L'évangile avec les Pères

    Mt 10, 26-33

    • 12ème dimanche du Temps Ordinaire, année A · Dimanche 21 juin 2026

    L'évangile

    26Ne les craignez donc point. Car il n’y a rien de caché qui ne se découvre, rien de secret qui ne finisse par être connu. 27Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, publiez-le sur les toits. 28Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme et le corps dans la géhenne. 29Deux passereaux ne se vendent-ils pas un as ? Et il n’en tombe pas un sur la terre, sans la permission de votre Père. 30Les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés. 31Ne craignez donc point : vous êtes de plus de prix que beaucoup de passereaux. 32Celui donc qui m’aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; 33et celui qui m’aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.

    Bible Crampon (1923).

    Ce qu'en disent les Pères

    Réunis par saint Thomas d'Aquin dans La Chaîne d'Or sur saint Matthieu, traduction de l'abbé Péronne (1868).

    Mt 10, 26-28

    Remi. A cette première consolation, le Sauveur en ajoute une autre qui n’est pas moins grande : « Ne les craignez donc pas », c’est-à-dire les persécuteurs. Et pourquoi ne doivent-ils pas les craindre ? « Parce qu’il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert ». - S. Jér. Comment donc alors les vices d’un si grand nombre demeurent-ils cachés pendant cette vie ? Notre-Seigneur veut parler ici du temps à venir. Lorsque le Seigneur jugera ce qui est caché dans le cœur des hommes (1Co 4,5), il portera la lumière dans les retraites les plus ténébreuses, et découvrira les plus secrètes pensées des cœurs. Tel est donc le sens de ces paroles : « Ne craignez ni la cruauté des persécuteurs, ni la rage des blasphémateurs, car viendra le jour du jugement qui mettra en évidence votre vertu et leur malice. - S. Hil. (can. 10 sur S. Matth). Il leur recommande donc de ne craindre ni les menaces, ni les outrages, ni la puissance des persécuteurs, parce que le jour du jugement dévoilera le néant et la faiblesse de leurs entreprises. - S. Chrys. (hom. 35). Ou bien encore, au premier abord, les paroles du Sauveur présentent un sens général ; toutefois, on ne doit les entendre que de ce qui précède, dans ce sens : « S’il vous est pénible d’être en butte aux outrages, pensez que vous ne tarderez pas à être délivrés de cette épreuve. Ils vous prodigueront les noms injurieux de devins, de magiciens et de séducteurs ; mais attendez un peu, et tous vous proclameront à l’envi les sauveurs de l’univers, alors que par vos œuvres vous en paraîtrez les bienfaiteurs, et les hommes cesseront de s’arrêter à leurs discours pour ne plus s’occuper que de la vérité des faits.

    Remi. Il en est qui prétendent que Notre-Seigneur promet ici à ses disciples de révéler par eux tous les mystères cachés qui demeuraient voilés sous la lettre de la loi ; ce qui faisait dire à l’Apôtre : « Lorsqu’ils seront convertis à Jésus-Christ, le voile sera levé » (2Co 3,16). Tel serait donc le sens de ces paroles : « Pourquoi craindriez-vous vos persécuteurs, vous dont la dignité est si grande, puisque Dieu vous a choisis pour dévoiler les mystères de la loi et des prophètes. S. Chrys. (hom. 35). Après les avoir délivrés de toute crainte, et les avoir rendus supérieurs aux opprobres, le moment est venu de leur parler de la liberté de la prédication ; c’est ce qu’il fait, en leur disant « Ce que je vous dis dans les ténèbres », etc. S. Hil. Nous ne lisons nulle part que le Seigneur eût pour habitude de discourir pendant la nuit, et d’enseigner sa doctrine dans les ténèbres ; si donc il s’exprime ainsi, c’est que tous ses discours sont ténèbres pour les hommes charnels, et que sa parole est comme la nuit pour les infidèles. Il faut donc prêcher ses divins enseignements avec toute la liberté de la foi et de la prédication. - Remi. Voici donc le sens de ces paroles : « Ce que je vous dis dans les ténèbres », c’est-à-dire au milieu des Juifs incrédules, « dites-le à la lumière », c’est-à-dire devant les fidèles ; et « ce que vous entendez à l’oreille », c’est-à-dire ce que je vous dis en secret, « prêchez-le sur les toits », c’est-à-dire en public et devant tout le monde. L’expression parler à l’oreille, dans le langage ordinaire, veut dire parler en secret.

