Lettres et instructions aux religieux de sa congrégation du Saint Rédempteur · Alphonse de Liguori
Lettre V
Scola, 18 août 1755.
D. Giuseppc, je vois maintenant que plus vous allez, plus il y a de votre part mauvaise volonté d ’être à nous. Quand est-ce qu’on a jamais entendu dire qu'un fils doit renoncer à une vie plus parfaite, par déférence pour sa mère qui a plusieurs fils séculiers dans le même pays? Et pourquoi ? Parceque la mère ne veut pas demeurer avec ceux-ci. Si elle ne veut pas y demeurer, vous n ’êtes pas, vous, obligé de renoncer à un séjour où Dieu vous appelle à une vie plus parfaite, et où vous servirez Dieu dépouillé de tout, etc. Or sus, j<?ne veux plus m ’étendre en discours inutiles; je vois bien que désormais ce serait sans doute en pure perte, grâces à vous. Peut-être la fondation de Cajazzo, qui était déjà une chose arrêtée, n ’aura pas lieu. Nous ne voulons pas avoir les gens par force. Au moins parlez avec D. Gennaro Farnelli, à qui vous avez donné votre parole: mais ces paroles n ’obligent pas. Au moins laissez-vous gagner pour la mission qui aura lieu peut-être dans peu. Nous attendons la dernière invitation et incontinent je vous le ferai savoir. Ensuite, quant à votre indisposition, je vous ai fait recommander à Marie notre mère. Priez du moins pour nous. Vive Jésus, Marie, Joseph et Thérèse. Sachez cependant que si vous ne venez, vous déplairez à monseigneur; du reste faites ce que vous voudrez.
Source du texte : Bibliothèque Saint Libère
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