Lettres et réglemens relatifs au gouvernement du diocèse de Sainte-Agate-des-Goths · Alphonse de Liguori
Lettre IV : Aux révérends vicaires forains du diocèse
C’est avec un sensible déplaisir de notre cœur que nous apprenons que dans notre cathédrale, de même que dans les principales églises de notre diocèse, on n ’a pas le soin, les jours de fête, de célébrer la messe de midi pour la commodité du peuple, et qu’on la célèbre beaucoup plus tôt, de sorte que beaucoup de gens de la campagne ne peuvent assister au saint sacrifice. Nous ne saurions tolérer un désordre aussi funeste à tant d ’ames commises à notre charge ; nous avons donc résolu de charger par le présent, comme nous les en chargeons réellement, tous «eux que regarde la célébration de cette messe de midi, de se régler sur l’heure de manière qu’ils arrivent à l ’aulel aussi près que possible du milieu du jour, de manière que lorsque le son de la cloche annonce au peuple celle heure, il se trouve déjà célébrant à l’autel ; et cela sous peine do doux livres de cire, par chaque contravention, applicables à la visite du très-saint sacrement, sans préjudice do telle autre peine que nous jugerons convenable. Il est à observer que dans les églises où il n ’y a point de prêtre spécialement chargé de la célébration de cette messe, elle devra être dite par tour, à moins que les archiprèlrcs ou autres chefs de ces églises ne préfèrent quelque autre méthode, bien entendu néanmoins que sous aucun prétexte on ne pourra se dispenser de dire cette messe ; et cela sous les peines ci-dessus énoncées.
De plus, étant informés que les archiprêtres et curés omettent souvent de se faire représenter les actes de baptême des parties qui veulent se m arier, bien que de ces actes on puisse inférer si elles ont l’âge requis par les canons pour la validité des contrats de mariage, nous ordonnons auxdits archiprêtres el curés, aussi sous les peines qui seront par nous déterminées, d’énoncer dans les actes qu’ils dresseront pour la publication des bans, l ’âge des contractans tel qu’il résulte de l’acte de baptême, et de s’assurer par un examen particulier si lesdits contractans ont reçu les élémens de la foi chrétienne.
Nous adressons le présent à nos vicaires forains dans les divers lieux de notre diocèse, afin qu’il soit notifié partout où besoin sera, pour cire ponctuellement exécuté, tout comme s’il avait été notifié à chacun en particulier. L ’original nous sera renvoyé avec les mentions requises. Nous prions le ciel de leur accorder les biens spirituels.
Sainte Agate, 7 novembre 17C2.
Source du texte : Bibliothèque Saint Libère
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