    Rab. Ces paroles : « Prêchez sur les toits », sont une allusion à ce qui se fait dans la Palestine, où les toits servent d’habitation, parce qu’ils ne sont point terminés en pointe comme les nôtres, mais présentent une surface plane. Prêcher sur les toits, c’est donc prêcher publiquement, devant un grand nombre d’auditeurs. - La Glose. Ou bien encore : « Ce que je vous dis dans les ténèbres », c’est-à-dire pendant que vous êtes encore sujets à une crainte toute humaine ; « dites-le en plein jour », c’est-à-dire avec la confiance que donne la vérité lorsque l’Esprit vous aura inondé de sa lumière ; « et ce que l’on vous dit à l’oreille », c’est-à-dire ce que vous percevez par l’ouïe seule, « prêchez-le par les œuvres, tandis que vous habitez sur les toits », c’est-à-dire dans vos corps qui sont la demeure de vos âmes. - S. Jér. Ou bien encore : « Ce que je vous dis dans les ténèbres, prêchez-le en plein jour », c’est-à-dire, ce que je vous dis dans le mystère, prêchez-le à découvert ; « et ce que vous entendez à l’oreille, prêchez-le sur les toits », c’est-à-dire ce que je vous ai enseigné dans un endroit resserré de la Judée, annoncez-le sans crainte à toutes les villes du monde entier.

    S. Chrys. (hom. 35). Le Sauveur nous montre ici que c’est lui qui opère toutes ces œuvres par ses Apôtres, et de beaucoup plus grandes qu’il n’en a faites lui-même, comme il le dit ailleurs : « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes » (Jn 14,12), ce qui revient à dire : J’ai commencé par agir moi-même, mais c’est par vous que je veux accomplir ce qu’il y a de plus grand, paroles qui ne renferment pas seulement un commandement, mais une prédiction de l’avenir, et apprennent aux Apôtres qu’ils triompheront de tous les obstacles.

    S. Hil. Il faut donc répandre continuellement la connaissance de Dieu, et révéler par la lumière de la prédication le profond secret de la doctrine évangélique, sans craindre nullement ceux qui n’ont de puissance que sur nos corps, et n’en ont aucune sur nos âmes ; c’est pour cela que le Sauveur ajoute : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme. - S. Chrys. (hom. 35). Voyez comme il les rend supérieurs à tout, en leur persuadant de mépriser non seulement toute sollicitude, les calomnies, les périls, mais encore ce qu’il y a de plus terrible, la mort elle-même, et de tout sacrifier à la crainte de Dieu. « Craignez plutôt, ajoute-t-il, celui qui peut envoyer votre corps et votre âme dans l’enfer ».

    S. Jér. Le nom de géhenne ne se trouve pas dans les livres de l’ancienne loi, et c’est le Sauveur qui l’a employé le premier ; examinons à quelle occasion. Nous lisons en plusieurs endroits de l’Écriture (2Ch 24 1R 16) qu’il y avait une idole de Baal près de Jérusalem, au pied du mont Moria, là où coule la fontaine de Siloë. Cette vallée, qui forme une petite plaine, était arrosée de plusieurs ruisseaux, ombragée et pleine de charmes ; elle renfermait un bois consacré à cette idole. Le peuple d’Israël en était venu à cet excès de folie d’abandonner les parvis du temple pour venir immoler des victimes dans cette vallée, oublier au milieu de ses délices la sévérité de la vraie religion, et brûler ses enfants offerts comme victimes au démon. Ce lieu s’appelait Géhennon ou la vallée des fils d’Ennon. Ce nom se trouve souvent répété dans les livres des Rois, dans les Paralipomènes et dans Jérémie (2R 23,10 2Ch 16,3 Jos 15,8 Jr 7,31 Jr 19,2 Jr 19,6). Dieu y menace son peuple de remplir de cadavres ce lieu, qu’on n’appellera plus Tophet et Baal, mais Polyandrium, c’est-à-dire le tombeau des morts. Notre-Seigneur se sert donc de ce nom pour exprimer les supplices et les châtiments éternels qui attendent les pécheurs. - S. Aug. (Cité de Dieu, 13, 2). Ces supplices ne commenceront pour le corps et pour l’âme à la fois, que lorsque l’âme sera réunie au corps d’une union qui ne pourra plus être brisée. Et cependant cet état est justement appelé la mort de l’âme, parce qu’alors elle ne vivra plus de la vie de Dieu, et la mort du corps, parce que sous le coup de cette éternelle damnation, bien que l’homme conserve le sentiment, ce sentiment n’étant plus pour son cœur la source d’aucune douceur, d’aucun repos, mais un principe de douleur et de peine, cet état mérite d’être appelé bien plutôt un état de mort qu’un état de vie. - S. Chrys. (hom. 35). Remarquez encore qu’il ne leur promet pas de les affranchir de la mort, mais qu’il leur conseille de la mépriser, ce qui est bien plus grand que d’en être délivré, et que dans ce même discours il imprime dans leur âme la croyance de l’immortalité.

