Lettres et allocutions (1909-1912) · Saint Pie X

    Lettres apostoliques du 28 mai 1910 pour le Crucifix du Pardon

    Gonceduniur indu/gentiœ plenariœ et partiales fidelibus qui missæ quotidianœ Lugduni pro pauperibus defunctis cura piæ Unionis « Crucifix a Venia » celebrandœ vel in spiritu se sistant

    PIUS PP. X Ad perpetuam rei memoriam.

    Indulgences plénières et partielles accordées aux fidèles gui assistent même seulement en esprit à la messe quotidienne célébrée à Lyon en faveur des pauvres défunts, par les soins de la pieuse Union du (« Crucifix du Pardon »)

    PIE X, PAPE Pour perpétuelle mémoire.

    Les œuvres de charité sont d'autant plus dignes d'être aidées par Nous qu'elles secourent des hommes opprimés par un sort plus dur et qu'elles ont pour but de soulager leurs âmes plutôt que leurs corps. Nous avons donc appris avec joie que dans l'église de la Vierge Mère de Dieu saluée par l'ange, de la ville de Lyon a été fondée une œuvre pieuse qui se propose principalement de venir en aide aux fidèles morts dans l'indigence et d'implorer chaque jour pour eux, par le Très Saint Sacrifice de la messe, les soulagements éternels.

    Or, comme Notre cher Fils le chanoine Joseph Lémann, directeur de la pieuse Association du Très-Saint-Rédempteur du Crucifix du Pardon, Nous a présenté d'humbles prières appuyées du suffrage du cardinalarchevêque de Lyon, afin que nous daignions enrichir cette œuvre des célestes trésors de l'Eglise, Nous avons jugé d'accéder à ces désirs, autant que nous le pouvons dans le Seigneur. C'est pourquoi, appuyé sur la miséricorde de Dieu tout-puissant et l'autorité de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul, à tous les fidèles du Christ qui auront assisté dévotement au Sacrifice offert dans ladite église, au jour quelconque de l'année qu'ils auront choisi, ou bien qui auront entendu quelque autre messe en tout autre lieu, avec même intention, et qui, vraiment repentants et confessés, et nourris de la sainte communion dans la célébration de la même messe, auront prié conformément à l'institution et à l'esprit de l'œuvre pieuse susdite, Nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur l'indulgence plénière et la rémission de tous leurs péchés, à gagner une fois chaque mois. En outre, aux mêmes fidèles qui, au moins contrits de cœur, auront assisté dévotement au Saint Sacrifice dans la même église, ou bien à toute autre messe en tout autre lieu, et qui pendant cette messe auront prié, comme il a été dit, Nous remettons ce jour-là, dans la forme ordinaire gardée par l'Eglise, sept ans et autant de quarantaines des pénitences à eux imposées ou dues par ailleurs de quelque manière que ce soit. Toutes ces indulgences, rémissions des péchés et des pénitences, Nous accordons qu'on puisse les appliquer par manière de suffrage aux âmes des fidèles retenues dans le Purgatoire.

    En outre, l'esprit et le but de l'œuvre pieuse susdite, c'est que le Très Saint Sacrifice de la messe, dont nous avons parlé, soit appliqué chaque jour de la semaine à l'expiation des fautes et des peines des fidèles défunts énumérés ci-après. Savoir : le lundi on offrira le Sacrifice d'expiation pour les prêtres qui ont quitté cette vie dans la pauvreté et dont les paroisses manquent de ce que l'on appelle le casuel; et aussi pour les religieux de l'un et de l'autre sexe qui, par suite de la persécution ou de l'exil, abandonnés de tous, auront vu leur dernier jour. Le mardi, pour les pauvres et les hommes destitués de toutes ressources qui meurent dans les villes. Le mercredi, pour les pauvres travailleurs des champs. Le jeudi, pour les soldats qui auront succombé, sans qu'on distingue les uns des autres, soit dans les combats, soit dans les camps, soit même dans les garnisons, ou qui auront péri dans quelque épidémie. Le vendredi, pour les malheureux marins et passagers qui auront exhalé leur dernier souffle de vie engloutis par les flots. Le samedi, pour les indigents qui seront morts à l'hôpital. Enfin, le dimanche, pour tous les hommes errants, dont la mort est ignorée et aussi pour ceux qui ont été tués dans quelque malheureux accident. Sans que rien de contraire puisse être opposé aux présentes Lettres, qui devront valoir à perpétuité.

    Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 38 mai 1910, de Notre Pontificat la septième année, R. card. MERRY DEL VAL, L. f. S. secrétaire d'Etat.

    I Semaine religieuse de Lyon, 15 juiil. 1910.]

    EPÌSTOLA

    ad moderatores et scriptores commentarli menstrui « Revue catholique des institutions et du Droit », ob Studium religionem œquitaiemque defendendi commendationis hortationisque causa.

    Source du texte : Bibliothèque Saint Libère

    Texte non relu : il vient de la numérisation d'une édition ancienne, des fautes de lecture peuvent subsister.

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