Fragments divers · Saint Jérôme
FRAGMENT DU COMMENTAIRE SUR L’ÉPITRE DE SAINT PAUL A TITE (1)
Jugement porté sur les Crétois et emprunté à Epimnénide. — Callimaque les accuse de mensonge parce qu’ils prétendaient posséder dans leur île le tombeau de Jupiter. — Accusations portées contre Paul parce qu’il avait cité un poète profane. — Saint Jérôme le justifie. — Le peuple juif condamné par Isaïe. — Inutilité de ses croyances . — Coquetterie des femmes de Corinthe. — Les Macédoniens sont charitables, mais disposés à l’oisiveté. — Nécessité du travail pour vivre.
En 386.
Voici ce que dit d’eux un prophète de leur nation : " Les Crétois sont toujours menteurs ; ce sont des bêtes méchantes, des ventres paresseux. Ce témoignage est véritable, c’est pourquoi reprenez-les avec force, afin qu’ils conservent la pureté de la foi sans s’arrêter à des fables judaïques et à des ordonnances faites par des hommes qui se détournent de la vérité. " A en juger par ces dernières paroles, il semble que cette phrase : " Voici ce que dit d’eux un prophète de leur nation, " n’ait trait à ceux dont il est. parlé plus haut en ces termes : " C’est surtout ceux qui suivent les dogmes de la circoncision qu’il faut réprimer ; il faut fermer la bouche à ces hommes qui pervertissent les familles, enseignant pour un gain sordide des doctrines hétérodoxes. " Viendraient ensuite ces mots : " Voici ce que dit d’eux un prophète de leur nation. " Mais comme dans aucun des prophètes juifs on ne rencontre ce vers, il doit, je pense, se rapporter à ceux dont il est dit plus haut : " Je vous ai laissé en Crète, afin que vous terminiez tout ce qui reste à régler. " Viennent ensuite ces mots : " Voici ce que dit d’eux (c’est-à-dire des Crétois) un prophète de leur nation. " Mais comme ces deux passages sont séparés l’un de l’autre par un assez grand nombre de phrases, et que notre explication peut paraître forcée, comme d’ailleurs il peut fort bien arriver que personne ne l’admette pour la faire concorder par une autre interprétation avec un passage plus voisin, il faut lire : " Il en est un grand nombre qui ne veulent pas se soumettre, qui s’occupent à conter des fables et à séduire les esprits simples, surtout ceux qui suivent le dogme de la circoncision. "
(1) Edition des Bénédictins, tome IV, page 419.
C’est ce grand nombre qui ne veut pas se soumettre, qui s’occupe à conter des fables, qu’il faut réprimer, ainsi que ceux qui suivent le dogme de la circoncision, qui pervertissent les familles, et qui, pour un gain sordide, enseignent des doctrines hétérodoxes. " Voici ce que dit d’eux un prophète de leur propre nation. "Ces paroles, "un prophète de leur propre nation, " ne s’appliquent pas spécialement aux Juifs et à ceux surtout qui suivent le dogme de la circoncision, mais au grand nombre de ceux qui ne veulent point se soumettre, qui s’occupent à conter des fables et à séduire les âmes. Cette espèce de prévaricateurs étant commune en Crète, on a pensé que l’apôtre voulait désigner les Crétois. Suivant certaines autorités, ce vers se trouverait dans les Oracles du poète crétois Epiménide ; soit que ce fût en plaisantant que l’apôtre, en parlant de ce dernier, l’ait qualifié de prophète, voulant dire que des chrétiens tels que des Crétois méritaient bien de pareils prophètes, prophètes semblables à ceux de Baal, à ceux de la confusion et des offenses, et aux autres faux prophètes dont parle l’Ecriture ; soit qu’écrivant sur les Oracles et sur leurs réponses, le poète crétois eût rencontré par hasard une vérité au milieu de tous les mensonges que ces oracles annoncent bien avant le temps assigné à leur réalisation. Enfin, son livre est intitulé livre des Oracles, et, comme le poète paraissait annoncer quelque chose ayant trait à un dieu, il parut curieux à l’Apôtre de feuilleter ce livre afin de connaître les prédictions des Gentils ; ce fut à cette époque qu’il cita ce vers, dans son épître à Tite qui était en Crète, afin de convaincre les faux docteurs de la Crète par le témoignage d’un docteur de leur propre nation.
