De la virginité · Saint Jean Chrysostome

    Il faut juger la virginité non d’après les vêtements mais d’après l’âme

    7 Grossier est le vêtement : mais la virginité ne tient pas à l’habit ni au teint de la peau, mais elle est dans l’âme et le corps. Car enfin, n’est-ce pas absurde ? Le philosophe, nous ne le jugerons pas à sa chevelure, ni à son bâton, ni à sa besace, mais à sa conduite et à son âme ; le soldat, non à son manteau, ni à son baudrier, mais à sa force et à son courage. Tandis que la jeune fille - objet si admirable, surpassant tout ce qu’il y a d’humain - c’est pour ses cheveux négligés, ses yeux baissés, ses vêtements sombres, c’est pour ces raisons superficielles et accessoires que nous lui attribuerons la qualité de vierge, au lieu de mettre à nu son âme et d’y rechercher soigneusement ses dispositions profondes. Mais celui qui a posé les lois de cette compétition ne le permet pas ; il ne veut pas que ceux qui s’engagent dans ce combat soient jugés sur leurs vêtements, mais sur leurs convictions et sur leur âme. "Celui qui concourt, est-il dit, s’impose toute espèce d’abstinence", ( 1Co 9,25 ) de tout ce qui peut altérer la santé de son âme ; et aussi : "Nul n’obtient la couronne s’il n’a lutté selon les règles" ( 2Tm 2,5 ). Eh bien, quelles sont les règles de cette compétition ? Écoute encore ses paroles, ou plutôt le Christ Lui-même qui a institué ce combat : "La vierge, pour être sainte de corps et d’esprit", et encore : "Le mariage est estimable et le lit nuptial exempt de souillure." ( He 13,4 ).

    Source du texte : Biblia Clerus

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