    Mt 10, 29-31

    S. Chrys. (hom. 35). Après avoir banni de leur âme la crainte de la mort, le Sauveur ne veut pas que ses Apôtres pussent se croire abandonnés s’ils venaient à succomber ; il ramène de nouveau son discours sur la providence de Dieu, et leur dit : « Est-ce que deux passereaux ne se vendent pas une obole ? Et cependant pas un ne tombe à terre sans la permission de votre Père ».

    S. Jér. Voici le sens de ces paroles : « Si de petits animaux ne périssent pas sans la permission de Dieu, si sa providence s’étend à toutes les créatures, et si celles d’entre elles qui sont sujettes à la mort ne peuvent périr sans la volonté de Dieu, vous dont la destinée est éternelle, devriez-vous craindre que la providence vous abandonne dans le cours de cette vie ?

    S. Hil. Dans le sens mystique, ce qui est vendu, c’est le corps et l’âme, et celui auquel on le vend, c’est le péché. Ceux qui vendent deux passereaux pour une obole sont ceux qui étaient nés pour prendre leur essor et s’élever jusqu’au ciel sur les ailes de la grâce (cf. Ps 124,7), et qui se vendent pour un misérable péché. Séduits par les voluptés de cette vie, et acquis par avance aux vanités du siècle, ils se prostituent tout entiers et se vendent à ce vil prix. Or, la volonté de Dieu c’est que l’une de ces deux substances s’élève par son essor au-dessus de l’autre ; mais une loi qui a également Dieu pour auteur veut que l’autre soit plus portée à tomber qu’à s’élever. De même que s’ils avaient pris leur vol ensemble, ils n’auraient fait qu’un, et que le corps serait ainsi devenu spirituel ; de même lorsqu’ils sont tous deux vendus au péché, l’âme devient terrestre et matérielle au milieu des souillures du vice, et les deux substances n’en font plus qu’une seule que les inclinations de la chair font tomber violemment à terre.

    S. Jér. Ces paroles : « Tous les cheveux de votre tête sont comptés », montrent l’immense providence de Dieu à l’égard des hommes, et sont une preuve de cet amour ineffable de notre Dieu pour lequel il n’y a rien de caché. - S. Hil. L’action de compter indique le soin que l’on prend d’une chose. - S. Chrys. (hom. 35). Si Notre-Seigneur s’exprime de la sorte, ce n’est pas que Dieu compte littéralement nos cheveux, mais il veut nous apprendre la connaissance parfaite que Dieu a de nos besoins, et l’étendue de sa providence pour y subvenir.

    S. Hil. Ceux qui nient la résurrection de la chair se moquent de l’interprétation de l’Église, comme si nous disions que les cheveux qui ont été comptés, et qui sont tombés sous les ciseaux, doivent ressusciter. Mais le Sauveur ne dit pas : « Tous vos cheveux seront conservés, mais « seront comptés ». Cette manière de parler prouve que Dieu connaît le nombre de nos cheveux, mais non pas qu’il les conservera tous. - S. Aug. (Cité de Dieu, liv. dern. chap. 19). On pourrait aussi faire cette question : Tous les cheveux qui ont été coupés, reviendront-ils, et s’ils doivent repousser, qui n’aurait horreur de cette difformité ? Mais dès lors que l’on comprend et que l’on admet en principe que le corps ne perdra rien de ce qui peut lui donner de la grâce et de la beauté, on doit comprendre également que ce qui serait de nature à produire une hideuse difformité viendra se joindre à la masse du corps et non pas aux membres dont la forme en serait défigurée. Ainsi, qu’un vase de terre soit réduit en poussière et qu’il soit ensuite rendu à sa première forme avec la même matière, il ne serait pas nécessaire que la partie d’argile qui formait l’anse fût rendue à l’anse elle-même, ou que ce qui en formait le fond revînt au même endroit, il faudrait seulement que le tout revînt dans le tout, c’est-à-dire la totalité de la matière dans la totalité du vase, et qu’ainsi aucune partie ne fût perdue. Si donc les cheveux coupés tant de fois devaient rendre la tête difforme, ils ne lui seront pas rendus ; car grâce à la mutabilité naturelle de la matière, ils prendront la forme de la chair pour occuper n’importe quel endroit du corps, suivant que l’exigera l’harmonie des parties qui le composent. On pourrait d’ailleurs entendre cette parole : « Pas un cheveu de votre tête ne périra » (Lc 21,18), non de la longueur, mais du nombre des cheveux ; comme paraissent l’indiquer ces paroles : « Les cheveux de votre tête sont comptés ». - S. Hil. (can. 10 sur S. Matth). En effet, il ne serait pas digne de Dieu de compter ce qui doit périr. Aussi, afin que nous sachions bien que rien de ce qui compose notre être ne doit périr, il nous assure que nos cheveux eux-mêmes ont été comptés. Nous n’avons donc à craindre aucun danger pour nos corps, et Notre Sauveur nous confirme dans cette assurance par les paroles qui suivent : « Ne craignez pas, vous valez plus que beaucoup de passereaux ». - S. Jér. Ces paroles rendent plus clair le sens de ce qui précède, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas craindre ceux qui ne peuvent que tuer le corps ; car si les plus petits animaux ne peuvent périr sans que Dieu le sache, combien moins l’homme que Dieu a revêtu de la sublime dignité d’apôtre ? - S. Hil. Ou bien, en leur disant qu’ils valent mieux qu’un grand nombre de passereaux, Notre-Seigneur montre qu’il préfère les fidèles qu’il a élus à la multitude des infidèles, parce que ceux-ci tombent sur la terre, tandis que ceux-là prennent leur vol vers les cieux.