Ce n’est point seulement dans cette épître que l’apôtre Paul en usa de la sorte, mais il en fit autant dans un grand nombre d’occasions ; expliquant au peuple les Actes des Apôtres dans l’aréopage des Athéniens , entre autres paroles, il prononça celles-ci : " Et comme quelques-uns de vos poètes ont dit : Nous sommes les enfants de Dieu même. " Cet hémistiche se trouve dans les phénomènes d’Aratus. Cicéron, Germanicus, César, et tout récemment Aviénus, ont traduit ce livre en latin, ainsi que beaucoup d’autres qu’il serait trop long de citer. Dans sa lettre aux Corinthiens, peuple façonné au beau langage d’Athènes, et dont le voisinage de cette ville avait épuré le goût. Paul cite un vers iambique, emprunté à la comédie de Ménandre : " Les mauvais entretiens corrompent les bonnes moeurs. " Doit-on s’étonner que, cédant à l’esprit de son siècle, il ait cité souvent les poètes profanes ? Ailleurs, et à l’occasion d’un changement qu’il avait cru devoir faire subir à l’inscription d’un autel, voici les paroles qu’il adresse aux Athéniens : " Me promenant au milieu des objets de votre culte, et examinant les statues de vos dieux, j’ai trouvé même un autel où était écrit : "Au Dieu inconnu ;" ce Dieu donc que vous adorez sans le connaître, est celui que je vous annonce. " Il faut avouer, en effet, que l’inscription trouvée sur cet autel n’était point conçue dans ces termes : " Au Dieu inconnu, " mais bien dans ceux-ci : " Aux dieux de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, aux dieux inconnus et étrangers. Mais comme l’admission de plusieurs dieux inconnus n’entrait pas dans les vues de Paul, mais bien l’admission d’un seul, il modifia les termes de l’inscription, afin de pouvoir persuader aux Athéniens que le Dieu signalé sur cet autel n’était autre que le sien, et que, désormais convaincus de cette vérité, ils devaient honorer, à bien plus forte raison, un Dieu connu qu’ils avaient honoré comme inconnu, mais qu’ils ne pouvaient plus méconnaître à l’avenir. Paul n’avait que rarement recours à ce moyen, et c’était moins par ostentation que par un discernement plein de réserve, qu’à l’exemple des abeilles qui composent leur miel et bâtissent leurs cellules du suc de différentes fleurs, il agissait ainsi. Le vers que nous commentons aurait été, selon quelques-uns, emprunté à Callimaque, poète de Cyrène, et à quelques égards ce n’est point une erreur. Ce poète, dans un chant en l’honneur de Jupiter, s’élevant contre les Crétois qui se faisaient gloire de montrer dans leur île le tombeau de ce Dieu, s’exprime en ces termes : " Ils seront toujours d’insignes menteurs ces Crétois qui, par un mensonge sacrilège, ont élevé à Jupiter un tombeau, et prétendent que c’est le sien. " Du reste, comme nous l’avons dit plus haut, le vers, dans son intégrité, a été emprunté par l’Apôtre au poète Epiménide. Quant à Callimaque, il n’employa dans son poème que les premiers mots de ce même vers. Ou bien (631) peut-être est-ce un proverbe usité qui accusait les Crétois de mensonge, et qui aura été mis en vers par Epiménide et par Callimaque, d’où il résulterait que ce dernier n’a rien dérobé à l’autre. Quelques rigoristes blâment l’Apôtre de s’être permis ces citations, et d’avoir, tout en argumentant contre de faux docteurs, sanctionné ce vers qui prouve la mauvaise foi des Crétois par la prétention qu’ils affectent de posséder ce tombeau de Jupiter ; car, disent les mêmes rigoristes, si Epiménide ou Callimaque s’appuie sur ce fait pour accuser les Crétois de mensonge, pour les traiter de bêtes méchantes, de ventres paresseux, parce qu’ils ne respectent point les croyances du