oraison dominicale et le Symbole les trois vertus fondamentales : c’est la foi qui croit, c’est l’espérance et la charité qui prient ; et comme celles-ci ne peuvent exister sans celle-là, la foi prie également ; c’est en ce sens qu’il a été dit : « Comment invoqueront-ils Celui en qui ils ne croient pas ? »
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