    Remi. Dans le sens mystique, Jésus-Christ est la tête, les Apôtres sont les cheveux ; et c’est avec raison qu’il assure que ces cheveux ont été comptés, parce que les noms des saints sont écrits dans le ciel (Jr 17,13).

    Mt 10, 32-33

    S. Chrys. (hom. 35). Notre-Seigneur, en bannissant la crainte qui troublait l’âme de ses disciples, leur donne une nouvelle force par les paroles qui suivent. Non seulement il les délivre de toute crainte, mais il leur propose de plus grandes récompenses, et leur inspire ainsi le courage de prêcher hautement et librement la vérité : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai moi-même devant mon Père qui est dans les cieux ». - S. Hil. (can. 40 sur S. Matth). C’est la conclusion de ce qui précède, car une fois qu’on a puisé la force dans d’aussi sublimes enseignements, on doit confesser librement et avec constance le vrai Dieu. - Remi. C’est cette confession dont l’Apôtre a dit : « Il faut croire de cœur pour obtenir la justice, et confesser de bouche pour obtenir le salut » (Rm 10,10). Ainsi, ne pensez pas pouvoir être sauvé sans la confession des lèvres, car Notre-Seigneur ne dit pas seulement : « Celui qui m’aura confessé », mais il ajoute : « Devant les hommes », et encore : « Celui qui m’aura renoncé devant les hommes, je le renoncerai moi-même devant mon Père qui est dans les cieux ». - S. Hil. Il nous apprend par là qu’il nous rendra devant son Père le même témoignage que nous lui aurons rendu devant les hommes. - S. Chrys. (hom. 35). Remarquons ici que le châtiment comme la récompense sont supérieurs, l’un au mal, l’autre au bien. En effet, le Sauveur semble dire : Vous n’avez rien épargné les premiers, soit pour me confesser, soit pour me renoncer. Je n’épargnerai rien moi-même, et je serai magnifique dans la peine comme dans la récompense ; car c’est moi-même qui vous reconnaîtrai ou qui vous renoncerai. Si donc vous avez fait quelque bien sans en recevoir la récompense, ne vous en troublez pas, une récompense surabondante vous attend dans l’avenir. Si, au contraire, vous vous êtes rendu coupable sans en avoir été puni, ne vous laissez pas aller à un mépris insolent, car le châtiment vous est également réservé, à moins que vous ne changiez et que vous ne deveniez meilleurs.

    Rab. Nous ferons observer que les païens eux-mêmes ne peuvent nier l’existence d’un Dieu, mais qu’ils peuvent fort bien ne pas reconnaître l’existence d’un Dieu Père et Fils. Or, le Fils reconnaîtra quelqu’un devant son Père, soit en lui donnant accès auprès de lui, et en lui disant : « Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25,34). - Remi. Et il renoncera celui qui l’aura renoncé, en lui refusant tout accès auprès de Dieu le Père, et en le rejetant de la présence de sa divinité et de celle de son Père. - S. Chrys. (hom. 35). Il exige non seulement la foi intérieure de l’âme, mais encore la confession extérieure des lèvres, afin de nous inspirer une liberté plus grande pour la prédication et un amour plus fort pour lui, en nous rendant supérieurs à tout. Or, ce n’est pas seulement à ses Apôtres, mais à tous qu’il adresse cette recommandation, car il veut inspirer ce courage non seulement à ses Apôtres, mais encore à leurs disciples. Celui qui sera fidèle à ce commandement non seulement enseignera publiquement avec une sainte hardiesse, mais il portera facilement la persuasion dans les cœurs, car l’observation de ce précepte en a converti un grand nombre à la doctrine des Apôtres. - Rab. Ou bien on confesse Jésus par la foi, qui opère par l’amour, en accomplissant fidèlement ses commandements ; et on le renonce lors qu’on ne craint pas de transgresser ses préceptes.

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