paganisme, et qu’ils prétendent faussement que Jupiter, qui règne dans le ciel, est enseveli dans leur île, l’accusation de ces poètes étant sanctionnée d’ailleurs par l’adhésion de l’Apôtre, il s’ensuit que Jupiter n’est point mort, et qu’il existe toujours. Ainsi Paul, le destructeur de l’idolâtrie, en même temps qu’il argumente contre les faux docteurs, Paul, avec une maladresse impardonnable, ne met point en doute l’existence des dieux contre lesquels il s’élève. Nous répondrons en peu de mots à ces arguments, par ce que Paul a dit d’après Ménandre : " Les mauvais entretiens corrompent les bonnes moeurs ; " et ailleurs, d’après Aratus : " Car nous sommes les enfants de Dieu même. S’ensuit-il qu’il approuve toute la comédie de Ménandre et le livre entier d’Aratus ? mais il se saisit de l’à-propos de cette citation. De même dans l’autre exemple, il ne suit pas de l’approbation donnée à un seul sers que cette approbation doive s’étendre à chacun des écrits de Callimaque et d’Epiménide, dont l’un chante les louanges de Jupiter et dont l’autre traite des oracles. L’Apôtre a voulu reprocher aux Crétois le mensonge comme un vice. qui leur était propre, non point, assurément, à cause des impiétés dont les accuse le poète, mais à cause de leur goût inné pour le mensonge ; et c’est pour cette raison qu’il les confond par une citation empruntée à un de leurs auteurs. Quant à ceux qui pensent que l’emprunt fait à un auteur vous met dans la nécessité de suivre aveuglément cet auteur, ils devraient, pour être conséquents, admettre parmi les saintes Ecritures le livre apocryphe d’Enoch, dont Judes, l’apôtre, a cité un passage dans une de ses lettres, et tous les livres dont l’Apôtre a emprunté des fragments dans son traité sur les choses cachées. Et en argumentant de la même manière, de ce que Paul, chez les Athéniens, avoue qu’il honore le Dieu inconnu dont le nom avait été gravé par eux sur la pierre d’un autel, s’ensuit-il que l’Apôtre dût approuver tout ce que contenait l’inscription ? et devait-il faire tout ce que faisaient les Athéniens, parce qu’il se conformait à leurs croyances en ce point, c’est-à-dire en adorant le Dieu inconnu, non toutefois sans restriction !
Loin de moi l’idée de dénigrer les beautés de fonds et l’élégance des auteurs classiques. Il n’est pas, en effet, de sicaire si féroce, de parricide si endurci, d’empoisonneur si impitoyable, qui n’ait fait par hasard dans sa vie quelques bonnes actions. Si donc à la vue d’une bonne action exercée par de tels hommes, il m’arrive d’applaudir, serai-je mis dans la nécessité d’approuver tous les crimes qu’ils auront commis d’ailleurs ? Un ennemi qui s’emporte contre nous, et qui nous invective, ne peut-il, au milieu des injures dictées par la colère et par la violence, nous dire quelques bonnes vérités ? Ce n’est donc que dans une certaine mesure qu’il nous est permis, à nous qu’il invective, de le blâmer. Ainsi Callimaque et Epiménide ont été dans l’erreur quand ils ont dit que Jupiter était un dieu, et. quand ils ont fini par affirmer que les Crétois étaient des menteurs, pour telle raison ; mais ils ont été dans le vrai quand ils ont dit que le mensonge était un vice inné chez les Crétois-, ainsi, et en raisonnant de la même manière, de ce que les Crétois sont menteurs par nature, il ne s’ensuit nullement qu’ils ne disent pas parfois la vérité. Et puis, quand les Crétois diraient la vérité relativement au tombeau, Jupiter n’en serait pas moins un dieu dans l’esprit des païens ; mais quand même les Crétois se tairaient à cet égard, celui qui a été soumis à la mort ne devrait pas davantage recevoir le titre de Dieu.
