Lettres · Saint François de Sales

    Lettre V : Au président Fabre

    Tout aussitost que je recevray O n u s messis Tunoniensis, le commandement de mon eves- meis impar humeris, si ab que, je remettray fort volontiers antistite jussus fuero, depola charge de la moisson de Tho- nam. In earn tamen rem non, qui est véritablement trop alios operarios, iisdemque pesante pour mes espau les. Mais commeatum düm parare cocependant, quand je pense à y gito, nullum inter infinitas mettre d’autres ouvriers, et à hostis generis humani ver-leur préparer ce qui leur est né­ sutias exitum, nullum flnem cessaire pour subsister, je ne facio : illud me non leviter treuve point de bout ny de sortie torquet. Imminent certé caau milieu des ruses infinies de pitibus nostris tot clades, mi l’ennemv du genre humain ; cela frater, ut intereá vix ullus me tourmente fort. Certes, mon pielati procurandae, cúm Ires-cher frere, nos testes sont ipsa maximé sit necessaria, menacées de tant de malheurs, superesse locus videatur. Animus tamen in meliorem qu'il ne semble pas qu’il nous spem, Christo propitio, attol- reste le moindre lieu d’advancer lendus est : Ctim audieritis icy la pieté, quoyqu’elle soit absoprselia et sediliones, nolite lument nécessaire. Il faut neantterreri. Ante ksec omnia in­ moins relever nostre courage par herent vobis manus (Luc. la veuë d’une meilleure esperance, 21 ). avec la faveur de Nostre-Seigneur. Quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, nous dit-il, ne vous estonnez pas. Avant toutes choses, ils mettront les mains sur vous.

    Interim, mi frater, hos Cependant, mon frere, parmy inter tumultus patriæ nos- ces troubles, ou, s’il m’est permis trse (dicamne, an tumulos?) de dire, parmy ces tombeaux de dùm circùm ' circà oculis nostre patrie, qui ne présentent à nostris ingrata quæque sese nos yeux de toute part que des offerunt, in patriam illam objects desaggreables, jettons cœlestem oculos intentissimè nostre veuë tres-affectueusement flgamus, cogitemusque per­ vers cette patrie celeste, et penpetuò Eliam ilium Thesbi- sons perpétuellement que cest Elie tem non aliter quàm per Thesbite ne monta pas au ciel auturbinem ad cœlum ascen- trement que par un tourbillon. disse (iv. Reg. 2).

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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