Enfin pour qu’on sache bien que l’Apôtre n’a rien avancé légèrement et au hasard , comme voudraient le faire croire ses détracteurs, mais que tout ce qu’il a dit a été pesé et mûrement réfléchi, et qu’en faisant des reproches aux Crétois, il a bien eu soin de se prémunir contre toute espèce d’attaque ; par les (632) termes mêmes dont il se sert, " ce témoignage est véritable, " dit-il ; ce n’est donc point tout le passage d’où ce vers est tiré, ce n’est donc point l’ouvrage entier qu’il sanctionne ; mais seulement ce témoignage, mais seulement le petit vers d’où se déduit la preuve du vice particulier aux Crétois. D’où il suit, que celui qui n’a approuvé qu’un seul passage d’un poème est présumé, par cela même, avoir rejeté le reste. Dans nos commentaires sur la lettre de Paul aux Galates, nous verrons pourquoi les Crétois sont accusés d’être menteurs, les Galates d’être insensés, les Israélites d’avoir la tête dure, chaque province d’avoir son vice distinctif. Ne pouvant rien dire de plus à l’appui de notre opinion, nous nous contenterons des arguments précédents. " C’est pourquoi reprenez-les avec force, dit-il, car ce sont des menteurs, des bêtes méchantes et des ventres paresseux, " c’est-à-dire. ils se plaisent à répandre le mensonge, et, à l’instar des sophistes, ces bêtes méchantes ont soif du sang ; et quoique ne travaillant pas en silence, selon les préceptes, ils mangent leur pain ; leur dieu, c’est leur ventre ; ils placent leur gloire dans leur confusion ; reprenez-les donc afin qu’ils conservent la pureté de la foi.
Dans les versets suivants l’Apôtre dit quelque chose de cette pureté de foi : " Que les vieillards soient sobres, prudents, chastes, purs dans la foi, dans la charité et dans la patience ; " de même qu’il a dit " la pureté de la foi, " il a dit "la pureté de la doctrine. " "Un temps viendra, " dit-il, " où les saines doctrines recevront un échec. " Il existe aussi des paroles pures , c’est d’elles que parle l’Apôtre dans sa première lettre à Timothée Si quelqu’un enseigne autre chose et ne se rend point aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, etc., etc. " Il dit encore dans sa seconde lettre : " Guidez-vous sur les saines paroles que vous avez entendues de moi. " Qu’ils atteignent des (Crétois) donc à cette pureté de foi, de doctrines et de paroles, sans s’arrêter à des fables judaïques et aux ordonnances de ceux qui les détournent de la vérité. Faisons pour un instant cette concession aux Juifs ; écoutons patiemment les folies de ceux de leurs docteurs qu’ils qualifient de sages, et alors nous comprendrons la futilité de ces fables judaïques qui n’ont pas pour appui l’autorité de l’Écriture, et qui sont dépourvues de raison ; nous comprendrons l’erreur d’un peuple qui invente des choses si absurdes, et dont parle ainsi le prophète Isaïe : " Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi : il m’honore sans discernement, ne suivant que les doctrines et les commandements des hommes. " Notre Sauveur, dans l’Évangile, confirme ce jugement et accuse aussi les Juifs de s’être soumis, moins à la loi de Dieu qu’aux commandements des hommes ; car Dieu dit : " Honore ton père et ta mère ; " et les Juifs ont tronqué ces paroles, en disant : " Quiconque aura dit à son père et à sa mère : Toute faveur vient de moi, celui-là t’aura trahi, et il n’honorera pas comme il convient son père et sa mère. " Celui qui, après l’arrivée du Messie, demeure dans la mauvaise voie, quoiqu’il ne soit pas circoncis, n’en est pas moins censé adhérer aux fables des Juifs et obéir aux commandements des hommes.
Ce n’est point celui qui se montre juif ouvertement qui est le plus dangereux, mais celui qui l’est en secret et qui n’est point circoncis dans la chair, mais dans l’esprit. Celui qui ne fait point la Pâque avec les pains de sincérité et de vérité, pour purger son âme de tout ancien serment de malice et de méchanceté, celui-là professe le mensonge et en suit les ténèbres au lieu de suivre la lumière de la vérité. Celui qui ne s’élève pas avec le Christ, et qui, ne cherchant pas ce qui est en haut, mais ce qui est en bas, dit : " Tu ne toucheras pas, tu ne goûteras pas, tu ne t’attacheras pas aux choses corrompues, " suit, en ce qui le concerne, les préceptes et les doctrines des hommes et ne se conduit pas selon les principes d’une saine justice et selon les bons préceptes. C’est là où est la vérité et la loi spirituelle que sont aussi les saines justifications et les bons préceptes ! Celui qui s’y conformera vivra en eux, à savoir " que ce n’est pas pour vous que vous devez être sage ; " et dans le passage suivant : " Car, en vertu de la grâce qui m’a été accordée, je dis à tous ceux qui sont parmi vous : Ne prétendez pas être sage plus qu’il ne convient, mais soyez sages avec mesure ; " et plus manifestement encore par ces derniers mots : " Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent, partagez vos peines et vos joies mutuelles, ne (633) prétendez point à une trop haute sagesse, mais sympathisez avec les humbles ; ne prenez pas envers vous-même des précautions trop minutieuses. " Il reprend les Corinthiens de ce que leurs femmes vont la tête nue, qu’elles parfument leurs cheveux et se rendent en négligé dans les églises ; il les reprend eux-mêmes de ce que, enflés d’une sagesse mondaine, ils refusent de croire à la résurrection de la chair. Pour quiconque a vu l’Achaïe, il reste prouvé que tous ces reproches sont encore applicables en partie. Les Macédoniens sont cités pour leur charité, leurs vertus hospitalières et leur empressement à rendre service à leurs frères ; aussi leur écrit-il : " Quant à la charité fraternelle vous n’avez pas besoin que je vous en écrive, puisque vous-mêmes avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres ; aussi le faites-vous à l’égard de tous nos frères qui sont dans la Macédoine. "
Il leur reproche d’ailleurs de se promener sans rien faire autour de leurs maisons, et d’attendre, pour y prendre part, les repas de leurs voisins, tout en cherchant à se rendre mutuellement service et en courant de tous les côtés. Il leur reproche en outre de rapporter ce qui se passe chez les autres. Le passage suivant en est la preuve : " Cependant nous vous conjurons, mes frères, d’avancer de plus en plus dans cet amour, de vous appliquer à vivre en paix, de vous occuper tous de ce que vous avez à faire, de travailler de vos propres mains, comme nous vous l’avons ordonné, afin de vous conduire avec honneur envers les étrangers, et de ne rien désirer de ce qui appartient aux autres. "
Pour qu’il ne vienne à l’idée de personne que ces représentations lui aient été dictées plutôt par les devoirs de son ministère que par le désir de corriger un vice national, dans une seconde épître voici les reproches et les représentations qu’il leur adresse : " Lorsque nous étions au milieu de vous, nous vous déclarions que celui qui ne veut pas travailler ne doit pas manger ; or, nous avons appris qu’il en est parmi vous qui se promènent continuellement sans rien faire et qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Nous ordonnons à ceux-là, et nous les conjurons par notre Seigneur Jésus-Christ, de manger leur pain en travaillant en silence.
Source du texte : Biblia Clerus